The Legend of Heroes Partie 1 : Spin off de Dragon Slayer   PAR Haganeren 






The Legend of Heroes


Décidément, Falcom est mon développeur du moment. Assez peu connu en occident et en particulier en France si ce n'est pour sa relative célèbre série des Ys, il s'agit pourtant d'un développeur de renom précurseur en matière de RPG.
Pourquoi si peu de reconnaissance? Parce que leurs jeux ont souvent jamais été localisé. (Ou de façon extrêmement sporadique)
Pourquoi ce manque de localisation? Parce que ce studio affectionnait particulièrement les micro-ordinateurs Japonais comme on en a jamais vu chez nous tel le PC 98.

Oui, beaucoup de monde était dessus dans le temps. Square, Konami... Au final, beaucoup ont décidé de migrer vers la Famicom (la plupart ont bien fait par ailleurs, vu comment ils sont devenu gros de nos jours) et certains, comme Falcom sont resté fidèle à cette plateforme.

Ceci dit, la plupart des premiers jeux Falcom (Dragon Slayer, Ys...) ont été porté sur une multitude de plateforme différente ce qui fait qu'il y'en a souvent au moins UNE qui a eu droit à une localisation. Le temps passant cependant, leur folie du portage s'est légèrement atténué (bien que toujours très présente) ce qui fait que nous sommes passé à coté de nombreux jeux pourtant considéré comme étant particulièrement intéressant.

L'une d'entre elle fut, durant une longue période : The Legend of Heroes.
A noter que The Legend of Heroes n'est en rien une série de must have absolu. Ce dossier a avant tout un but informatif et n'est pas vraiment porté sur le « Putain jouez y c'est trop bien ». (Sauf le VI... Putain jouez y c'est trop bien!)

Dragon Slayer : The Legend of Heroes


Faut chercher pour avoir des artworks digne de ce nom...


« The Legend of Heroes » est, à l'origine, un simple sous titre à la série des Dragon Slayer. Cette dernière étant précurseur en matière de RPG/A RPG, posant des bases avant même que Dragon Quest soit sortis! (Le premier Dragon Slayer est sortis en 1984... Et il est pas beau à voir...)

The Legend of Heroes, lui, est le septième épisode de la série des Dragon Slayer. Après Dragon Slayer, Xanadu, Romancia, Legacy of the Wizard (ou Drasle Family qu'il faudrait que je termine), Fexanadu et Sorcerian qui était euh pas vraiment toujours des vrais RPGs, The Legend of Heroes fait quelque chose de bien plus proche que ce que l'on connait... Et de ce qui existait à l'époque.

Dans les faits, la référence à l'époque de sa sortie (1989) devait être Dragon Quest III, The Legend of Heroes s'en distingue avec un scénario et un nombre de cinématique bien plus grand.


Le jeu sortis sous PC-88... Oui, ça commence à dater.


Que valait le jeu à l'époque? Et de nos jours?

Je ne fais pas la quête du dragon, je suis un pourfendeur de dragon, ah ah!

The Legend of Heroes est un Dragon Quest like, tout simplement. On pourrait même dire qu'il a été développé pour profiter du marché de Japonais n'ayant pas de Famicom ou Super Famicom et souhaitant jouer, malgré tout, à un RPG. L'univers est donc celui d'un banal Héroic Fantasy...Oh, même mieux que ça. L'héroic fantasy de nos jours, c'est tout de même pas tout à fait pareil que l'héroic fantasy d'antant!


La plupart des versions propose une cinématique d'intro à base d'image fixe.
La version PC Engine CD doit être la plus classe et possédant le plus d'animation.


Oui, là, The Legend of Heroes, c'est du bon vieux Héroic Fantasy comme on en fait plus, avec des royaumes, des monstres, des dragons bien planqués, même le chara design fait année 80! (En même temps, c'est sortis durant ce temps)

L'histoire est celle du Prince Rolant (Ou Selios selon les versions), bon fils à papa qui a réussi l'exploit d'avoir passé son enfance à défoncer du Slime Vert sans prendre le moindre niveau. (Bon, vous me direz les Slime Vert ça fait qu'un point d'XP... Mais même!)

En dehors de cela, alors qu'il vient d'apprendre la mort de son père, le roi, le royaume se fait attaquer par une troupe de monstre. Les membres du château se sacrifie alors pour laisser le Prince s'enfuir et ce dernier se devra d'aller demander des renforts dans le château voisin... Mais ces derniers sont moyennement amical...


J'avais rien de mieux à faire alors je suis venu sauver le monde.
Les motivations sont parfois un peu... moai1


Tu parles!

En dehors du scénario, assez banal au demeurant, on retiendra surtout qu'avant Final Fantasy IV, Falcom essayait déjà de donner une certaine importance aux personnages. (avec beaucoup moins de maitrise et peu de sentiment...) La solution opté par le développeur pour cela est de les faire énormément intervenir. Il y'a vraiment beaucoup de dialogues durant le jeu par rapport aux RPGs de l'époque possédant pour la plupart, des héros muets. C'est sans doute ainsi que The Legend of Heroes acquis sa réputation d'avoir énormément de scénario.
Je pense que c'est par ailleurs l'un des premiers RPGs à avoir des histoires de conflits de groupe. Chaque personnage a en effet une certaine personnalité et si elles apparaitront bien classique au joueur d'aujourd'hui, elles ont le mérite d'exister et de s'affirmer par rapport aux autres.

En fonction des situations par ailleurs, le « leader » du groupe changera ce qui pourra avoir des conséquences la réaction des gens.


C'est bien le première fois qu'on me dit très spécifiquement le niveau que je dois atteindre pour battre un ennemi...


A l'aventure, compagnons!

The Legend of Heroes n'est pas le monstre de cohérence qu'il deviendra par la suite mais on remarquera malgré tout un certain effort fait là dessus. La géographie et la politique sont assez travaillé et les dirigeants de chaque royaume connaissent bien ceux des royaumes voisins. Il s'agira un peu d'une grande famille entre tout ces nobles... Comme en vrai.

Le jeu sera découpé en chapitre ce qui permet d'avoir une véritable impression d'avancer dans une histoire. Le jeu est donc assez dirigiste et les quêtes annexes (si on peut appeler « quête » le fait de parler à deux personnes dans le bon ordre) sont très peu nombreuse. Un autre détail amusant et de voir que, une fois le grand méchant du chapitre détruit, on peut se promener un peu partout dans le monde que l'on connait sans avoir à se soucier des combats aléatoires... Puisque tout les monstres se sont enfuis.


Une bonne chose de faite!


Enfin, je dis « combat aléatoire » mais ce n'est pas vraiment le cas. Les monstres existent « physiquement » sur la carte mais ils sont invisible donc les combats paraissent de prime abord aléatoire. Un objet cependant permet de rendre tout le monde visible aux yeux du joueur ce qui permet de les éviter relativement facilement.

A toi, A moi, A toi, A moi

Les combats sont dans la plus pur tradition d'un Dragon Quest. Les monstres sont vu de face et c'est chacun son tour que chaque personnage attaquera. En dépit de cela, The Legend of Heroes parvient à tirer une épingle de son jeu en proposant certains combats particulièrement réussi en terme de stratégie. Entre les monstres qui vous endort pour mieux vous achever, les boss qui se soignent à tour de bras et qu'il va falloir tout de même achever, certains ennemis qui parviendront, sous certaines conditions à devenir impossible à battre ou les très classiques ennemis faible contre une magie bien particulière, il faudra des fois un peu user de sa cervelle pour comprendre comment s'en sortir. Bien sûr, la grande majorité des combats sont tout ce qu'il y' a de plus banal mais avoir ce type de changement de temps à autre fait vraiment du bien.


Mais ARRÊTE de te soigner! Y'a un truc ou quoi?
Bah... Oui...


En dehors de cela, j'ai été assez surpris de voir que le jeu, malgré son grand âge avait une courbe de difficulté plutôt bien gêré. Il y aura peu besoin de grinder comme un taré pour parvenir à vaincre les ennemis de la zone suivante (Ca serait bien ennuyeux par ailleurs, puisque tout les ennemis disparaissent dans les contrées que vous sauvez...) et le jeu s'enchaine donc sans trop grande frustration... Bon... C'est pas non plus hyper simple non plus, il arrivera sans doute souvent que le joueur se fasse démolir par un ennemi ou un boss. Contre cela Falcom a intégré une option après la mort permettant de recommencer le combat depuis 0 ou de fuir le combat pour le reprendre plus tard. (Oui, même les boss, mais la scène cinématique recommencera évidemment)

The Legend of Heroes est donc étonnamment accessible.
Le système de magie, enfin, est assez simple : vous êtes limité à transporter 8 magies sur vous et pas une de plus. Vous rencontrerez au cours de votre aventure beaucoup de personne connaissant un certain nombre de magie. Vous pouvez en prendre sans payer n'importe laquel mais pas plus de 8 sinon, il faudra virer une qui existe déjà.
Inutile de préciser qu'il est parfois extrêmement frustrant de se débarrasser d'une magie. Chercher une magie en particulier car on se dit que ça marcherait peut être pas trop mal sur le boss du moment et donc aller voir tout les bonhommes magiciens partout dans le monde peut être aussi assez pénible. Heureusement, un sort de téléportation nous facilitera grandement la tache.


Il est assez peu facile de s'y retrouver dans la carte du monde...


Versionning

The Legend of Heroes fut porté sur un nombre assez conséquent de plateforme. Il sortit donc pour la première fois sur PC-88, X68000, MSX et un peu plus tard : PC-98.
Les versions sont globalement identique à quelques détails graphique près. Il est à noter que comme la plupart des RPGs sur micro-ordinateur. (Ceux auquel je me suis essayé en tout cas) Le scrolling est absolument ATROCE allant de a-coup en a-coup. C'est à se demander comment on arrive à faire des shmups potable sur la console! (J'ai pas essayé la version X68000 ceci dit. Au vu du Castlevania qui est sortis dessus, j'ose espérer que le scrolling y est plus propre)

Le jeu reçu également deux conversions sur des consoles un peu plus connu de l'occident : La SNES et la Mégadrive.


La version SNES est juste atroce graphiquement, on croirait de la NES... Et en plus les couleurs sont vraiment fades.
Son seul avantage est d'être l'une des seuls versions à avoir des backgrounds en combat.


La version Mégadrive a été reprogrammé par Sega et il s'agit sans doute du portage le plus joli. Les sprites ont été refait et sont plus gros. Le concept d'avoir le jeu sur une minuscule fenêtre si propre aux RPGs sur Micro-ordinateur a été rayé de la carte. (Ouf) Et on voit la map en background de combat ce qui, même si ça fait cheap, permet au moins de ne pas se battre dans le noir complet!


Dommage que la version Mégadrive ait eu la bonne idée de mettre ses dialogues sans fenêtre ce que je trouve personnellement illisible!


Enfin il reste la version PC Engine CD, celle qui a été montré tout le long de ce test. On a pas le choix, c'est la seule version sortit en anglais!
A noter que tout comme beaucoup de jeux PC Engine CD, il y'a des voix. Oui, des voix dans un jeu qui ressemble à de la NES, c'est assez particulier mais c'est marrant.
Encore plus marrant c'est le doublage US atroce moai1. A croire qu'ils ont pris l'équipe de nettoyage du bâtiment pour faire les voix! (Une équipe intégralement Britannique vu l'accent...) La voix du héros, en particulier, avec son petit air suffisant sans la moindre expression est franchement raté. Le grand méchant est assez cliché mais ça passe.

Il est aussi assez pénible de se demander qui parle. Il n'y a qu'une seule fille donc elle, on l'a repère mais entre le prince et ses acolytes, on s’interroge souvent sur qui cause. Tout aurait été plus intelligent si les voix étaient sous-titré avec le nom de qui parle à coté mais non. Soit on écoute les voix, soit on désactive les voix et à ce moment là, on a du texte. Au choix!


Là vous ne le voyez pas, mais tout le monde s'engueule. moai1


De façon général, quand bien même les voix sont clairement raté, le scénario ne valait de toute façon pas grand chose pour commencer. Il est sympas à suivre mais rien de plus. Donc ne désactivez pas les voix, c'est une franche partie de rigolade!

La traduction, quant a elle, est plutôt réussi (autant qu'une traduction de jeux 8 bit pouvait l'être dans le temps en tout cas) et les musiques remixés sur CD sont vraiment agréable et permettent d'accélérer les combats via émulateur sans bousiller les musiques, cool! L'OST était de toute façon dans toute les versions, assez agréable sans être mémorable.

Enfin il existe une version PLaystation et Saturn qui ne sont rien de plus que des portages ratés. Avec des animations encore plus naze que celle du PC-88 d'origine (faut le faire!) et avec des motifs un peu plus fade. (Mais la version SNES reste plus pourri)
Son seul véritable intérêt réside dans sa bande son de haute qualité mais dont les remixes ne valent pas celle du PC Engine CD.
Ah, ces remakes réunissent dans le même CD The Legend of Heroes 1 et 2 ce qui est pas mal du tout en soi.

Final Legend of Quest

Quand bien même le jeu s'est très clairement inspiré de Dragon Quest. Falcom a réussi à tirer son épingle du jeu au point où le jeu soit de temps à autre considéré comme un véritable classique.
Sans grand attrait pour le joueur actuel, il n'en demeure pas moins un RPG 8 bit avec assez de qualité (Difficulté bien dosé et pas horrible, quelques stratégies sympas, les voix sont funs) pour pouvoir être intéressant. La durée de vie n'excédant pas la quinzaine d'heure.


Dragon Slayer : The Legend of Heroes II


C'est bien le fils de son père.


The Legend of Heroes II est la suite direct du premier opus. On y incarne Atlas, le fils du héros précédent qui s'est marié en bonne et due forme et force est de constater que le fils ressemble pas mal au père. (Au point où j'ai dû aller voir sur Wikipédia pour me rendre compte que c'était le fils...)


Les morts du premier opus sont suggéré via des tombes. En dehors de ça, le royaume est reconstruit (Version PC-98)


L'aventure montrerait de mystérieux hommes en tenue spatial qui aurait débarqué près de la capital. Bien sûr, les habitants et Atlas le premier songent à eux comme étant des monstres. Qu-en est-il vraiment, ça, je ne pourrais le dire... Le jeu est en Japonais sous toute ses versions, même PC Engine CD.

C'est d'autant plus bête que le jeu semble être sortis sur le même nombre impressionnant de plateforme que le premier opus. La version SNES est plutôt joli (et n'a donc rien à voir avec le foutage de tronche qu'était le premier) alors que la version Mégadrive possède les même caractéristiques que pour le premier opus. (écran de jeu large, map en tant que background, écriture sans fenêtre... etc)

Meilleurs mais on ne le saura pas

Je ne suis pas allé très très loin dans le jeu donc je ne saurais vous expliquer si le système de combat a changé. Ceci dit, il est assez étonnant de voir que le jeu sous sa version PC-98 est globalement plus coloré que la version PC-Engine du 1. Les graphismes se sont donc grandement amélioré. On voit à présent les ennemis sur la carte par défaut (au lieu d'avoir besoin d'un objet pour ça) et, plus cool, les ennemis ont maintenant un peu d'animation pour donner un peu de vie aux combats. En revanche, honte à Falcom, le background est toujours noir dans ces moments là...


On voit tout de suite plus de détail dans cet endroit pourtant déjà présent dans le 1 (Version PC-98)


La dernière Légende.

Au final à l'heure actuel, tout les The Legend of Heroes ont été traduit jusqu'au First Chapter du 6... Avec plus ou moins de qualité (généralement moins comme nous le verrons par la suite...) mais en tout cas traduit.
Cet opus numéro 2 est donc l'unique a n'avoir toujours aucune traduction... Et à mon humble avis, il n'en aura jamais. Dommage, je me demande bien ce que Falcom aurait pu dire sur des mecs en cosmonaute qui débarque dans le pays d'Héroic Fantasy le plus banal qui soit...


Le choc des civilisations, c'est pas pour tout de suite... (Version Mégadrive)


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A propos de Dragon Slayer : The Legend of Heroes (RPG) sortis en 1992 sur PC-Engine / TurboGrafx-16

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