Les Castlevanias Game Boy   PAR Haganeren 





The Castlevania Adventure





Les Castlevanias sur GameBoy

Les trilogies GBA, DS, la trilogie originale NES, le célèbre Castlevania IV ou Symphony of the Night. Tant de jeux qui sont au cœur de tout fan de chasseurs de vampire. Même les épisodes PS2 voir Nintendo 64, bien plus critiqués sont suffisamment connu pour faire l'objet de débat variés. Il existe cependant une trilogie de Castlevania assez oublié, celle distribué sur la première console portable à cartouche de Nintendo : La fameuse GameBoy. Quel injustice ! Que nous réserve cette trilogie de jeu souvent décrié comme médiocre auprès des différents fans.




The Castlevania Adventure


Version : Anglaise
Développeur : Konami
Sortie : 1989
Plateforme : Game Boy
Genre : Action/Plateforme

1989, sortie de la GameBoy. On voit que Konami y croyait depuis le début puisque le jeu sort à peine 6 mois après la commercialisation de la GameBoy, au Japon. (Et était disponible limite dès le line-up européen) Il est connu comme étant probablement l'un des voir LE pire Castlevania « action/plateforme » ayant jamais été fait.... Rien que ça.

Seulement, il est sortis après Castlevania II sur NES donc la série était sans doute dans une passe assez difficile ce qui excuse un peu son statut... Regardez, il commence bien pourtant, c'est l'histoire de Christopher Belmont qui doit péter la tête à Dracula. Génial ! Testons un peu ce pauvre jeu incompris.

Action Vampire

Bon, pas si incompris que ça en fait... Les Castlevanias jusqu'à présent ont jamais été un canon de rapidité mais là, c'est prendre le concept un poil trop au pied de la lettre ! Alors mon truc, personnellement, c'est d'y jouer plutôt sur émulateur et de mettre du wide screen qui étire les pixels, on a l'impression d'aller plus vite !

Nan, au delà de ça, la maniabilité n'est vraiment pas bonne. Le fouet de notre ami Christopher Belmont, semble encore plus lent que d'habitude et le saut pas réellement fantastique non plus. Le personnage est plus grand à l'écran, sans doute pour qu'il soit visible sur la GameBoy et les sauts paraissent donc plus bizarre que dans la version originel. Il y a des détails extrêmement lourdingue comme le fait qu'une fois que l'on tape au fouet debout on ne peut pas se baisser avant que le fouet revienne alors que c'est possible de passer de l'état baissé à debout tout en frappant peinard.


Des boules de feu, super !... Tant que ça dure...

Mais surtout, les contrôles sont particulièrement raide et le fouet semble également très lent. Cela implique d'anticiper bien plus les adversaires que dans un Castlevania habituel et nous verrons par la suite que ce n'est pas si simple... Avec ça, le système d'upgrade de fouet a changé ! A son niveau maximum, le fouet tire des boules de feu ce qui donne une sacré attaque à distance ! Pour compenser cela, les développeurs ont cru bon de faire rebrousser l'arme de « niveau » à CHAQUE fois que l'on se fait toucher...

Alors ok, c'est vrai que dans un Castlevania classique, tu te baladais très rarement avec le fouet simple et tu trouvais immédiatement au moins une upgrade. Du coup, on peut penser que le fouet simple sert tout bonnement à rien. Ce système a au moins l'intérêt de mettre le système d'upgrade au centre de votre stratégie vu qu'un ennemi qui se bat en 2 coups de fouet LV3 s'en bas en 8 au niveau minimum ce qui est infaisable sans prendre de coup !


J'ai le pire fouet du jeu et si je m'éloigne trop de lui pour esquiver ses coups il respawn.
A l'aide !

Vous me direz, suffit de ne pas se faire toucher non ? Oui mais...

Portable Despair

Honnêtement quand j'ai commencé le jeu, je n'ai pas trouvé les défauts si choquant que ça. Oui c'est un peu lent, oui les contrôles sont un peu retord, oui faut faire gaffe par rapport au fouet... Mais bon ça se jouait et ça restait sympathique...

Mais voilà, le jeu ne consiste qu'en 4 misérables niveaux, du coup la difficulté est plus ou moins réglé comme ceci :
Level 1 : Supra Easy
Level 2 : Moyen
Level 3 : Chaud
Level 4 : Ultra Over Deadly Hardcore of the Ultimate.

Bref, la bonne vielle technique de faire un jeu ultra dur quant on veut pas que le mec se rende compte qu'il a foutu son argent dans une durée de vie famélique... Là, c'est un peu porté au niveau extrême avec notamment un Level 4 à en faire pâlir Mountain Path de Castlevania 3 remplis de pattern à retenir, 4 checkpoints et 3 vies pour tout faire dernier boss inclut. Yeah !

Et c'est dans ces deux derniers niveaux (qui ont constitué 80% de mon temps passé sur le jeu) que les défauts de maniabilité deviennent juste à PLEURER. Que ce soit ces ralentissements exaspérants lorsqu'il y a plus de deux ennemis sur l'écran, les défauts mentionnés plus haut ou cette pure hitbox mal foutue, vous allez rager sur les derniers niveaux !...


Nan mais D'OÙ je me fais toucher là ?

… J'ai peut être pas été clair... Mais euh, vous allez VRAIMENT rager et perdre votre temps sur un jeu dont je ne pensais que du bien au début et qui m'a vraiment dégoutté pour le coup. A l'époque, c'est vraiment très très très très mal passé... Et les mecs ils étaient habitués à des jeux bien plus dur qu'aujourd'hui en 1989. Le système de continue est assez classique dans le fond, 3 vies avec checkpoints dans le niveau et un GameOver oblige à recommencer tout le niveau. Mais les niveaux de Castlevania Adventures ont une certaine tendance à être plutôt long.

Transylvanie 8 bits

Il y a des jeux où l'on persiste à jouer uniquement pour leur ambiance. Et Castlevania est notamment connu pour en posséder une vraiment épatante ! Les graphismes sont donc quelque chose qu'il est encore moins conseillé de rater qu'un Mario ou un Megaman. Malheureusement, les jeux de la première génération Game Boy n'était pas bien beau et celui ci ne fit pas exception. Même à l'époque de la sortie, les reviews le décrivaient comme particulièrement peu somptueux d'un point de vue graphique ce qui est assez dommage en soi. En réalité je pense que le jeu n'a pas de si mauvais graphismes notamment niveau background, mais Castlevania a une atmosphère tellement ancré dans son ADN que le peu que l'on voit ici n'est clairement pas suffisant.

Autant dire que l'ambiance qui avait fait le succès du premier Castlevania en prenait un sacré coup, même les boss sont dans le fond bien moins cool que ce qui a été présenté lors du premier opus et je ne parle même pas des « subweapon » qui ont toujours été présente tristement absente de cet opus. Mais croyons le ou non, tout n'est pas à jeter dans cet opus.


J'adore ce gimmick du Level 3 qui fait se rapprocher le sol et le plafond pour écraser le joueur.
La lenteur du personnage est ici véritablement source d'amusement vu qu'on veut se dépêcher avec ce timer très visuel.

L'ambiance, notamment, est sauvée par la légendaire OST des Castlevania. Il semblerait que décidément, que ce soit le 2 ou celui ci, autant le 3 a dû se faire attendre pour que Castlevania soit définitivement synonyme de qualité, autant les mélodies ont toujours su démarquer et être particulièrement mémorables.

Donc oui, les 4 stages présentent tous des thèmes particulièrement entraînants (Battle of the Holy, Death Fair) ou plus sombre (Darkness). Notons cependant une musique de boss un peu wtfesque pour le coup. Mais de manière générale, la musique était bien l'une des rares choses pour me réconforter dans ce jeu de fou.

Light in the box

Ce n'était cependant pas la seule, en effet il y a un peu de lumière au bout du tunnel. Si les programmeurs ne maîtrisaient de toute évidence absolument pas la machine de Nintendo et que le jeu a été tellement rushé que seul 4 niveaux ont pu être produit, quitte à augmenter la difficulté au maximum pour les derniers, il faut bien reconnaître de très bonnes idées de la part des développeurs qui deviendront pour certaines une sorte de « marque » pour la trilogie mal aimé des opus Game Boy.

Typiquement, le coup de la boule de feu sur le fouet est une plutôt bonne idée. (même si cela fait un pauvre remplacement pour les subweapons) Ensuite, l'écran de la GameBoy et sa faible mémoire oblige les développeurs a penser leurs Level Design en plus compact. Fini les escaliers, voici des cordes ! Ainsi, beaucoup de passage sont pensé en terme « d'épreuve plateforme » organisé sur un écran sans scrolling ce qui est assez particulier compte tenu de la série... Mais pas désagréable.


Ne nous y trompons pas, Konami sur GameBoy était clairement sur la corde raide.

Le jeu se permet même d'être particulièrement inventif sur les pièges que rencontrera le joueur. Les ponts s'effondre, les plafond se rapproche, les lances sortent des murs et servent de plateforme bref, les développeurs ont vraiment l'air d'avoir voulu tout faire pour que chaque niveau soit mémorable, quitte à en avoir si peu et ça, c'est juste vraiment cool.

Worst Classic Castlevania Ever ?

Sûr, Castlevania Adventure ne possède pas que des défauts, son OST et ses bonnes idées lui permettent de se dégager quelque peu du fond du gouffre... Cependant il faut reconnaître qu'on prend peu plaisir à manipuler notre personnage, surtout à notre époque et même en comparant avec l'épisode NES. Les ralentissements sont vraiment insupportable et un grand nombre de petit défaut entachent la maniabilité.
Histoire d'arranger le tableau, la difficulté des derniers niveaux ne font pas dans la dentelle pour dégoûter le potentiel joueur. Oh, il est vrai qu'à l'époque, on jouait plus aux jeux pour... Ben... « Jouer » que pour véritablement les finir.

Mais de nos jours cependant, il restera pour beaucoup le mouton noir de la série des Castlevania.



Dans un monde alternatif où les contrôles seraient bon, les épreuves de plateforme comme dans cette salle aurait pu être un plaisir... Mais hélas...


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A propos de The Castlevania Adventure (Action/Plateforme) sortis en 1989 sur Game Boy

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