Ys Partie 2 : Les deux 4 et les modernes   PAR Haganeren 






On a toujours eu l'habitude de voir les Ys sur une multitude de plateformes. J'ai par exemple peu évoqué le cas de Ys III mais ça va toujours du PC88 à la SNES en passant par la NES (un jeu à la fois porté sur SNES et NES, c'est plutôt rare...)
Ce n'est pas vraiment le cas de ce Ys IV, sorti sur PC Engine CD et SNES. (Edit 2013 : Une version PS Vita très récente vient d'être sortis. Étant encore en japonais, elle n'est pour l'instant pas traité dans le présent dossier qui a été écrit avant son apparition. Un peu de patience!)
Les deux versions possédant le même univers, les mêmes personnages, grosso modo le même script mais sont des jeux singulièrement différents en soi, pas les mêmes boss, pas les mêmes donjons, pas exactement la même structure (même s'il y'a des similitudes), pas les mêmes révélations, pas les mêmes liens avec les épisodes précédents. En clair, deux jeux, un article chacun, c'est parti.

Ys IV : Dawn of Ys
Quand les pixels font des animes




Welcome to TurboGrafx CD World


Que ce soit l'opus SNES ou PC Engine, l'histoire se situe entre le II et le III du point de vue chronologique, Falcom ayant par ailleurs décidé de revenir à un système plus proche des anciens.
Au programme : Des vues du haut, du gameplay "bump" (voir la première partie du dossier pour l'explication de ce gameplay), des donjons labyrinthes, des personnages charismatiques, un script toujours aussi classique et une mise en scène léchée. Ys est revenu d'entre les plus sombre studios japonais pour le plus grand bonheur des fans.

Euh? Y'a que la version PC Engine?

Pas de grandes version ultra supra deluxe sur PC cette fois ci, le seul exemplaire de la version PC Engine CD se trouve sur... PC Engine CD. L'occasion de voir un type de RPG comme l'on en verra probablement plus jamais de nos jours, ce qui constitue tout de même une expérience vidéoludique intéressante. Cela signifie néanmoins forcément des graphismes qui battent plus de l'aile par rapport à une version PC comme celle d'Ys Eterneal mais aussi des voix et musiques toujours surprenantes dans leur qualité surréaliste par rapport au support.

Il est par ailleurs à noter que Ys IV : Dawn of Ys n'est initialement jamais sorti hors de l'archipel, que l'on ne peut y jouer que grâce à l'effort de fan passionné mais que, du coup aucune voix n'est traduite. (Edit 2013 : Il existe à présent un patch pour les voix anglaises, à prendre ou à laisser!) C'est un peu ennuyeux, parce que forcément, le seul moyen de comprendre quelque chose, c'est d'avoir ses petites feuilles du script du jeu à imprimer selon ce texte pour pouvoir avoir une idée du déroulement de l'action.
Un point agaçant, pas forcément la faute du jeu en lui-même mais assez gênant pour l'immersion tout de même.


La légende sur laquelle vous enquêterez lors de cet opus vous sera contée de façon assez originale avec cette longue frise, ses différentes scènes, la voix qui se calque par dessus... Et vous, essayant difficilement de suivre la voix avec votre foutu papier qui traduit les dialogues parlés!


Avec ça, notons des artworks géants bien plus expressifs que dans l'antique Ys I & II Book mais surtout bien plus nombreux et vous obtenez un jeu à double visage :
- Un visage de 8 bit lors des phases de jeu (mais pas une 8 bit façon NES, oh non! Une espèce de 8 bit lissé avec une palette de couleurs bien plus performante permettant aux gens supportant le 16 bits de s'étonner même en apprenant que la PC Engine n'en a que 8!),
- Un visage de cinématiques animées faites généralement d'images fixes pauvrement animées permettant d'avoir une mise en scène tout de même assez impressionnante et acceptable encore aujourd'hui.


La cinématique flashback de départ est des plus réussies!



Snif snif... Mon nez me trompe jamais, ça sent le bad guy!


Adol, dis Adol! Qu'est-ce qu'on va faire cette nuit?
La même chose que chaque nuit Dogi, tenter de SAUVER LE MONDE!


C'est à peine revenu dans la contrée d'Esteria qu'Adol recevra une demande de la voyante vous ayant déjà donné votre quête lors de Ys I. Après une soirée arrosée avec ses amis du coin, il partira en douce dans la contrée de Celceta manifestement en proie à de graves troubles. Serait-ce encore une aventure HS du monde de Ys? Pas vraiment... Contrairement au troisième opus, les liens avec les premiers opus sont nombreux et il y'aura des révélations et des précisions sur le background de Ys... Même si les révélations différent entre la version PC Engine CD et la version SNES!
En bref, si Ys III était un HS qui ne demandait pas particulièrement de connaître la série, Ys IV doit clairement être joué après en avoir fini avec les deux premiers volets.

Celceta regorge de mystères cachés (oui, normal pour un mystère), de civilisations enfouies, de filles en détresse et de méchants à bouter. Ça tombe bien, cela constitue l'essentiel d'un scénario de Ys! Je me moque mais cet épisode IV a peut-être pour moi l'histoire la plus plaisante de la série, à la fois excellemment mise en scène, remplies de rebondissements et ne reniant en rien ses aspects les plus classiques, cela est suffisant pour garder, à mon sens, un intérêt constant quant à savoir ce que la suite de l'aventure nous réserve, ce qui est bien le principal!


Ce trio de méchants saura vous causer des difficultés... D'abord parce qu'ils sont trois.
Non mais Adol, il a l'air de rien comme ça, il dit rien, il se laisse marcher sur les pieds mais il retient toutes ces petites contrariétés, il est très rancunier.
Chacun de ces adversaires fera l'objet d'un boss battle bien cool.


Sauver le monde étant une entreprise périlleuse, Adol parcourra le monde pour tenter de résoudre la situation, ce qui signifie un nombre appréciable de décors différents à visiter, tous généralement variés. Le monde s'étend bien plus loin et est bien plus vaste que lors des premiers épisodes ce qui se ressent (légèrement...) dans la durée de vie, un poil plus longue (11 heures?) et le plus grand nombre de péripéties de l'histoire.


Graphiquement, le village de neige est des plus réussis.



Falcom apprécie toujours autant les jolis panoramas


A noter cependant un petit essoufflement de l'histoire avant le twist plot final consistant limite à aller de donjon en donjon récupérer ce que l'on a à récupérer... Les développeurs n'avaient plus d'idée?


A l'article des héroïnes, nous avons notamment Karna qui est un peu l'opposé de la fille qui se fait toujours capturer.
Au moins aussi balèze qu'Adol, on la voit du coup bien moins souvent (pour cause de concurrence déloyale principalement) alors que je suis sûr que, histoire d'élu mise à part, elle aurait pu se charger du dernier boss aussi bien que lui...



Euh toi par contre... Ça fait combien de fois que tu te fais avoir?
Une scène remplie de lien avec les anciens opus sinon.


It's bump time again!

Le gameplay ressemble énormément à celui des premiers Ys à la différence que l'on peut désormais se déplacer en diagonale... Différence que tout ceux qui ont fait uniquement la version PC, DS ou PSP ne remarqueront pas puisque le déplacement en diagonale y a été ajouté après coup mais, à l'époque, cela était bien un plus fort appréciable.
Sinon, les magies sont présentes (souvent les mêmes que dans Ys II, le jeu reprenant également sans vergogne plusieurs des idées de cet excellent opus), le gameplay est donc une valeur sûre.


Le bumping gameplay sur PC Engine CD a ses avantages, notamment le fait de pouvoir abattre plein d'ennemis à la fois pour monter de niveau hyper rapidement. Quel confort!


Le jeu gagne cependant drastiquement en intérêt lors des grandes batailles contre des boss étant bien plus longs et possédant bien plus d'attaques que dans les précédents volets, ils n'en sont que plus intéressants et amusants.

Un point amusant est qu'auparavant, un boss de Ys trop dur était souvent dû à un sous-levelage ou à une arme qu'il nous manquait. Dans Ys IV cependant, il ne sera pas rare que vous trouviez impossible un boss au premier abord et qu'après un quart d'heure d'acharnement, vous arriviez à esquiver toutes les attaques sans problème particulier (bon, pas complètement non plus...) avant d'arracher une victoire in extremis sous des cris de joie jubilatoires.
Oui, malgré quelques affrontements qui auraient pu appartenir aux vieux Ys I & II, les boss de cette version sont généralement dotés de combats bien plus intéressants et tout cela toujours sur des musiques épiques qui semblent constituer le grand atout de la saga.
Selon les cas, les boss seront du type "Je lui fonce dessus avec mon épée lors du bon moment" (moment aisément repérable) et du type "Je lui balance des boules de feu tout en esquivant" tout comme Ys II. Combats épiques garantis!


Ah! Ces batailles épiques sous fond musical entrainant! On en redemande!


Alone in the Dungeon... or not.

Les donjons de Ys (mis à part The Oath, sorti bien après de toute manière) sont certes souvent bien construits et possèdent une identité qui les rendent agréable mais consistent généralement à retrouver son chemin dans un dédale allant d'un point A à un point B tout en passant sur les différents coffres disponibles. Ys IV commence déjà à poser les prémisses de ce que je pourrais appeler une construction de donjons déjà plus diversifiée et étonnante. Oh! Pas partout bien sûr! Ys ne se subtilise pas à un Zelda! Mais il yba déjà des passages ressemblant à des énigmes et l'exploration ne s'en retrouve que plus variée et intéressante!


Des évènements peuvent commencer à agrémenter votre visite de donjon. Qui s'en plaindrait?


Parlant de variété, le monde étant plus grand comme cela a déjà été évoqué, les environnements sont également plus nombreux, certains se permettent même d'être plutôt originaux! Très rare pour un jeu aussi classique que Ys! Le reste s'en tient au donjon de glace/flamme/forêt/etc habituel. On ne change pas une équipe qui gagne.


Un environnement des plus particuliers compte tenu de la série.
Son level design en devient par conséquent l'un des plus imaginatifs de la série et certainement l'un de mes favoris!



Le jeu proposera à plusieurs reprises d'observer le sentiment général chez les différents types d'ennemis qu'affrontera Adol en lui donnant la possibilité de leur parler. L'occasion de voir qu'il ne s'agit pas de soldats envoutés et autre facilités scénaristiques, ce qui ajoute une petite dimension


Un petit détail amusant est que de temps à autre, un personnage se joint à vous pour vous aider à combattre le monstre moyen. Loin d'être un boulet, il faudra limite se battre contre lui pour tuer les monstres et l'empêcher de vous piquer vos points d'expérience! (dont il n'aura que faire, votre partenaire étant de base invincible et surpuissant!)


Il est reposant et original de se voir ainsi partager le boulot...


K'Ys me goodbye

Ys IV est généralement considéré comme l'un des derniers Ys "ancienne génération", l'épisode V sur SNES étant parait-il vraiment différent. La dernière apparition du "bumpique" gameplay notamment. Ayant pour énormes atouts d'être sortis sur PC Engine CD et d'être jouables en anglais, le RPG est à la fois classique et d'une particularité rare de par sa mise en scène "anime".
D'un point de vue du jeu en lui-même, cela reste une bonne réussite avec un scénario prenant, des musiques toujours au poil (mais clairement en deçà de Ys III à mon goût...), des graphismes agréables et proposant quelques passages les plus originaux de la saga.
Un très bon épisode à essayer pour les fans de la série qui veulent poursuivre l'expérience des deux premiers volets!

Ys IV: The mask of the Sun
Parce que ce que la PC Engine CD sait faire, on voit pas pourquoi la SNES pourrait pas!



C'est parti pour de nouvelles aventures, qui ne sont pas vraiment nouvelles mais qui sont nouvelles quand même!


Ys IV: The Mask of the Sun peut être considéré comme un port SNES de Ys IV : Dawn of Ys. Oui, il aurait pu, si tout n'avait pas été totalement différent entre les deux jeux!

Bon, tu es un remake ou pas?

Adol regarde la mer d'un air pensif, songeant à ses combats passés ou philosophant sur sa vie.


"Ciel, mon dieu, Dammit, suis-je vraiment un aventurier? Qu'est-ce qu'un aventurier?... Je me le demande tellement..."


Il se disait certainement que des problèmes comme ça, ça n'arrivait qu'à lui et se demandait sans doute encore ce que pouvait bien être un aventurier, mais ses pensées de haut vol furent interrompues par une bouteille qu'il aperçut échouée au bord de la mer.

Étant écolo, Adol se pencha pour ramasser le détritus mais, oh stupeur, il y'avait une lettre à l'intérieur! Après traduction, celle-ci disait grosso modo "Noble guerrier, la contrée de Celceta est en danger, au secours!"
Le sang d'Adol ne fit qu'un tour et il partit quasi immédiatement pour résoudre l'affaire.


Oui, y'a vraiment qu'à toi que ça arrive...


Alors je dis, quand un jeu vidéo commence par une trame aussi RIDICULE, on espère plus grand chose de la suite! Non mais sérieusement, les bouteilles à la mer téléguidées, j'ai rarement vu pire tout de même! Ok, les Ys ont jamais brillé dans le scénario mais y'a des limites!
La trame s'améliorera cependant par la suite, proposant un scénario relativement intéressant au joueur. De façon assez surprenante, les évènements des deux versions du jeux sont à peu près identiques. Bouteille ou voyante extralucide, Adol part pour Celceta, les personnages qu'il y rencontrera seront les mêmes, dans des situations assez différentes mais proposant les mêmes caractères, les péripéties ne sont pas les mêmes mais le gros, très gros du scénario est plutôt semblable.
On sent donc comme une sorte d'"ébauche" de remake qui aurait tourné à quelque chose d'au final très différent. Les révélations finales sur le rapport avec les premiers épisodes n'ont absolument rien à voir par exemple. Du coup, on a deux Ys IV avec des révélations différentes se déroulant sur la même période! De façon surprenante, Falcom choisit cet opus SNES comme étant l'épisode "officiel" de la série, même si il s'agit d'une adaptation d'un tiers et que Hudson s'est chargé de l'épisode PC Engine CD. (Edit 2013 : A l'heure actuelle cependant, Falcom a fait sa propre version de Ys IV sur PS Vita. Il s'agit bien sûr de la version officielle)
Peut-être que l'épisode IV PC Engine CD rendait à l'époque, l'histoire du V illogique, je ne sais pas...


Dans les deux épisodes, Adol peut parler.
Dans les deux épisodes, ça sert à rien. On le tient notre point commun!


Encore que, je trouve que les deux scripts, bouteille à la mer mise à part, sont assez équivalents, mais la version SNES est drastiquement moins bien mis en scène, le jeu de manière général a beaucoup de "moins" par rapport à la version PC Engine CD mais n'est pas forcément complètement à jeter comme le prétendraient certains fans extrémistes.


Avec la bouteille à la mer, on a le droit au "Impossible de rentrer dans la maison, les rideaux sont fermés à clé".
Une vraie tranche de rire ce jeu!


Inferior Version p'Ys me off!

Bien évidemment, finies les voix et les musiques CD, on est sur SNES.
Fini également les sublimes artworks et les scènes cinématiques incroyables. Voici déjà une partie fort intéressante de la version d'origine en moins!

Si ce n'était que ça, après tout, cela irait! Mais non hélas, le jeu est bourré de petits défaut par rapport à son illustre original. Le plus gros est clairement à mon sens celui de ne pas autoriser Adol à se déplacer en diagonale!
Vous me direz, mais Haga! N'importe quoi! Les vieux Ys aussi on pouvait pas, on en faisait pas une maladie!
Oui mais c'est que dans les anciens Ys, quand on bumpait un ennemi pour lui faire sa fête, celui-ci ne pouvait plus se dégager et était fini. (Sauf si on rencontre un mur... Dans la version PC Engine CD uniquement) Dans cette épisode-là, un ennemi pris sous votre lame pourra se décaler pour se foutre devant vous et ainsi faire perdre au héros de précieux HP.
C'est d'autant plus agaçant que l'on ne peut pas faire grand chose contre cela.
Le jeu demande par ailleurs plus de levelling et possède des boss qui, sans être une honte intersidérale, sont tout de même selon moi nettement moins intéressants que dans la version "Dawn of Ys"


Olé!
La principale difficulté pour les boss de cet opus est de savoir QUAND frapper, problème qui, étonnamment, ne s'était jamais posé jusque là.
Est-ce un défaut? Une différence je dirais...


Les donjons qui commençaient à sortir un peu du lot dans ce dernier sont par ailleurs revenus à la normale dans cet opus qui proposera des tristes donjons d'une forme qui peine à former un quelconque labyrinthe contrairement tout de même aux premiers.... Sauf un seul. Le DERNIER donjon qui est un labyrinthe à un tel point que ça en est IMMORAL!


Les donjons sont bien moins bordéliques que dans les premiers opus, on s'y retrouve plutôt bien.
Par contre, du coup, ils sont devenus bien plat et triste...



Ys! Le seul jeu au monde où les pics ont une barre de vie et qu'il suffit de les bumper un peu de traviole comme un ennemi normal pour les latter!
Ys IV sonne le glas pour les pics! Vengeance!
Tiens ça c'est pour Prince of Persia! Tiens ça pour Yoshi's Island! Et ça pour Megaman! Rha ça fait du bien!


Enfin, l'un des plus gros défauts, oh, peut-être pire que les ennemis qui se décalent et les déplacement bêtement orthogonaux, est un défaut classique de Ys augmenté à l'extrême. Souvenez-vous lorsque je vous parlais du fait qu'il y' ait des fois où on ne savait pas où aller par manque d'indication dans Ys I&II. L'aspect extrêmement linéaire de Ys III l'a empêché d'avoir un tel défaut et Ys IV PC Engine n'en était pas totalement dépourvu même si c'est plus de l'ordre de l'anecdote.
Et bien là, Ys IV SNES, j'ai RAREMENT eu aussi peu d'indication sur les choses! Combien de fois suis-je allé voir cette FAQ sur Internet pour savoir où bon sang pouvait bien se trouver machin, ou tel objet ou tout simplement, savoir où aller et quoi faire.
Rares sont les jeux ayant autant de perfidie sur ce qu'il faut faire et où on doit chercher, croyez-moi! Certains passages ont même l'apparence de pièges odieux tendus au joueur innocent pour mieux le coincer. Fausses indications, passages scénaristiques ne menant à rien (!!!), si la première partie de l'aventure est assez linéaire pour assurer une certaine tranquillité au joueur, cela n'a rien à voir avec la seconde partie!


Une personne normalement constituée un tant soit peu censée se dit alors qu'elle doit être dans la forêt à coté de la ville.
Ah ah ah... Et bien vous avez tort...



Non mais non, tu défonces des boss quatre fois plus hauts que toi mais tu refuses de passer de force devant un CHIEN?
Adol, ça va plus là...


Even Inferior Versions have a word to say!

Peut-être tenons-nous l'Ys le plus boiteux de la série. Tout n'est pas à jeter dans ce plat certes peu appétissant au premier abord. L'histoire par exemple, je n'ai pas trouvé qu'elle était particulièrement moins bonne que la version PC Engine CD. (bouteilles mises à part...) Moins bien mise en scène, sûrement, mais au moins tout aussi agréable à suivre.
Certains passages très très bien mis en scène avec les moyens du bord sont devenus par ailleurs absolument mythiques selon moi, se joignant aux meilleurs de Ys! (Si si!)


L'une de mes scènes favorites de toute la série au moment où on s'y attend le moins. Ça c'est de la bonne surprise!



Le trio des méchants possède des personnalités bien moins affirmées dans cette version. On peut encore une fois mettre ça sur le dos de la mise en scène.
Cela n'empêche pas d'avoir des situations où il est intéressant de les suivre.


Du point de vue des différences, on remarque que des personnages importants dans une version sont particulièrement mis de coté dans une autre... Et inversement. Au final, les jeux, les évènements des deux jeux n'ont vraiment plus grand chose à voir sans qu'il y'ait à faire de comparaison sur "lequel qui est le mieux".

Par ailleurs, les musiques sont loin d'être affreuses, certes, il existe un arrangement PC Engine CD mais certaines musiques existant seulement sur SNES sont assez bonnes et j'y ai même trouvé l'un des rares thèmes de tristesse m'ayant marqué dans ma vie de joueur. (c'est très rare, je suis peu dans ce genre de musiques habituellement) Les arrangements des musiques existantes sont également très bien faits au point où je préfère même certaines musiques dans leur version SNES. Même si j'avoue avoir un faible pour le processeur sonore de la SNES, on est loin du massacre de l'OST de Ys III! A noter que les musiques ne sont pas du tout utilisées dans les mêmes circonstances, ce qui est un peu déstabilisant.

Les boss et donjons ont beau être moins intéressants à suivre, ils n'en restent pas moins amusants malgré tout comme le jeu de manière générale finalement.

Le Ys de trop?

Malgré quelques bons points, si vous deviez choisir entre deux Ys IV, évitez celui-là à tout prix! C'est plutôt dommage puisque la SNES est tout de même plus simple à émuler que la PC Engine CD...
Cette dernière possède le désagréable problème d'avoir un émulateur payant comme programme permettant d'avoir le meilleur rendu sur le jeu... Enfin, je balancerai l'émulateur craqué à la fin du topic mais bon, c'est pô bien...
Mais je m'éloigne, ce Ys IV aura donc comme principal attrait d'avoir été choisi par Falcom pour représenter l'histoire principale de la saga. Une décision d'autant plus incompréhensible que je ne vois pas quel Ys fait suffisamment référence à Ys IV pour que cela pose un quelconque problème... Enfin, je n'ai pas fait Ys V aussi, le choix provient peut-être de son histoire... Parlant de cet opus d'ailleurs...

Ys V : Kefin, The Lost City of Sand
Vers une évolution incertaine.



Un artwork dans la grande tradition des Ys si j'ose dire...


Peu de blabla inutile cette fois-ci, Falcom décide de réaliser la suite de Ys sur Super Famicom, sans doute à cause du succès limité (et malheureux) de la console de NEC en 1995. Il en ressortit peu de temps après (1996) une seconde version nommée "Expert" car les fans ont râlé contre la facilité du jeu. Un donjon supplémentaire aurait été rajouté également.

Et qu'est-ce qu'il sait faire Adol dans Ys V?


Adol il sait sauter!



Adol il sait donner des coups d'épée!



Adol il sait donner un coup d'épée en sautant!



Adol il sait plagier Zelda!



Adol il sait parler le Japonais!


Ce dernier point étant pour sûr ce qui nous bloque le plus. >>
Le jeu en lui même est bien plus beau que Ys IV et le fait de pouvoir faire sauter et attaquer avec un gameplay plus "conventionnel" a de quoi séduire. C'est en effet un tournant assez important dans la saga qui va inspirer les épisodes futurs.

Bizarrement, j'attendais bien plus de la fin du "bump gameplay", Adol m'est apparu assez lourdingue à diriger dans ce cinquième opus. Son unique coup et son saut ne m'ont pas paru réellement agréables à jouer. Ceci dit, je n'ai ni testé de magie (il paraît que le système change pour cet opus), ni ne suis allé plus loin que les premiers montres, juger aussi hâtivement serait vraiment dommage.
Les sprites sont par ailleurs bien plus gros, évoquant plus du Suikoden (en moins grand tout de même) que du Ys pour une ambiance qui m'a paru totalement différente.
Ys IV : Mask of the Sun, malgré tous ses défauts, on y reconnaît un Ys entre mille. Ici, on peine à reconnaître la série.

SNES signifie bien sûr pas de gros sprites et encore moins de voix, ça équivaut toujours pour ce cinquième épisode malgré sa sortie tardive. (Eh! 1995? La N64 était déjà sortie! Les gens pensaient à autre chose à cette époque!) Les fans japonisants de la série invoquent malgré tout une histoire particulièrement maitrisée, un inventaire bien plus gros voire même comme des quêtes annexes (si rares!) sans parler de la bande son paraît-il fabuleuse même si elle n'est pas vraiment dans le "style Ys". En bref, Ys V est avec le IV souvent sur le podium des vieux Ys les plus réussis!

Allez savoir ce que ça vaut réellement au final, le jeu est toujours en cours de traduction chez Aeon Genesis. Ce pauvre Zideon Ghi ayant tout un tas de projets de traduction à finir, on est pas prêts de voir notre Ys 5 en anglais, je le crains. ( Edit 2013 : ..... Ah non rien en fait, on attend toujours la traduction moai1 )
Je pense pouvoir faire une petite review lorsque ce sera le cas bien sûr.


L'intro est cependant en anglais sous-titré jap... Ils auraient dû faire tout le jeu comme ça!



Ys VI : The Ark of Napishtim
Eh les mecs, je cherche un nom impossible à retenir, à écrire et à prononcer pour le prochain Ys!
Vous avez une idée?




Adol au pays des monolithes noirs!


Ys V étant sorti à la grande période 3D du monde des jeux vidéo, je place peu d'espoir sur son éventuel succès commercial.
Alors, il est comme ça Falcom, il fait la gueule, se concentre sur des rééditions (la sortie des fameux Ys I & II Complete!) ou son autre série de RPG : The Legend of Heroes.
Malgré tout, 8 ans plus tard, en 2003, vint au monde Ys VI qui marquera la génération future de la série.

Lorsque Adol se la joue ChrYstophe Colomb

Voici la carte du monde de Ys. L'un des grands points fort de la série à mon sens est d'offrir toujours une histoire, certes classique mais d'une grande cohérence par rapport aux autres opus. Falcom ne choisit ni la solution "Oui, alors au fait, ça se passe 1000 ans après, le héros a la même tête, mais c'est pas le même héros tout de même", ni la solution "Ouais non mais la suite a aucun lien avec les anciens en fait". Ainsi, depuis plus de 20 ans que la série existe, on a toujours une histoire cohérente entre tous les opus. Mis à part Castlevania voire à l'extrême limite Megaman, je ne vois aucune série proposant cela. Le monde en lui-même est très cohérent puisque chaque opus se passe sur une partie précise du monde. Un monde ressemblant étrangement au notre par ailleurs...


Il manque tout de même deux trois épisodes... Mais l'intention y est non?


Nous pouvons observer qu'Ys VI se déroule très très près du nouveau continent. Sans l'atteindre toutefois! Un vortex géant empêche les bateaux de trop s'en approcher. Adol l'a testé à ses dépends (euh, si j'ai bien compris, le début du jeu est assez vague là dessus...) et le voilà échoué sur la plage, recueilli peu de temps après par de forts jolies autochtones. Une intrigue appelant à des forces divines, des filles probablement à sauver plus tard, une nouvelle contrée à explorer. 8 ans après, on reconnaît bien un Ys! Ceci dit, sortir un jeu aussi "old school" à l'époque des GTA, des Kingdom Hearts et autres jeux dont la liberté d'action et les graphismes sont bien supérieurs a fait grincer des dents à plus d'un. Ys VI reste au niveau du scénario et des évènements comme le seraient les vieux Ys, ce choix fait par Falcom est loin de plaire à tout le monde et ce malgré un grand succès dans sa version PC au Japon. Ys VI a rencontré fort peu de considération de la part du public occidental.
Car oui, le jeu est bien sorti chez nous, j'en parlerai plus tard, pour l'heure concentrons-nous sur le soft en lui-même.

Un moteur totalement renouvelé.

Ys est devenu un jeu en 3D avec des sprites 2D pour un résultat qui, personnellement, me convint tout à fait. C'est très joli sans nous servir de l'overdose graphique. Ceux qui ont lu la partie 1 de mon dossier l'ont sans doute déjà compris, il s'agit du même moteur que The Oath in Felghana, ce dernier l'ayant repris a son compte.


Les décors savent être plutôt impressionnants et appréciables. Ils sont même pas "aliasés" contrairement à ce que voudraient vous faire croire cette image jpg...


Mon grand problème, du coup, a surement été d'avoir fait The Oath avant Ys VI. Adol me paraissait en effet bien plus "pataud" avec son combo de trois coups dans cette dernière version. Il n'y a pas non plus de magie permettant de diversifier très franchement le gameplay ce qui m'a fait un manque considérable.
Pour unique subtilité de gameplay : Trois armes possédant chacune des propriétés élémentaires différentes. Outre un combo de rapidité et d'amplitude différente, chaque arme possède une sorte de "coup spécial" demandant soit d'appuyer dans un rythme précis pour la première épée, soit de concentrer en gardant le bouton enfoncé avec la seconde, soit enfin en tapotant longuement sur le bouton en allant vers une direction pour la dernière.


Concentrer pour une attaque de flamme bien plus balèze qui peut s'avérer utile contre des ennemis assez coopératifs pour ne pas attaquer durant la préparation.



Appuyer pendant un bon moment rapidement sur le bouton sans jamais changer de direction et au bout d'un moment, une attaque électrique!
Si, par un coup de bol extraordinaire, un ennemi se trouvait devant à ce moment là, il pourrait même se faire toucher! (Enfin, j'ai jamais réussi mais bon...)


Ces attaques sont très généralement oubliables tant elles apportent plus d'ennui via leur manière d'être faites que d'avantages venant de leur plus grande puissance. On leur trouve de temps à autre une utilité, à l'occasion.
Plus intéressant maintenant, chaque épée possède une jauge se remplissant au gré des coups portés et permettant de décharger une "super attaque" pas bien impressionnante au vu des standards d'aujourd'hui mais plutôt utile.


Le forgeron vous laissera améliorer coup après coup vos trois lames.


Le choc le plus déplorable au fait qu'il n'y ait pas de magie est que le level design en pâtit forcément. C'est vrai, je ne raisonne pas de la bonne manière puisque The Oath est toujours sorti après Ys VI. Le level design est pas trop mal non plus malgré quelques incohérences. On semble curieusement privilégier dans cet opus de grands espaces ne servant pas vraiment à quoi que ce soit. Les phases de plateforme, bien que présentes, n'en sont que trop rares à mon goût et il n'y a que peu de mélange 2D/3D. (mais on en voit des prémices)


Les salles d'un donjon sont souvent très vastes... Sans que curieusement, ça serve à quoi que ce soit...



A quoi cela peut-il bien servir de mettre des ennemis et des pièges au milieu alors qu'il suffit de longer les murs de la salle?



...Pour une toute nouvelle difficulté

Un drôle de point provenant de ce Ys est le fait d'avoir énormément d'objets de soin.
Par le passé, on avait l'herbe qui régénérait toute la vie, et puis c'est tout. A présent, c'est tout une tripotée d'articles allant du soin de 25 jusqu'à 250 HP en passant par toute la vie.
On finit par avoir 9 articles de chaque et le jeu, en utilisant cela, n'en est que trop facile à mon sens.
Le joueur ne peut cependant choisir QU'UN seul article de soin durant les batailles contre les boss, toute autre excursion dans le menu est désactivé, voilà qui limite un peu la chose.

Parlant de boss, ils sont souvent bien plus durs que par le passé et, Dieu merci, encore plus intéressant! Avec des movesets des plus divers qu'il vous faudra connaître jusqu'au bout des doigts pour esquiver correctement et empocher la victoire! Leur difficulté peut des fois être drastique, cela est sans doute dû au grand nombre d'objets de soin. Ceci dit, battre un boss très dur en utilisant 9 fois l'objet de soin qui rend 250HP ne m'offre que peu de satisfaction. J'irai donc plutôt améliorer mes armes ou m'entrainer... Mais pas trop! Sinon, le boss devient ridiculement facile et n'est même pas drôle. Ces combats épiques sont agrémentés de l'une des musiques des boss les plus réussies de Falcom selon moi! L'OST n'ayant de toute façon pas à rougir devant le reste de la série.


Y'a pas à dire, les boss resteront l'un des plus gros points forts de la série! Celui-là est un des plus réussis à mon sens!



Il y'a des signes qui ne trompent pas!
Quand le boss inflige 50 dégâts au héros par coup et qu'on lui en enlève que 3... C'est que manifestement, va y'avoir du grindage à faire!


Ce problème de balancement de difficulté ne date pas d'hier. Dès les premiers, entre deux ou trois niveaux d'écart, un boss impossible pouvait devenir ridicule. Sauf que maintenant, les boss sont plus intéressants donc le défaut est plus dommageable.

Avec cela, le levelling est bien plus long j'ai trouvé dans cet opus que dans les autres, je me serais limite cru dans Ys IV SNES, c'est dire!

La difficulté variable est selon moi le vrai problème de ce volet. Un exemple marquant est un croisement dans un donjon. Moi j'avais pris à gauche et les ennemis se sont mis à devenir super balèzes d'un coup, et je n'ai pas pu survivre longtemps. Le chemin de droite renfermait des ennemis certes plus forts qu'avant, mais acceptables pour mon niveau à ce moment-là et permettant de s'entrainer pour le moment où j'aurais pris à gauche, plus tard...
Un tel écart de niveau dans le même donjon, j'avais jamais vu ça.

Entre ClassYsisme et ModernYsme

On sent que Falcom a tout de même évolué durant ces 8 années. Des scènes cinématiques pourront, à l'occasion, ponctuer l'aventure de la plus agréable des manières. Les artworks sont par ailleurs extrêmement réussis, permettant de voir le personnage en son entier et non seulement sa bouille comme auparavant.


Modernisation = Scène cinématique. Falcom s'est modernisé = Falcom fait des scènes cinématiques. CQFD.
Sinon, elles sont très agréables même si on sent que le studio n'a pas autant d'argent qu'un Square Enix. (ou qu'ils ont pas envie d'en mettre autant en tout cas...)


La narration ceci dit m'a parue bien plus pénible que dans les Ys précédents. Il faut dire qu'il y'avait fort peu de paroles d'ouverture dans ces vieux volets. Deux trois scènes, et hop, c'est au joueur de jouer!
L'introduction m'a donc parue bien trop longue et si seulement ce n'était que ça!


Adol, c'est le héros des ptits nenfants!


La première partie du jeu présente comme agaçante particularité de laisser le joueur se débrouiller pour retrouver les "trois-supers-machins-à-collecter-pour-faire-avancer-le-jeu" sans ou presque aucune indication.
Faire du donjon pour du donjon, très peu pour moi, cette partie de jeu a vraiment pas été une partie de plaisir! (d'autant que je pouvais constater que la chose est bien moins agréable que dans Ys : The Oath in Felghana)
Et puis soudainement, intervient la seconde partie qui elle, est tout bonnement passionnante et entrainante! (attention, on a pas dit originale... Ca reste un scénario de Ys...) Le tout se finissant sur un dernier boss assez... inhabituel pour un Ys mais que j'ai trouvé plutôt réussi.
Un jeu que l'on commence d'assez mauvaise poil donc mais que l'on finit avec le sourire. (dans le bon sens du terme...)

Seul regret! L'intervention de personnages provenant manifestement de Ys V et que nous autres occidentaux ne pouvons absolument PAS connaître.

Les références avec les anciens opus sont par ailleurs suffisamment nombreuses pour contenter le joueur moyen et suffisamment HS pour ne pas troubler plus que ça le nouveau joueur de la série.


Meuh si, c'était drôle Dahm Tower! Chochotte!
On sera amené à faire de vielles rencontre histoire de justifier le nom de la série


Sinon, Falcom commence la bonne habitude de placer pour chaque personnage, du bad guy principal jusqu'au NPC le plus insipide, un portrait et donc une personnalité pas bien marquante mais qui au moins existe. Afin de montrer que les différents villages sont "vivants" les paroles ou encore l'occupation et la position de chaque NPC varieront entre chaque évènement ou presque.
Ce soucis du détail est vraiment agréable à voir.


Il est toujours agréable de voir un endroit situé plus loin et auquel on peut aller depuis un panorama... Le monde n'en est que plus logique grâce à ce souci du détail.
Je crois que j'ai au moins foutu un panorama par épisode de Ys là...


Un Ys qui voit du paYs.

Depuis la Master System qu'on avait pas vu ça... Un Ys sort non pas seulement aux Etats-Unis mais aussi chez nous! Europa! Francia! Yeah!
Vous l'avez peut-être vu vous-même, Ys : The Ark of Napishtim exporté par les bons soins de Konami. A ce sujet, ils n'ont pas pu s'empêcher de faire plusieurs arrangements.
Déjà, ajouter des voix pour tous les dialogues importants, aucune idée de ce que vaut la chose, je n'ai fait que la version PC mais vous pouvez choisir anglais ou japonais.
Ensuite, enlever les sprites 2D SD pour les mettre en 3D "réaliste" si j'ose dire. Euh, j'ai pas bien vu l'intérêt. La plupart des fans crient au scandale, à la trahison, d'autres disent que ça rend plutôt bien.
Une nouvelle scène d'introduction a aussi été rajoutée en scène cinématique, ce qui est un poil flippant tant le rendu des personnages est angoissant.


Brrrr...... Ok, je joue pas fair play, j'ai dû prendre la pire, mais même... On se croirait revenu sur X68000 quoi...


L'intro originale étant disponible dans les options. Dans le même ordre d'idée, Konami voulait réorchestrer toutes les musiques, faire une nouvelle OST en quelque sorte. Devant la colère des fans, ils ont décidé de mettre juste ces musiques à débloquer et de garder les anciennes. (D'autant qu'elles sont très bien... Celles de base...)
Ces musiques étant dans un endroit supplémentaire de ce Ys VI : "Alma's Ordeal", sorte de quête annexe pas bien intéressante mais permettant de s'entrainer en vue du dernier donjon.
La dernière chose fut peut être que les graphismes ont eu une légère baisse de détails depuis la version PC. Me semblait pas que la PS2 était si peu capable graphiquement mais bon...
Oh! Et j'en oublierais les chargements inhérents au support! (Bah, on a vu pire)

Comme dit auparavant, le jeu fut assez pauvrement accueilli par le public occidental, comme quoi c'est une honte de servir un A RPG aux relents de cliché dinosaure sur PS2 ou encore (je cite) que "Konami se rende bien compte que les années 90 sont terminées depuis longtemps et que cette saga sans prétention va devoir se mettre à la page pour arriver à trouver un plus grand public". (Oui, ça fait du mal à lire)
La personne a cependant trouvé les mots justes, le jeu s'adresse avant tout à une certaine niche de joueurs ne trouvant pas gênant de se taper un scénario intéressant, vivant mais toujours aussi peu original et old school, autant dire que le grand public ne va pas y voir grand intérêt...
Si vous avez aimé les premiers opus, il y'a peu de chances pour que celui-ci vous déplaise.


Ça reste à peu près le même jeu en moins joli et avec Adol en 3D...


Une version PSP vit le jour et se base sur la version PC ce qui signifie que les ajouts de la PS2 ne sont pas présent. Les graphismes ont bien sûr totalement été revus à la baisse mais peut être un peu trop par rapport à ce que la PSP peut faire! Certes, les sprites 2D et l'intro originale sont de retour mais d'un autre coté, les temps de chargements sont des plus agaçants et ruinent le jeu... Si vous y jouez sur UMD...
Si vous avez le jeu sur votre Memory Card avec un Custom Firmware pour le démarrer... Les temps de chargement sont bien moins envahissants et le jeu serait d'autant plus agréable...
Il ne restera qu'un frame rate capricieux qui est un peu ennuyeux dans un jeu d'action malgré tout.

Je n'ai personnellement fait que la version PC, traduite du japonais par des fans, après tout, j'étais habitué au gameplay sur clavier. Les fans invoqueront également des graphismes bien plus beaux et agréables... Pourquoi pas. La version PSP sur Custom Firmware uniquement me paraît pas trop mal malgré quelques défauts, d'autant que les extras y sont toujours présent. Le jeu est moins agréable graphiquement et les musiques me paraissent un poil moins riches sans que je puisse réellement indiquer pourquoi... Mon imagination peut-être? Enfin, la version PS2 est euh, à voir si vous tenez à jouer dessus...


Cette version PSP sera toujours très mal vu par rapport aux autres sortis PSP faites plus tard comme Ys The Oath in Felghana


Enfin, certains fans accueillent la maniabilité des opus PS2 et PSP comme étant "plus que discutables"... Bon... A vous de voir... La version PC me semble cependant un brin adulée pour peu de choses si ce n'est les graphismes de meilleure qualité. Les versions PSP et PS2 ont également une traduction française, en voilà un argument de poids non?

Ys : The Oath in Felghana
That is what a REAL remake sh...Hein? Quoi, je l'ai déjà décrit? Bon bah suivant!


Ys Origins
Retour aux sources


Après un temps interminable à essayer d'installer ce foutu jeu sur mon PC, je réussis à voir ce qu'était le très fameux Ys Origins toujours pas traduit en Anglais par ailleurs.

C'est par un écran de sélection de personnages que le joueur est accueilli. Le jeu se passant 500 ans auparavant, on aurait trouvé ça gonflé de voir Adol... Donc il n'y est pas, ce qui rend la chose assez inhabituelle. A la place, une fille aux cheveux rouges ou un autre type blond.
Un Ys sans Adol peut-il être Ys? Manifestement, Falcom a été extrêmement inquiet à ce propos, c'est pourquoi non seulement le jeu se passe 500 ans avant les évènements de Ys I, mais en plus on revoit les arbres Roda, Dahm Tower et autres objets clés étant manifestement là pour titiller le fan de la série.


Oui, tout cela est très bien. Mais pourquoi avoir retiré Adol? Il gênait pas Adol. Pourquoi on l'a retiré?


Le jeu commence donc dans Dahm Tower et il me semble pas avoir entendu dire que l'on y sort un jour ou l'autre. La durée de vie est la même que les autres jeux parait-il, en clair, on se demande bien comment Falcom peut faire tenir tout un jeu dans un seul donjon! Cette particularité pour le moins étonnante me donne bien envie de continuer... Mais c'est en Jap....


Commencer par le dernier donjon est un poil déroutant non?



Oh! J'avais tellement hâte de (re)voir ça...


Avec cela, le gameplay ressemble vraiment à celui de The Oath in Felghana si on prend la fille aux cheveux rouges, ce qui me fait dans le fond plutôt plaisir. Magie, bonus d'XP au fur et à mesure des combos, la fille remplaçant Adol se jouant à peu près comme lui... Tout y est! On commence par acquérir la magie de vent au lieu de la magie de feu, ce qui fera plaisir à certaines personnes. Le rendu des attaques est assez différent, juste assez pour dire que c'est pareil sans que ce soit du repompage total. Ce manque d'innovation pourrait choquer, il choque mais j'ai à peine vu le début du jeu...

Si on prend l'homme par contre, autant prévenir, ce type, c'est Gradius Man, il a deux options sur les cotés et il tire des lasers.
Ca c'est un mec un vrai! Le monde entier devrait tirer des lasers! Je n'ai pas eu vraiment le temps de creuser, il y'a moyen de faire des attaques assez particulières avec des manipulations assez particulières... Je suis curieux de voir l'écran d'explication en anglais. En tout cas, si d'un point de vue histoire, les deux personnages semblent très peu différents, ce n'est absolument pas le cas du gameplay qui change pour ainsi dire du tout au tout.



Je n'ai qu'une question, où se trouve la barre avec "Speed Up", "Missile", "2 way", "Laser", "Option" et "?!"?
Il manque plus que ça et ça y'est, on a notre Gradius 3D!


Un jeu avec un scénario qui m'intrigue, deux gameplays qui m'intéressent et une série qui, de toute façon, me plait, il s'agit sans doute du Ys que j'ai le plus envie de voir traduit! C'est en cours, mais c'est pas pour maintenant hélas. Petit point négatif pour finir, en très peu de temps, j'ai vu un très grand nombre, trop grand peut-être de références aux premiers opus. J'espère que le jeu saura apporter ses propres idées aussi au lieu de n'être qu'un mix Ys I et II/Ys VI.


Le premier boss peut se diviser en plusieurs chauves-souris... Une idée que les fans de la série connaissent bien (non Weldar, ce n'est pas de Castlevania!), pour moi ça fait un peu "La référence de trop"...



La grande classe ce panorama, on croirait un artwork alors que c'est ingame! Vivement qu'on puisse visiter tout ça en anglais!



Ys Seven
Tout frais sorti du four


Un nouveau Ys totalement exclusif à la PSP?
Un aspect communautaire dans lequel on peut demander l'aide d'autrui à la manière de Monster Hunter?
Un nouveau design un peu spécial?
Le fait que Adol ne puisse plus sauter?
Un système de "quêtes" à résoudre?

Pour sûr que ce dernier épisode tout frais sorti de chez Falcom avait de quoi m'inquiéter. C'est pourquoi je l'ai essayé dès que possible, en Japonais s'il le faut!

Le bilan est plutôt positif grâce à deux grosses bonnes idées.
D'abord, le bouton carré qui permet de "switcher" avec Dogi qui nous suit à la trace. Certains ennemis étant faibles contre Adol et d'autre contre Dogi, ce changement est à la fois fluide et agréable mais aussi indispensable. (et puis! On joue avec Dogi! Gloire à Dogi!)
Ensuite, le bouton "Dash" permettant d'accélérer d'un seul coup la course du personnage que vous contrôlez. Au départ, on peut le prendre comme un simple moyen d'aller plus vite dans la ville mais il se trouve être extrèmement utile pour esquiver les diverses attaques de boss. (avant, on évitait ça avec le saut...)

A propos de boss, rien que le premier m'a mis dans une excellente disposition. Un excellent combat, vraiment agréable. Il paraît cependant que le jeu est beaucoup trop facile par la suite. A voir...

Quand? Allez savoir... Le jeu n'a pas été annoncé aux Etats-Unis et Konami a sans doute été dégouté du manque d'attrait du public occidental pour la série. Un topic a été posté sur Atlus USA pour les supplier de sortir le jeu en Europe, des fois ça marche! D'autres fois non... Voici toujours le lien :

Si Atlus ne s'en occupe pas ceci dit, je pense qu'il y'ait peu d'espoir de voir le jeu en anglais avant un très gros bout de temps, les fans traduisant Ys habituellement étant plutôt sur PC...
A suivre...
PS : Il y'aura des images du jeu quand je n'aurai pas peur de me faire spoiler...

Déjà fini? C'était pas un dossier, à peine un article et je m'y connais!


La série des Ys n'a jamais revendiqué être un mastodonte du monde vidéoludique. Son classicisme fait qu'elle est la plupart du temps regardée froidement par tous ceux qui recherchent de nouvelles expériences.
Ceci dit, cela faisait finalement un bon bout de temps que je ne m'étais pas essayé à une série "classique" façon 16 bits, les standards actuels étant plus proches des Final Fantasy ou des Kingdom Hearts. La série fait si "déjà vu" qu'au final, ce genre de jeu se fait rarrissime et plus tellement "déjà vu" que ça. Paradoxal non?

Outre ces divagations et interprétations d'une véracité discutable, la série Ys a comme grand avantage d'être étrangement diversifiée pour un jeu qui a l'air de toujours nous sortir le même scénario. Chaque épisode possède sa particularité profonde :
Ys Eternal I & II, son ambiance à la fois ultra vieille et ultra jeune due à un scénario finalement très présent, la base de la série avec des personnages des plus attachants.
Ys III, le Adventure-of-Link-like, possède assez de particularités pour être retenu.
Ys IV PC Engine, pour sa mise en scène anime et pour ses graphismes 8 bits.
Ys IV SNES, pour être le vilain petit canard.
Ys V, pour n'avoir manifestement rien à voir avec les autres.
Ys VI, pour son tout nouveau système qui inspirera The Oath in Felghana (avec des magies supplémentaire, ce qui change pas mal la donne) et Ys Origins. (qui a l'air aussi particulier... Mais pas niveau gameplay)
Ys VII, pour un système graphique et de déplacement ENCORE différent qui promet également du tout nouveau.
En bref, impossible de traiter de la série d'un seul trait, il fallait détailler tous les épisodes...

Ys est également porteur de scènes franchement bien mises en scène qui méritent les félicitations. Mais finalement, ce qui est le plus agréable dans Ys, c'est ses boss épiques, et aussi son aspect "pas prise de tête", peu d'introduction, une histoire classique mais efficace, on est directement dans l'aventure sans devoir passer 3 jours dans notre village natal ou se taper une longue cinématique entrecoupée de dialogues. (euh... Généralement)
Certaines diront que c'est dommageable, je dis que c'est un choix. Privilégier les phases de jeu au scénario sans pour autant délaisser l'univers (qui est extrêmement cohérent entre tous les épisodes, c'est un vrai plaisir) est le choix adopté par Falcom. Il s'en sort à mon sens avec les honneurs et cette série est clairement des plus agréable à découvrir.


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A propos de Ys IV : Mask of the Sun (A-RPG) sortis en 1993 sur Super NES / Super Famicom

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