Nintendo DS   Harvest Moon : Island of Happiness   Gestion   2007  PAR Drake 




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A l'occasion du dixième anniversaire de la série Harvest Moon, Natsume nous balance son dernier-né sur la portable à double écran de Nintendo. Fidèle à la saga, ce volet nous propose toujours d'oublier notre quotidien de citadin pour nous occuper d'une ferme virtuelle. Au menu de cet épisode, le meilleur de Harvest Moon, toutes versions confondues !

Ceux qui ont déjà joué à un épisode de Harvest Moon, que ce soit sur console de salon ou sur portable, savent à quel point cette série est particulière dans le monde vidéoludique. En effet, il n'est pas question ici de sauver un monde à la merci d'un tyran démoniaque, ni de sauter de plate-forme en plate-forme à la recherche d'une princesse, encore moins de dézinguer des zombies dans un manoir lugubre. Non, dans Harvest Moon, le seul but à long terme sera de gérer une ferme. Oui, une ferme, avec tout ce qui va avec, à savoir principalement les plantations et les animaux. Mais ce n'est pas tout, loin de là ! Il vous faudra également entretenir des relations amicales (ou pas) avec le voisinage, vous occuper de votre économie en revendant vos produits (issus d'une agriculture totalement biologique !), ou même encore trouver l'âme soeur ! Plus qu'une simulation rigolote, Harvest Moon est en réalité un jeu de gestion aussi attrayant que profond, qui saura vous tenir éveillé devant vos deux écrans de longues heures, pour peu que vous soyiez enclin à démarrer une nouvelle vie.



Une de vos éventuelles conquêtes amoureuses...


La série des Harvest Moon a fait ses débuts au Japon sur Super Famicom (la SNES) en 1996. Depuis, près de 25 épisodes ont vu le jour sur différentes consoles, qu'ils soient sortis uniquement au pays du soleil levant, ou bien qu'ils aient mis un pied en Europe. Dans la plupart de ces volets, le « scénario » vous faisait incarner un citadin blasé, désireux de s'offrir un bol d'air pur, et ayant l'occasion de reprendre les rênes d'une ferme à l'abandon, le plus généralement située dans un petit coin bien tranquille. Dans cet opus DS, rien de tout cela ! Comme son nom l'indique, Island of Happiness prend place sur île, en fait une île déserte, sur laquelle votre personnage (un garçon ou une fille, vous décidez au début de l'aventure) et quelques autres infortunés accosterez à la suite d'un naufrage. Plein de bonne volonté, vous accepterez de vous occuper de la ferme délabrée qui a été aperçue sur l'île (heureusement, sinon vous auriez fini dans Lost in Blue...), tandis que les autres personnages vous fourniront vos premières graines afin de faire vos débuts.


Vous voilà donc parti pour faire vivre votre petit établissement et ainsi aider à faire de la petite île déserte une grande île marchande et attrayante pour des visiteurs. Et il en viendra, des visiteurs ! Assez pratiquement, ces nouveaux arrivants vous seront toujours utiles à quelque chose : marchands, personne qui s'occupe de vendre vos récoltes, ou encore un contact qui vous permettra d'acheter des animaux. Ne croyez pas que vous allez chômer ! Entre planter des graînes, les arroser régulièrement, enlever les mauvaises herbes, les rochers et les branches qui parasitent votre champ, vous occuper de vos animaux, les bichonner, traîre la vache, aller faire coucou au petit poussin... bref, vous ne vous ennuierez pas. En réalité, les journées défilant très rapidement dans le jeu, il vous sera bien souvent très difficile d'effectuer toutes les tâches que vous vous étiez fixées en un seul jour, ce qui, reconnaissons-le, peut parfois être énervant. Mais assez parlé du concept, vous le découvrirez bien par vous-même au cours de vos pérégrinations (c'est d'ailleurs aussi en cela que le jeu est intéressant). Passons maintenant aux aspects plus techniques du soft.



Les nouveaux habitants de l'île vous seront souvent d'une quelconque utilité.


Les deux écrans de notre chère portable sont bien évidemment mis à contribution. L'action (on va l'appeler comme ça, à défaut de mieux...) se déroule sur l'écran tactile, tandis que l'écran supérieur montre en permanence la carte des lieux, avec l'emplacement des endroits utiles et des PNJ. Notre petit fermier se déplace à l'aide du stylet, de la même manière que dans Animal Crossing ou encore Zelda Phanthom Hourglass. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il suffit de maintenir le stylet dans une direction pour que le personnage s'y rende. Mais ce qui étonne, et qui est surtout regrettable, c'est qu'aucune alternative n'est possible au niveau de la maniabilité. En effet, impossible d'opter pour une combinaison croix directionnelle/boutons pour les déplacements. On se retrouve donc obligé d'utiliser le stylet, et force est de reconnaître que cela engendre des imprécisions. En effet, il n'est pas rare de se tromper de case lorsque l'on veut planter une graine ou encore arroser un plant. Un petit défaut, certes, mais qui fait bien souvent perdre du temps (qui, vous l'aurez compris, est précieux dans ce jeu). Hormis ce petit manque de précision, les déplacements restent rapides et fluide, et quand il s'agit de se déplacer d'un point à un autre, la maniabilité est tout à fait agréable.



Le contenu de votre sac.


Voyons maintenant tout ce qui concerne la plastique du titre : l'aspect graphique. Allergiques au kawaï, passez votre chemin ! En effet, que ce soit les personnages, les lieux, ou les animaux, tout est réalisé dans un style cartoon très enfantin. Le jeu est donc très mignon à regarder, et les animations des personnages en 3D sont plus que correctes. De plus, quand on engage la conversation avec un autochtone, un petit portrait apparaît, toujours dans un style bande dessinée très coloré et très « mimi-tout-plein ». Trop peut-être ? En fin de compte, pas vraiment. Pour ce genre de jeu, il n'y a aucun intérêt à avoir des super graphismes photoréalistes en 3D vue de derrière. Le style graphique colle parfaitement à l'ambiance bon enfant du jeu, et à ses prédispositions à la non-violence. Bien sûr, l'immersion est moindre que dans une version sur console de salon, mais l'essence du jeu est bien là.



Un exemple de ferme bien développée.


L'ambiance sonore, elle aussi, contribue à la saine ambiance du jeu. Les mélodies sont tantôt douces, tantôt entraînantes, et le tout garde cette fraîcheur typique de cette série, qui a le don de nous relaxer et de nous mettre de bonne humeur, même quand on y joue qu'un petit quart d'heure. Enfin, ce qui fait la force de ce jeu, ce sont tous les petits détails qui ponctuent le ryhtme du soft, ne laissant aucun temps mort, et, malgré ce que l'on pourrait penser au premier abord, peu de place pour l'ennui. Ces petits détails sont par exemple le fait de s'occuper de la plupart des animaux avec le stylet, via un zoom sur l'animal en question. Caresser les poules ou les moutons, traire la vache, toutes ces actions se font grâce à des mini-jeux qui rompent la routine des journées du jeu. Ou encore les évènements de l'île qui se déroulent régulièrement, comme des concours mettant en jeu la qualité de vos récoltes, ou la beauté de vos animaux. Citons enfin la possibilité de mesurer vos talents d'agriculteur à ceux d'autres joueurs via la connexion Wi-Fi Nintendo, et vous obtenez un titre joyeux, riche et passionnant, à la durée de vie quasi-infinie pour ceux qui accrochent vraiment. Et ceux qui pensent ne pas accrocher, je ne peux que vous conseiller de l'essayer !



Un de ces détails un peu idiots mais amusants ^^


Bref, une fois encore, Natsume nous a livré un pur Harvest Moon, mais ici condensé des meilleurs aspects de la série. Les petits problèmes de maniabilité (d'ailleurs récurrents dans Harvest Moon) s'oublient vite au profit de la profondeur du gameplay servi autour d'un univers attachant.


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