Ys Partie 1 : Les racines   PAR Haganeren 






Ys


Dans les temps ancien existait le roi Gradlon, souverain de la Cornouaille.
Il s'agissait d'un stratège hors pair gagnant bataille sur bataille contre ses ennemis, amassant les richesses en pillant les vaincus comme c'était de coutume à l'époque.
Fatigués de ces combats incessants, ses marins un jour refusèrent de continuer une bataille. Alors, le roi les laissera repartir au pays et il resta seul dans le Nord. A ce moment, une femme rousse l'aborda, il s'agissait de Malgven, la Reine du Nord qui lui fit : "Je te connais, tu es courageux et adroit à l'épée. Mon mari est vieux, alcoolique et son épée est rouillée. Tuons-le ensemble! Ensuite, tu m'emmèneras dans ton pays de Cornouaille".
Aussi simplement que si on lui avait demandé d'ouvrir une boite de confiture, le roi Gradlon alla tuer le roi du Nord puis enfourcha Morvarc'h, le cheval magique de Malgven crachant du feu par les naseaux et capable de galoper sur les flots, avec sa femme.
Ils rattrapèrent le reste de la flotte de Gradlon et vécurent longtemps en mer, le roi et sa nouvelle reine. Si bien qu'ils donnèrent naissance à une fille, Dahut. La Reine demanda alors au roi si il chérissait sa fille, celui-ci répondit : "Je la chéris déjà comme je te chéris". Alors Malgven annonça que le visage de Dahut aurait et à jamais l'apparence du sien pour qu'il ne l'oublie pas, car le moment était venu pour elle de repartir dans son propre monde. Le roi, dans une magnificence exemplaire, répondit "ok".
Il y'a plusieurs versions de l'histoire, toujours est-il que le roi revint en Cornouaille sans la mère mais avec la fille.

Cette dernière, sans doute parce qu'elle était née sur un bateau, était fascinée par la mer. Elle demanda alors à son père de lui bâtir une cité marine. Le père étant bonne pâte, la petite pourrie gâtée, ainsi fut créée la ville d'Ys sur le fond de la baie de Douarnenez. Une haute, très haute digue empêchait l'eau de pénétrer dans la cité et seule une porte en bronze dont l'unique clef était en permanence sur le roi permettait d'entrer ou de sortir de la ville.

Ys était alors l'une des plus belles et impressionnantes villes du monde connue mais, rapidement, devint la proie du péché sous l'influence de Dahut.
Celle-ci se complaisait en effet à organiser des orgies où elle avait pour habitude de tuer ses amants une fois le matin venu. Une façon comme une autre d'éviter d'assommantes discussions à chaque séparation mais, allez savoir pourquoi, cela ne plut pas à Dieu qui décida alors de la punir.

Un chevalier vêtu de rouge fit son apparition à Ys. (Tiens, cheveux rouges...) Dahut lui demanda alors de venir auprès d'elle, ce qu'il accepta. Durant la nuit, une tempête éclata violemment mais cela n'effrayait en rien Dahut qui fit au chevalier "Que la tempête rugisse, les portes de la ville sont solides et c'est le Roi Gradlon mon père qui en possède l'unique clef attachée à son cou!". Son amant d'un soir lui répondit alors "Ton père le roi dort, tu peux maintenant facilement t'emparer de cette clef". Prise alors par on ne sait quelle impulsion, Dahut vola la clef et la donna au chevalier, qui n'était autre que Satan (qui cachait vachement bien son jeu...). Le diable lui-même ouvrit les portes de la ville... Ou poussa Dahut à le faire elle-même.

Toujours est il qu'une vague aussi haute qu'une montagne se forma dès l'ouverture des portes via un système et des lois physiques encore inconnues et s'abattit violemment sur Ys, l'engloutissant d'un coup.
Le roi et sa fille montèrent sur Morvarc'h pour s'échapper et un ange Saint Guénolé apparut pour ordonner à Gradlon : "Repousse le démon assis derrière toi !" Gradlon refusa d'abord, mais il finit par accepter et poussa sa très chère fille à la mer.
Cette dernière tomba à l'eau et devint sirène... Pas une sirène chimérique mais une sirène à l'apparence tout à fait humaine... Tout aussi dangereuse si on en juge son casier judiciaire ceci dit.

Gradlon regagna alors Quimper la mort dans l'âme et l'instaura comme nouvelle capitale. Une statue de ce noble roi fut faite et existe encore aujourd'hui dans la cathédrale Saint Corentin de cette ville.


La morale de cette histoire sera : Contre le chagrin d'avoir perdu sa femme et noyé sa fille, faites des statues!


On dit que les célèbres cloches de la ville d'Ys peuvent être encore être entendues en mer par temps calme.
Une autre légende raconte que lorsque Paris sera englouti, Ys ressurgira, l'équipe de foot n'en sera que meilleure!

Cette série de jeux vidéo n'a absolument RIEN À VOIR avec cette histoire.
(Ou alors faut que ce soit vraiment tiré par les cheveux, j'ai trouvé des liens marrants entre Ys II et la légende originale... Sans doute seulement dû à ma fertile imagination mais bon, tant que il y'a moyen de rigoler...)


YS
(Cette fois sans rigoler)



Ys, l'une des séries phare de Falcom, doit être à la fois l'une des séries de jeux vidéo les plus connues et les plus méconnues!
La faute à des localisations inexistantes et une grande distribution sur énormément de consoles existantes.
Aujourd'hui, la plupart des épisodes sont traduits en anglais, une bonne raison de connaître cette étonnante série de Falcom.
Vous pourriez vous demander, pourquoi Ys? Et bien, parce qu'il s'agit d'une série avec des épisodes aux genres variés (peu d'épisodes ressemblent réellement à un autre) avec souvent d'excellentes musiques, des gameplays et level designs s'améliorant au fil des années pour offrir toujours des expériences plus agréables.
Reste que Ys, c'est du classique surclassique overclassique définissant à lui tout seul le classicisme. Si vous venez voir des ambiances originales, autant arrêter de lire dès à présent.
Si vous recherchez des A RPG très agréables à jouer avec une bonne petite ambiance et très accrocheurs... Là, on peut plus s'arranger.

Ancient Ys I & II Vanished Omen
Captain Falcom au pays des remakes


Vite! Accrochons le lecteur avec un magnifique artwork poster tape à l'œil!



Peut-être représentant du RPG ayant subi le plus de remakes au travers des âges (j'en dénombre 14 de tête!), Ys I est un jeu qui revient périodiquement. Le jeu raconte l'histoire d'un ancien pays, Ys, prospère et heureux (sans orgie, sans péché, c'est un jeu tout public hein...) qui disparut sans laisser de trace il y' a de cela sept années.
Un pays entier qui disparaît, comme ça, sans laisser de trace? Et bien oui, c'est comme ça, alors en tant qu'aventurier random aux cheveux rouges, vous, Adol, devez voir ce qui se trame derrière cet étrange incident pour la raison que... Vous aimez bien l'aventure.
A peine débarqué dans la cité de Minea, sur le continent Esteria que notre guerrier-qui-aimait-bien-l'aventure fait la rencontre (d'une façon différente selon les versions du jeu) avec la diseuse de bonne aventure Sara qui lui demande d'aller chercher les 6 livres de Ys racontant l'histoire de cette civilisation.

Si l'histoire n'est pas d'une surpuissance scénaristique aveuglante, elle a le mérite non seulement d'exister mais en plus d'être assez amusante à suivre. De plus, rappelons que les premières versions du jeu furent sorties sur MSX, PC88, DOS, Famicom et Master System en 1987 au Japon.
Soit la même année que The Legend of Zelda... Et tout le monde connait l'avérée surpuissance scénaristique de ce dernier...
La différence fondamentale étant que Ys possède des rebondissements et une histoire qui se suit... Au lieu d'être simplement lâché dans la nature à chercher 6 bouquins.

En ce qui concerne la localisation, nous autres européens avons eu le droit à Ys I sur Master System et... C'est tout.
Autant dire que si si peu de personnes connaissent la série en dehors du récent épisode PS2, c'est tout à fait normal! Notons que les teams françaises de traduction ont traduit les Ys Famicom il y'a peu de temps. [Update 2013] Depuis l'heure où ce dossier a été rédigé, il convient de préciser que beaucoup plus d’européen connaissent à présent la série grâce aux efforts de XSEED et Ghostlight pour les sorties de Ys sur PSP et Steam.


Ouais, les seuls Ys traduits en français!


Oui, 1987 frappa d'un courroux surpuissant de Ys I sur bien des plateformes. Notez que certaines versions comme la Master System se sont amusées à tourner certaines zones de donjon horizontalement... Pour le plaisir... La version Famicom étant l'une des plus drôles puisqu'elle proposerait des environnements inédits et même une partie du combat final supplémentaire! (J'aurais été curieux de voir ça... Mais impossible de trouver quoi que ce soit sur cette version en particulier sur YouTube... Dommage). Enfin, notons pour la petite histoire que la version MSX proposa quelques musiques totalement inédites. Ouais, juste pour se distinguer, comme ça, pour le délire.

Et en 1988 suivit Ys II, bien moins porté que son ainée ceci dit (10 versions seulement...) dont l'histoire se déroule tout juste après les évènements du premier opus.
Aujourd'hui, bien des fans considèrent que Ys I n'est qu'une introduction à Ys II tant ce dernier est bien plus abouti en terme de gameplay comme en terme de scénario. Nous développerons ces points plus loin.


Quelque soient les versions, nous sommes toujours à des périodes où c'est plutôt vilain!


1 an à peine après ces versions primitives du soft sortit ce qui fit la réelle renommée de la série : Ys Book 1 & 2 sur PC Engine CD! Les développeurs ont déjà eu une grande grande idée en rassemblant les deux épisodes de manière à former un seul jeu. (Et ils pouvait! Tant les deux étaient liés!) Une refonte totale s'imposait et le jeu est maintenant bien plus agréable à regarder sans atteindre de hauts sommets graphiques. La PC Engine restant une 8 bits...

Ce qui en imposait tout de même dans cette console fut le support CD.
Il est assez incroyable de voir un jeu graphiquement équivalent à du début SNES en plus "propre", avoir des musiques d'une telle puissance sonore, d'une telle qualité! Ah ça! La bande son de Ys a pu enfin exploser à ce moment. Si elle avait été remarquée auparavant, ici, elle fut adorée! Dès la première sortie sur la plaine, on voit quel était l'avantage que pouvait procurer le format CD à un jeu 8 bits, ça oui! Il est aussi tout aussi amusant de voir un jeu de cette qualité graphique, avec ce old school contenir des VOIX, oui oui, en 1989! Soulignant les moments importants! Vous me direz que le jeu d'acteur était pas brillant. Certes certes, mais vous êtes des enfants gâtés et à l'époque ça leur suffisait, d'abord! De mon temps, les jeunes n'étaient pas aussi difficiles! Saperlipopette.... Hum...
Le jeu étant sorti en anglais, des doubleurs anglais furent dépêchés et la traduction fut intégrale. Oui, cela devait vraiment être assez inhabituel à l'époque!


Sans doute l'une des versions les plus connus du soft... On se rapproche...


Si vous deviez vous mettre à Ys I&II, cette version PC Engine CD est à entrer dans le podium, des éléments scénaristiques ont été ajoutés et tout est là pour rendre le jeu plus intéressant, plus distrayant et accrocheur... Cependant, il ne s'agit toujours pas de la version que je conseillerais. La version superior par excellence comme on aime à le dire.
Oui, la plus grande reconversion de ce jeu fut certainement, sauf si vous aimez les ambiances épurées à la PC Engine CD (Eh! Ca se peut!), La version PC.


Et bien c'était une longue introduction
Ys I & II Eternal/Complete


Tant qu'il y'a de l'artwork, y'a de l'espoir


Dans les faits, il y'eut deux versions de Ys I&II sur PC : Eternal et Complete, ayant quelques différences sans grande importance. Dans l'absolue, seule la version Complete, la dernière, souvent considérée comme la plus aboutie, à été traduite en anglais... Tant mieux, non?

Un monde féérique

Parce qu'il y'a des gros arbres millénaires et des civilisations enfouies ainsi que des créatures fantastiques, Ys possède un monde "féérique". (Retenez ce mot) Dans l'absolu, le monde de Ys n'est pas spécialement original et respire le classicisme mais au moins, c'est beau!


Ah bah voilà!


Oui, la version PC arrange de façon drastique les graphismes et le jeu de façon générale pour nous offrir une version hyper supra ultra de luxe. Toute a été remis au goût du jour de manière à ce que votre copain/petit frère/ami ne vous fasse pas "Oh mais c'est quoi ce vieux jeu de Game Boy tout pourri?" en regardant par dessus votre épaule. Ouf... (Pas que j'ai quoique ce soit contre les jeux GameBoy...)
Le jeu se permet même de rajouter encore de nouveaux passages scénaristique et on finit par obtenir quelques chose de vraiment accrocheur à suivre. Les musiques ont aussi eu a un lifting... Les deux versions PC Engine et PC étant toutes deux différentes et très appréciable à mon sens.

Bump party!

Je vous parle des versions, du scénario, des musiques, des graphismes depuis tout à l'heure mais je gardais un point sous cape : le gameplay. Il est euh, à la fois old school et très particulier. Il m'a été assez dérangeant au début de voir qu'il n'y a pas la moindre touche action pour faire valdinguer l'épée. A la place, pour abattre les ennemis, il faut leur... Foncer dessus.
Pas en pleine face, vous perdrez de la vie et l'ennemi un peu aussi. Non, attaquez de face mais légèrement sur le flanc de l'ennemi pour infliger de gros dégâts! De coté et de derrière, ça marche bien aussi, mais les ennemis sont généralement pas aussi bêtes...
Vous-même, ne présentez jamais vos flancs et votre dos sous peine de subir de lourds dommages!


Merci Hardcore Gaming pour cette image permettant de voir de manière ludique le gameplay de Ys
Retenez droit devant : Pas cool >(
Un peu sur le coté : Cool Smile


Bien des personnes considèrent que ce système dont la simplicité et l'archaïsme sidèrent est ridicule, ou tout simplement inintéressant au possible. Personnellement, j'apprécie le simple fait de pouvoir monter de niveau ou faire un boss avec une main seulement abandonnant l'autre pour me gratter le ventre ou me tenir la tête... Ben quoi? Avouez que c'est pas souvent!


Vas-y Adol! Saute par-dessus les flammes, maintient-le contre le mur et achève-le!
Ah... Tu sais pas sauter... Ah... Tu sais pas faire autre chose que donner un petit coup d'épée... Bon, on va faire avec...


Un point particulier du gameplay qui se doit d'être souligné entre les versions PC Engine et PC, c'est le fait que dans cette première version, Adol passait limite à travers les ennemis. Si il se cogne à un mur avec un ennemi, il risque de se prendre des dégâts car l'ennemi est "sur" lui.


Là par exemple, je morfle...


Alors que dans la version PC, au contraire, les ennemis ont une certaine consistance et il est tout à fait possible voire recommandé de les coincer sur un mur pour les abattre sans qu'ils puissent rien faire! Devant cet avantage non négligeable, j'ai l'impression que les ennemis tapent plus fort en compensation, ce qui assure une difficulté ni trop simple, ni trop dure.


Lorsqu'il est pris comme ça, l'ennemi ne le sait pas encore, mais au fait, il est déjà mort...


En bref, ce gameplay a l'avantage de permettre un leveling facile et finalement peu contraignant. Les niveaux ont aussi un effet assez exagéré durant le jeu. En passant juste un niveau, un boss passe du stade "impossible" à "possible à battre". En prenant un niveau supplémentaire, le même boss passe du stade "possible" à "super facile". J'exagère à peine!

A l'article des bizarreries, Ys I doit avoir comme niveau maximum le niveau 10, un niveau que l'on atteint bien avant la fin du jeu. Il pourra donc vous arriver d'avoir des difficultés contre les boss tout en étant au niveau maximum, ce qui procure un sentiment pour le moins inhabituel. (Généralement, c'est les équipements et les accessoires qui font la différence)

Ys II à l'inverse propose un plus grand nombre de niveaux à atteindre (45 de tête... Ca reste particulier), une courbe de progression en général plus maitrisée et surtout, l'apparition de puissantes magies parfois très originales dont la plus célèbre est sans doute la bouboule de flamme permettant des combats contre des boss plus variés à mon sens. La jauge de magie baissant très doucement et un temps de recharge étant nécessaire si vous tirez trop de coups à la fois.

De façon générale, les boss sont toujours des passages amusants allant du boss allant au contact à celui tirant quantité de projectiles en se planquant au loin jusqu'à des boss un peu plus burlesques. Si un boss vous bloque vraiment, c'est surement parce que dans le donjon que vous visitez, une nouvelle épée est disponible, le jeu ayant en effet une progression assez particulière. (Si un boss vous bloque VRAIMENT dans Ys I, cherchez pas, vous avez loupé un truc typiquement...)


Y'a des boss on croirait voir un shmup...



Y'a des boss ils sont tellement nazes que pour les battre, il faut jouer à "qui verra sa vie descendre moins vite que l'autre"...


Damned, où que je vais?

Si le jeu n'est pas spécialement libre, le gros défaut de Ys restera toujours à mon sens ce moment particulier où vous êtes un peu laissé sans savoir vraiment quoi faire et sans grand indice là dessus non plus... Un point assez agaçant qui a d'ailleurs empiré dans Ys II avec la grandeur des maps.


Oui, ben quoi? Alors? Qu'est-ce qu'on doit faire? Ô_Ô


La progression se fait de toute façon assez étrangement... Les donjons du jeu ne contenant pas la moindre énigme, leur level design est à la mode "labyrinthe". Se retrouver là-dedans sera votre principale activité (pas bien dure par ailleurs...). Attention de bien tout visiter cependant, le moindre coffre étant généralement d'une importance capitale. Il est fort rare de trouver des potions et de l'argent à l'intérieur. Par contre, vous risquez d'y trouver des objets clés importants pour avancer dans la quête.

Une potion serait par ailleurs assez inutile. Il y a un objet soignant : l'herbe, mais il est rare que l'on s'en serve puisqu'il y'a moyen de récupérer de la vie simplement en restant à ne rien faire!
Oui, c'est assez particulier mais à l'extérieur des donjons et même à certains endroits dans les donjons, il est tout à fait possible de regagner de la vie petit à petit juste en restant statique jusqu'à être totalement guéri. Un objet que l'on obtient à la suite permet de faire cela même en plein donjon! Un autre point très "inhabituel" donc...


Valait mieux pas le louper celui-là!
Enfin, vous savez pas encore à quoi ça sert, mais ça sert surement!


Enfin, que ceux qui me disent "Euh... Il dure longtemps ton jeu?" se rassurent! Le premier opus doit se boucler en 7 petites heures (En une grosse soirée il est fini), le second en un peu plus. Autant dire qu'il s'agit vraiment du jeu idéal pour se détendre entre deux RPG énormes de 100 heures de jeu.
J'ai tellement aimé que j'ai même enchainé les suivants et que je me suis même décidé à écrire un article! C'est dire!

Un univers enchanteur

Qu'est-ce qui a bien pu plaire dans un jeu aussi classique? Bien sûr, le scénario était bien plus développé que la plupart des autres jeux de l'époque. Bien sûr, les belles images et les musiques CD de la PC Engine CD étaient une belle vitrine technologique. Mais maintenant, aujourd'hui, à l'heure actuelle, pourquoi y jouer?

Il est finalement plus facile de convaincre de la qualité d'une ambiance sombre et torturée dans un RPG (chose devenant de plus en plus commune à l'heure actuelle par ailleurs) que de convaincre qu'une ambiance peut être bonne avec un enrobage aussi classique. Il faut en effet reconnaître que l'ambiance, certes déjà vue, n'est pas désuète et sait être plutôt bien mise en scène à l'occasion.



Darm Tower est l'un des moments les plus marquants de Ys I et de la série Ys de façon générale tant la progression et l'ambiance qui s'en dégage sont maîtrisées.


Falcom a toujours été un studio sachant peaufiner et le grand argument de ses fans est souvent que leurs jeux ont le "souci du détail". La finition du jeu est exemplaire à tout point de vue, un exemple que je prends souvent est qu'il est très possible de dessiner une carte réaliste des endroits que l'on visite grâce aux différents panoramas que l'on voit. Un donjon géant apparait à un endroit? On apercevra ce donjon des différents panoramas du jeu à des points de vue forcément différents. C'est un exemple que j'ai en tête mais le jeu reste vraiment soigné.


Les environnements visités seront toujours à la hauteur.


Par exemple, chaque NPC du jeu, sans être spécialement des plus intéressants, possède un nom, voire dans les Ys suivants, carrément un portrait et possèdera une personnalité, certes pas très détaillée mais qui le caractérise tout de même. Il dira plusieurs choses au fur et à mesure des évènements.

La recherche des 6 livres pour le premier opus ou la quête, déjà plus diversifiée, de Ys II (qui est bourré de bonnes idées!) est parsemée d'une certaine poésie... Bon, c'est dur à justifier mais ces arbres millénaires qui chuchotent des paroles, des tours gigantesques qui en percent les nuages, les filles en danger à sauver d'un sort incertain (Il y'en a toujours au moins une par épisode... Le record c'est trois! Mais Adol est un aventurier, il a pas besoin de se caser!) ou des villages d'êtres étranges cachés, cela a été vu 1000 fois mais ici, on y croit, on est dedans, moi j'y ai cru, pourtant, c'est pas mon premier RPG. Y croirez-vous?


Ah! Ces méchants old school dont on ne connaitra jamais vraiment les motivations!


Pourquoi tant de versions?

Vous voulez jouer à Ys I & II? Hum, il y'a la version Famicom, MSX, Master System, PC 88, X68000, PC Engine CD, Saturn, PS2, PC, DS, PSP. Un faux choix finalement dans l'absolu puisque fort peu sont sorties en anglais...



Feena o/ (version Windows)



Feena o/ (version PC Engine)


Feena ô_o (version X68000...)


Une pensée émue pour la version X68000 et ses artworks "réalistes". (Allez savoir ce qui a pris au studio responsable de nous pondre un truc pareil. C'est vraiment affreux.) Ils ont même embauché Mario et Luigi pour s'occuper du magasin d'armes et armures.


Les voici... Un peu zombifié mais bon...


Au final, je vous conseille quatre versions.

La version PC est celle que je vous conseille le plus, celle que j'ai faite aussi et est clairement au goût du jour.
La version PSP que je n'ai pas faite mais qui semble aussi réussi que la version PC et surtout beaucoup plus simple à installer! Car beaucoup de personnes ont eu des problèmes et des bugs avec cette version. Ce n'est pas le cas, bien sûr, de ce remake PSP qui possèderait des artworks différents mais toujours aussi beau et la possibilité de choisir son OST. Classe! Merci à Diog pour les infos!
La version PC Engine possède des voix en plus et ce petit coté old school dans les graphismes assez agréable (oui, personnellement, j'aime beaucoup les graphismes de la PC Engine, je les trouve assez lissés, très "propres", l'impression est vraiment différente d'une NES) et avoir cet incroyable dépaysement musiques/graphismes.
La version DS est accessible au grand public et reprend exactement la version PC en y ajoutant, hélas, de la 3D... C'est un peu dommage, je trouve que ça rend le tout plus moche, je n'ai pas testé mais beaucoup n'ont pas accroché à cette version du coup... En plus d'une 3D qui ne sert à rien, il y'aurait un donjon et un boss supplémentaire aussi... Pas sûr de l'utilité mais c'est toujours drôle...


Ys III The Wanderers from Ys
Adventure of Adol



Et juste parce que content aime bien, l'artwork du troisième opus...




Et juste parce que content aimera pas, la preuve que le jeu est bien sorti aux Etats-Unis!


La même année que la sortie de Ys Book I & II sur PC Engine CD, Falcom rempile avec un troisième volet de la saga. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y'a du changement!

Un type de Falcom a dû regarder Nintendo et faire "Whoa! Eh! Les mecs! Si on faisait pareil!" parce que, tout comme Zelda a son "Adventure of Link", Ys a son "Wanderers from Ys" qui se joue de la même manière et qui est apprécié de la même façon par les fans de la série!

Un Ys sans Ys...

Adol et son meilleur-ami-de-toujours-qui-ne-le-quitte-jamais Dogi (?! Première nouvelle... Bah oui ça se voit pas dans le I où il fait une apparition oubliable mais, en fait, ils sont super potes maintenant...) ont entendu des rumeurs comme quoi l'île natale de ce pauvre Dogi avait des problèmes. Le sang de notre guerrier Adol bout et une fois de plus, une créature sortie des profondeurs d'une civilisation enfouie va morfler.


Ils ont fait toute une cinématique pour nous prouver que Dogi et Adol sont au fait les meilleurs amis du monde... Bon bah pourquoi pas hein!


Donc déjà, vous pouvez tout autant commencer par celui-là, ça revient au même! Les évènements de Ys I & II sont mis à l'écart pour cet épisode au scénario qui, sans être flamboyant, a comme toujours ce petit quelque chose qui le rend agréable à suivre sans qu'on puisse décemment dire qu'il s'agit d'un bon scénar.


Cette pauvre Lilia de l'opus précédent qui s'attendait à ce qu'Adol reste à ses cotés peut encore attendre sous l'arbre un bon moment!



Ca c'est du vrai héros de légende, torse nu face aux démons, y'a que ça de vrai



Pas comme l'autre empaffé pas foutu de tourner la tête au moment du screenshot!


Ben alors? Il crève plus tout seul le monstre?

La série demande provisoirement au joueur de rester appuyer sur le bouton action de son pad pour faire frapper l'épée d'Adol de façon sauvage et répété. Si par inadvertance un monstre s'y glissait, il prendrait des dommages, et avec un peu de chance, pas vous. C'est comme ça qu'on avance dans les donjons.
Pour augmenter les chances d'avoir un monstre sous votre lame et pas seulement du vent, vous pouvez vous déplacer de droite à gauche (normal) mais aussi sauter et vous accroupir avec une fluidité et une rapidité qui mèneront la vie dure aux monstres de toutes sortes! Bien fait!

Un tel changement de style ne se fait pas tout seul, le level design est, bien évidemment, totalement différent de ce que l'on avait pu voir dans Ys I & II. Il est aussi beaucoup moins "plat" que Adventure of Link, beaucoup moins dur et à mon sens plus accrocheur et réussi.
Les monstres arrivant sans cesse et à l'infini il devient vite hypnotisant et absorbant de les déglinguer tous autant qu'ils sont d'un simple coup de sabre. Votre petite jauge d'XP augmentant et rendant les choses de plus en plus aisées, coup après coup.

Une chose assez surprenante cependant est le scrolling du jeu en général. Le scrolling, vous savez, ce truc qui permet à l'arrière-plan ou même au niveau sur lequel vous marchez de défiler. Et bien on le voit défiler oui, mais de façon très... Pas à pas. C'est pas fluide du tout, plutôt saccadé. Un peu à la manière de Nemesis sur MSX mais en moins pire tout de même.
Cela se voit dès le début dans l'unique village du jeu, les maisons à l'arrière se déplacent cran par cran et se stoppent dès que vous vous arrêtez pour observer l'étrange phénomène.... Et là on se rend compte que c'était sensé représenter un scrolling... Ça fait assez mal au yeux tout de même, bien que sur le long terme on ait plutôt tendance à l'oublier, on peut cependant se demander comment une console qui gère aussi bien les scrollings peut en être amenée à afficher ça! C'est incompréhensible!


Malgré ce désagrément, certains décors sont vraiment magnifiques!


Bienvenue dans un monde de brutes

Les fans de Ys se sont à peu près mis d'accord pour dire que Ys III est un assez mauvais jeu. Il faut dire aussi que la différence avec les précédents sont assez immenses. Le jeu présente bien moins de moments enchanteurs qu'auparavant, fini les jolis artworks qui prennent tout l'écran. On garde cependant les voix anglaises dont le jeu d'acteur un peu mou du genou convaincra les plus indulgents d'entre-nous. Ça devait toujours être aussi impressionnant ceci dit, mais les fans de la première heure ne devaient pas retrouver ce qui les avait enchantés auparavant. Du coup, on prend bien plus le scénario à la rigolade, ce qui est peut-être dommage d'une certaine façon.


Les scènes parlées sont toujours là et bien plus nombreuses en plus!



Chester a une voix anglaise qui lui ajoute une personnalité suffisante et hautaine absolument énorme! Qu'est-ce qu'on rigole!


En tout cas, le simple changement de genre de jeu aura entrainé pas mal de choses. Par exemple, exit les marches sur les plaines entre les villages, ici, qu'un seul village et une world map où on choisit son donjon comme on choisirait un niveau de Super Mario World. Déroutant pour un RPG. (Bien que cela se soit déjà vu) On aurait pu espérer un système à la Castlevania : Simon's Quest mais non, tant pis...
Le jeu se présentera donc principalement comme une succession village/donjon, toujours le même village donc, pas étonnant que les fans de Ys ont difficilement apprécié le soft.


Choose your stage!


Tout le reste y est cependant, les ennemis donnant les XPs petit à petit, les niveaux donnant bien plus de puissance d'un coup (Un boss que je croyais limite impossible m'a paru simple après un niveau supplémentaire et un petit tour dehors pour me remettre toute ma vie!), les armes et armures à récupérer absolument. C'est peut-être atténué par le nouveau genre du jeu, mais ont reconnait bien la patte:


Les anneaux, bien que toujours présents, font à présent diminuer une certaine "jauge" de "ring" avec le temps, vous ne pourrez pas utiliser le Power Ring indéfiniment


Les boss ne sont pas en reste, avec des techniques assez particulières pour les vaincre faisant appel à votre dextérité afin de contrecarrer leur moveset... Surtout que l'épée d'Adol est diablement courte et qu'il faudra bien s'approcher du boss au bon moment pour lui infliger des dégâts dans une relative sécurité.


Euh, ça doit pas être comme ça qu'on le bat



Les boss sont plus ou moins réussis... Là par exemple, j'en bats un et ça se voit pas tellement, il est complètement naze...


Si le jeu est décevant pour un Ys, il reste assez amusant pour être joué tout de même à mon goût. Reste que la répétitivité de la chose peut lasser et là est tout le problème. Heureusement, le jeu n'est pas bien long, à l'instar des autres Ys et tout au plus 7 heures devraient vous permettre d'en voir le bout. Lors de sa sortie cependant, sur PC Engine, quelque chose mit tout le monde d'accord.


Pfiou! C'est que c'est pas toujours simple dans les donjons! Alors on est bien content d'en sortir un peu pour respirer, se remettre toute sa vie petit à petit et y replonger à nouveau!


Rock & Roll n'amasse pas mousse

Ce petit quelque chose, il s'agit des musiques.
Considérées comme étant la meilleure OST de la série, il est vrai que les musiques du soft se démarquent particulièrement. On ne compte plus le nombre de fans faisant "J'ai joué à ce jeu, il était nul, mais les musiques m'ont fait continuer!", c'est une véritable explosion instrumentale qui tombe juste à coté de nous au moindre donjon et c'est vrai que ça pousse, oui, ça pousse vraiment à continuer.

Enfin, ça c'est la version PC Engine.
Parce que les version SNES et Megadrive, là, je sais pas qui s'est chargé des arrangements mais c'est loupé! On reconnaît des fois à peine les musiques originales dans ce brouhaha! Toucher au sacré de ce jeu, ça ne pardonne pas! Si on enlève les musiques à Ys III... Là, tout de suite, j'ai envie de dire qu'on s'enlève une part assez énorme du jeu... C'est d'autant plus dommageable que l'OST de la version Famicom est étonnamment belle. Un très beau 8-bit bien remixé. Non vraiment, y'a rien à redire!

Les graphismes sont assez similaires sur les différentes consoles (Famicom et PC-98 mis à part). Je trouve cepdendant à la PC Engine un aspect lissé plus agréable. De là à dire que ce soit réellement quelque chose que vous devez prendre en compte, je ne pense pas, mais la version PC Engine a les musiques donc en fait si!

Alors, j'y joue?

Et bien, vous pouvez essayer du moins... Pas dit que cela plaise, l'épisode étant tellement critiqué... Et il faut aimer le genre. Si vous deviez vraiment y jouer, prenez la version PC Engine en tout cas, je pense avoir assez insisté là-dessus....
Mais si vous deviez réellement jouer à une version, ça serait à la version PC.
Quoi? Il y'a une version PC?
Oui mais, plus qu'un remake, une refonte totale du jeu!


Ys: The Oath in Felghana
That's what a REAL remake should be




L'artwork du jour... Très original!


Nous allons faire à présent un IMMENSE bond en avant dans le temps. Oui, parce que Ys : The Oath of Felghana est sorti plutôt récemment, il y'a 3 ans à l'heure de l'écriture du dossier et est une refonte total de Ys III. C'est à dire que Falcom a pris Ys III, son histoire, ses environnements, ses musiques, a rajouté des éléments scénaristiques, remixé les musiques et s'est servi des environnements pour faire quelque chose de totalement nouveau avec un gameplay totalement nouveau aussi!

Enfin non, pas totalement nouveau, il utilise le système de Ys VI, le copie même, le gameplay est donc assez identique.


Un Ys en 3D toute belle et actuelle, ouais! o/


Adol peut ainsi sauter, enchainer les attaques au sol, enchainer les attaques en l'air avec une aisance bien supérieure à celle de Ys VI. (je parlerai de ce dernier plus tard)

Un remake aux petits oignons

Ah! Sachez d'abord que The Oath in Felghana doit être actuellement mon Ys favori! Mais ne précipitons pas les choses! Le jeu propose donc les mêmes acteurs avec les zolis artworks habituellement fétiches à la série et des personnalités en général bien plus travaillées. On pense notamment aux villageois ayant chacun une maison, une personnalité, disant des choses différentes au fur et à mesure des évènements. Les évènements sont aussi un peu plus cohérents, le seul souci est que le temps a passé et que le scénario naze de l'époque PC Engine passe peut être moins bien de nos jours.


Un village entièrement refait



Les faciès expressifs permettent au moins de prendre l'histoire plus au sérieux et de s'y intéresser d'avantage.


Un level design au cœur des inspirations

Le gameplay étant pourvu d'une nouvelle "profondeur" (c'est le cas de le dire...), le level design s'inspire beaucoup de Ys VI, les endroits sont cependant moins inutilement grands que dans ce dernier et s'inspire aussi du level design d'origine de Ys III.
Certes, ce n'est que de l'inspiration (une reprise exacte aurait de toute manière été totalement inintéressante) mais on retrouve certains passages que l'on reconnaît vaguement et cela donne un mélange 2D/3D du coup assez saisissant et intéressant, un truc vraiment en plus par rapport à Ys VI qui me fait préférer cet épisode par rapport à tous les autres.


On observe tout de même une réelle inspiration non?


Les objets clés sont toujours dans les mêmes donjons (à des places différentes vu que le donjon est de base, différent) bien sûr. Il y'en a quelques-uns de rajoutés. Des donjons plus longs, plus variés aussi, Ys III se reposait très souvent sur le même genre de décor avec les mêmes ennemis et une configuration de terrain différente, ici on retrouve vraiment plusieurs sortes de pièges voire des donjons vraiment très logiques comme Valestein Castle (on sent bien en visitant que c'est un château quoi... On peut en faire la carte dans sa tête... Ys III valait mieux pas essayer...)


Le design 2D/3D est vraiment amusant à voir.


Avec cela, un autre ajout important par rapport à Ys VI est l'apparition des magies. Loin oh oui, très loin d'être un ajout superflu, il s'agit d'une part intrinsèque au gameplay l’embellissant grandement. Elles sont au nombre de 3, autant sauter cette partie si vous tenez à avoir la surprise :

-Les boules de feu sont la première magie, la plus basique, elle vous permettra des fois d'interagir avec le décor et constitue une attaque de base efficace contre certains boss de la même manière que les vieux Ys I.II. (Encore une référence)
-La tornade est aussi très utile puisque permettant d'allonger de façon significative votre saut, les dommages infligés aux ennemis avec cette attaque puissante ne sont pas non plus négligeables. Bien des fois, un coffre haut placé vous obligera à trouver une plateforme assez haute de manière à tenter un très grand saut.
-Enfin, l'attaque de Terre, la "charge" est aussi d'une utilité remarquable mais plus durant les combats même si elle peut aussi servir à détruire certains murs. Lorsque l'on est en pleine charge, Adol est momentanément invincible à tout type d'attaque. Une magie qui donc, une fois maitrisée, devient vraiment redoutable!

Ces magies vous simplifierons la vie et leur utilisation permet réellement d'avoir un level design plus approfondi, assez "plateforme" et tout en conservant les genres de niveaux qu'il y'avait déjà dans Ys VI.


Et paf! Attaque bloquée grâce à ma magie de Terre! C'est pas la classe ça?


On l'a déjà dit, le gameplay est au poil, Adol répond de façon plus souple que jamais, jouer à ce jeu est vraiment un bonheur quoi. Avec cela, il propose une idée tout à fait pertinente et originale. A chaque coup que vous portez à un monstre, vous obtenez un pourcentage supplémentaire d'XP gagné pour le prochain monstre que vous abattrez!
Lorsque vous enchainez 99 coups, ce qui se fait plus rapidement que l'on ne pourrait songer, vous gagnerez 199% d'XP à chaque monstre battu! Vos XPs reçus doublent! Voilà qui rend même le farming bien plus intéressant et hypnotique!

Euh oui alors, je vais te demander de me rapporter 100000 bout de métal, hein? Tu n'en as que 3? Bon tant pis.

Un aspect qui change aussi beaucoup le jeu par rapport aux trois d'origine est le fait que l'on a pas trois coffres dans le donjon renfermant tout trois un objet très important mais aussi une tripotée de coffres "optionnels" à avoir.
Beaucoup renferment des bouts de métal permettant d'améliorer ses armes en ville (un +1 en défense ou en attaque dans un jeu comme Ys où chaque point est sacré, ça ne se refuse pas!) ce qui, au vu de leurs relative rareté, est plutôt un bon plus. Vous pourrez aussi trouver différentes gemmes permettant d'augmenter la puissance et l'efficacité de vos magies. (dont la première, notamment, vous permettra de concentrer votre pouvoir magique de façon à lâcher une plus grosse attaque)
Une bonne occasion donc de farfouiller le moindre recoin des donjons et de toujours essayer d'avoir ce coffre haut perché qui paraît inaccessible au premier abord.


Entre deux recherches, prenez le temps d'observer le paysage...


Vous aurez bien besoin de ces "power-ups", le jeu étant loin d'être simple et proposant son lot d'adrénaline au joueur qui ne sait pas encore ce à quoi il s'expose. Les donjons sont souvent l'occasion de recherche à corps perdu pour trouver le point de sauvegarde salvateur qui vous remettra toute votre vie et les boss, ah... Les boss sont parfois inventifs, parfois énormes et souvent funs à combattre. Oh oui! Le Boss Battle qui se débloque à la fin du jeu ne sert pas à rien! Ces combats sont un haut sommet de bataille contre une créature dotée d'attaques qu'il faut apprendre à connaitre, à esquiver réellement pour lui placer LE coup d'épée qui fait mal. Vos premières tentatives se solderont par un échec cuisant, peut-être! Mais rapidement, vous saurez dompter le monstre et la fin du combat vous procurera un doux soulagement. Du bonheur!


Les développeurs ont su faire preuve d'une grande ingéniosité pour les combats contre certains boss!



Attention à l'attaque fatale! BWARFF! J'ai déjà dit que j'aimais les lasers?


Exit enfin au niveau de la progression la world map façon Super Mario World, Adol devra parcourir le chemin entre chaque zone de ses petites pattes. Des sorts de téléportation lui permettront de s'épargner cela par la suite. Sympa!

Un court voyage

Comme d'habitude dans Ys, le HS à Felghana sera de courte durée et le jeu se finit en à peine une dizaine d'heures. Certes, la difficulté permet au jeu de vivre un tant soit peu mais ne nous voilons pas la face, le jeu est court, et c'est dommage.
Du coup, au moins, le scénario n'a pas de longueur et est toujours plaisant à suivre. Les graphismes ont eu le temps d'être soignés, les musiques sont toujours aussi merveilleuses (les remixs y sont superbes!) et le grand "souci du détail" de Falcom réapparait alors sur les lèvres.
Reste que l'on est encore sur notre faim après un tel jeu...


On a pas dit que les environnements étaient originaux par contre... Ah ça non...


Son seul grand problème est le fait qu'il ne soit qu'un remake, chose que les fans de la saga regrettent amèrement. Ceci dit, quant on connait pas la série du tout, ce n'est en rien un défaut! Foncez! Le scénario étant HS, vous pouvez même commencer par celui-là!


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A propos de Ys : The Oath in Felghana (A-RPG) sortis en 2005 sur PC

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