PlayStation   Xenogears   RPG   1998  PAR Weldar 




Xenogears



Xenogears... Les premiers échos que j'ai eu quand je me suis intéressé à ce jeu allaient dans le style : « BGE », meilleurs scénario de J-RPG...etc.
Vu comme ça, forcément le jeu m'intéressait. J'avais une furieuse envie de voir ce fameux Xenogears tant adulé et donc, ça c'est fait. Le jeu méritait-il toutes ces éloges ?
Pour la petite histoire, ce jeu édité et développé par Squaresoft dont on peut s'amuser à citer le grand nom du chef du projet, Tetsuya Takahashi. Le développement fut calamiteux en raison de la pression de l'éditeur et le jeu sortit finalement en 1998, seulement au Japon et aux USA.
Par ailleurs, on parle de Xenogears... On a sans doute entendu ce son « Xeno » sur d'autres montures... Les Xenosaga et le récent Xenoblade entre autre. Cependant, ces jeux ont de lien que le Xeno. On n'a donc pas réellement affaire à une série.


Shevat, la magnifique cité volante. Il est amusant de noter que pivoter la caméra sur 360 degré est indispensable pour se déplacer correctement. ///// Enfin ! C'est le véritable début de l'aventure. Le personnage de Fei a tout de même une bonne bouille.



Un scénario et un univers qui décapotent.

Xenogears... S'il existe bien un aspect du jeu où il faudra se concentrer, c'est bien son histoire. Et c'est bien ce scénario qui caractérise le jeu par sa très grande mise en valeur. Pour ainsi dire, on est plus confronté à un roman qu'un jeu pour « s'amuser de manière décontractée », grossièrement... Mais attention, je ne dis en aucun cas que le jeu n'a pas de gameplay et qu'il n'est pas plaisant. Il est néanmoins nécessaire de bien expliquer que le but de Xenogears est de nous faire vivre une histoire très riche et adulte. Faites gaffes, je sors la masse si on veut se servir de ce RPG comme du plaidoyer ultime pour critiquer la linéarité des J-RPG par exemple... et oui, ce jeu est très dirigiste, mais osef.

Nous y arrivons sur le point qui nous intéresse... La trame de Xenogears est très vaste et trop complexe pour être raconté à travers un paragraphe. Ceci dit, je vais le faire quand même pour la bonne cause.
Au lancement d'une nouvelle partie, on est devant un écran noir où se dessine ces mots : I am the Alpha and the Oméga….... L'un des thèmes clés du scénario qui sont la religion et l'évangile se dévoilent de manière floues...
On enchaîne immédiatement avec une cinématique sous forme d'anime de très bonne facture. L'ambiance nous pose dans un vaisseau spatial, Eldridge, dont les alarmes rompent le silence de l'espace. Le commandant et l'équipage du vaisseau perdent le contrôle de la situation face à une chose qui dévaste l'intérieur du bâtiment. L'évacuation est donnée, seul le commandant reste à bord après avoir donné l'ordre d'autodestruction. Le visage qui semble lourd de culpabilité, il regarde une dernière fois une photo de sa femme et de sa fille avant que le vaisseau spatial explose.
On a l'impression que personne n'a réussi à échapper au drame au final. Les débris du vaisseau s'écrasent sur une planète qui semble vide de toute vie... C'est alors que nos regards se concentrent sur une chose au milieu des ruines : elle, une femme nue à la longue chevelure, regardant l'océan lointain... Un passage symbolique.
Après cette somptueuse cinématique, on assiste cette fois-ci à un texte qui défile. On est presque surpris à ce moment-là, car le thème traité n'a rien à voir avec ce qu'on venait de voir...
On raconta que sur Terre, une guerre de cent ans secoua le monde qui opposa Kislev et Aveh... Kislev était soutenu par le Gebel, l'État de Solaris, ce qui faisait basculer la balance du côté de Kislev pour remporter cette guerre... Les raisons de cette guerre demeure encore inconnue aujourd'hui...


Quelques cinématiques accompagnent le jeu comme ces morceaux du passé sanglant d'Elly. //////// Citan à l'attaque !! Yaaah ! Hum hum... Il suffit d'appuyer sur les bonnes touches et on déclenche une superbe attaque. Huhuhu.


Cette fois-ci, on passe encore à autre chose et on entre dans le vif du sujet. On incarne un certain Fei Fong Wong, un jeune peintre passionné d'arts martiaux, qui mène une vie tranquille dans le village de Lahan. Malgré sa vie paisible, ce personnage est parcouru de mystères sur son passé à cause de son amnésie. Il aurait été emmené il y a trois ans dans ce village et il ne se souvient plus de rien de ce jour et de la période qui la précède...

Fei part rendre visite à son ami le docteur Citan Uzuki pour les préparatifs d'un mariage. A son retour, le village est attaqué par des Gears (des Mechas). Fei parvint à prendre le contrôle d'un Gears qui était inoccupé pour défendre le village... C'est alors qu'il est attaqué par des flashs de son passé, ou autre choses... On le retrouve ensuite dans le cockpit du Gears, lâchant un sourire malsain avant de déclencher une gigantesque explosion dévastant les Gears ennemis et le village... Ne comprenant pas ce qui lui est arrivé et comment il a pu faire ça, il est chassé par les survivants, considéré comme responsable des morts et de la destruction du village. Fei se dirige au loin vers une forêt, seul et lourd de remords, pour ne plus causer d'ennuis. C'est là qu'il tombe sur une Gebler, une jeune femme du nom d'Elly Van Houten, qui serait la responsable de l'attaque du village. La fille menace Fei de son arme, mais la situation change quand Fei la sauve juste après d'un monstre... L'ambiance semble se calmer. C'est alors que Citan arrive et que le scénario commence réellement.


Il y a des décors qui sont fascinants dans Xenogears et la mise en scène est parfois réussie. ////// Cela fait du bien d'être sur la map de temps en temps, une sorte de léger symbole de liberté dans le jeu. Notons que peu de lieux sont disponibles à la fin du jeu. Ups.



"C'est quoi ton Gears à toi ?" "Moi c'est le dernier Gears dernier cri de chez Apple." "Ah ouais trop cool."

Cela fait beaucoup de choses décrites pour seulement raconter le début du jeu. Serais-je allé trop loin, trop de spoils à faire fuir un Haga ambulant ? Ceci dit, je me défends en déclarant que ce n'est que l'introduction du jeu, le moteur du départ de Fei qui le fera voyager (plus ou moins) dans le monde... C'est à partir de ce moment-là que le scénario va réellement débuter et se complexifier, car avouons-le, le départ de Fei n'est pas spécialement original, mais on peut mettre en valeur la dureté des événements et les profondes réflexions faites dans cette partie... Mais on est encore loin des nombreux événements qu'il y aura, de l'introduction de nombreux personnages et d'une grande concentration de dialogues portant de nombreuses réflexions psychologiques et philosophiques. L'histoire de Xenogears mérite amplement d'être vécue et elle est bien longue (plus d'une cinquantaine d'heures en ligne droite).

Bon, ce n'est pas tout de parler que du scénario dans un C-RPG, il faudrait parler un peu plus du gameplay.
En premier lieu, c'est classique pour un Classical (pléonasme?). Les combats sont aléatoires, mise à part dans certaines situations où on a un combat à des endroits précis, ou encore quand les ennemis sont visibles et nous courent après... Jusqu'ici, c'est sans surprise pour le genre...
C'est là qu'on arrive à l'une des grandes particularités de Xenogears en matières de combats. Tout d'abord, il y a deux moyens de déplacements durant les donjons ou sur la map (en dehors de l'habituel airship pour les gros déplacements) : à pied et les Gears. Deux moyens de déplacements et deux styles de combats qui sont différents.

Je pense qu'il vaut mieux commencer par l'un des modes que de traiter les deux en même temps pour des soucis de lisibilité. On va commencer à pied. Les combats sont sans surprises encore une fois : au tour par tour et les différentes options qui nous sont offertes lors du combat le sont encore moins. Subtilité, les personnages attaquent quand leur jauge Time est remplie. On voit ensuite une jauge AP qui se vide quand on attaque, mais elle diminue en fonction de la force des coups. En effet, quand on attaque de manière brute, on peut faire des combinaisons de différents coups du faible au fort et selon la puissance du coup, l'AP descend donc plus vite. C'est une sorte de système de combos où on enchaîne différents attaques avant que la jauge AP soit vide. En fonction de la montée en puissance du personnage, on débloquera des puissantes attaques qui se déclenchent si on fait une combinaison de coup précis. Notons que ces puissants coups ne consomment pas de PM et quand on arrive à un certain stade, on ne cessera d'utiliser que ces puissants coups pour en venir rapidement à bout des monstres et des boss, enlevant ainsi un peu le piment des combats. Ceci dit, pour les combats aléatoires, je comprends l'envie d'en finir vite, mais contre les boss... Heureusement, que certains boss nécessitent un petit peu de stratégies.

De plus, on peut spammer par ces puissants coups, mais utiliser la même stratégie nous empêche d'apprendre de nouvelles techniques si on ne tente pas de nouveaux coups. Il y a tout de même des techniques variées, mais on sera souvent tenter d'utiliser la même stratégie qui marche si bien.


Il y a des fois où on se sent puissant comme le montre ce monstre qui va subir un destin atroce, ou des fois où on se sent comme une fourmis face à un géant... Il vaut mieux rester au chaud dans son Gears. moai1



"Boum... Quand votre moteur fait Boum... la dépanneuse Simound... viendra vers vous en vitesse... quand votre moteur fait Boum...."

J'en viens ensuite aux combats dans les Gears. Le système est différent du « à pied » à première vue, mais qui est au final pas si différent que ça. Les techniques sont les mêmes qu'à pied : magie, options spéciales (qui se débloquent via des accessoires qu'on équipe aux Gears), attaques brutes... Cependant, quand on attaque de façon brute, le personnage ne peut frapper qu’une fois par tour et les combos ne sont réalisables qu’après avoir attaqué plusieurs fois. L'élément le plus caractéristique des combats en « méchas » est la jauge de Fuel. Elle est en quelque sorte notre seconde barre de vie ou de magie... voyez-ça comme vous voulez. Je m'explique, le Fuel représente... euh, de manière étymologique l'essence du Gears... Chaque coup brute consomme du Fuel et quand le Fuel arrive à zéro... Ce sera excessivement difficile de lancer une autre attaque, car on est en panne... Cependant, on a une option qui peut faire remonter le Fuel, ce qui est utile dans les cas vraiment extrêmes. Par ailleurs, il y a une option assez intéressante qui est le Booster. Comme le terme laisse supposer, le Booster augmente la rapidité du Gears et donc son tour pour attaquer. Bien entendu, tout n'est pas rose, le Booster consomme du Fuel à chaque tour. Il est donc conseillé d'en faire usage seulement contre les boss, voir des ennemis très coriaces. C'est une certaine stratégie pour éviter de subir trop de dommages, étant donné que le sort de soin se débloque qu'à travers des accessoires qu'on aura équipé aux Gears. Heureusement dans les donjons, on trouve souvent une machine qui remonte le Fuel et les points de vie du Mecha.

Les combats dans les Gears sont sympa, mais qui sont assez limités en termes de possibilités. On attaque toujours de façon brute, puis on enchaîne avec une puissante attaque... En tout cas, c'est ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. Ceci dit, je les trouve plus stratégiques que les combats à pied. Allez savoir pourquoi. Il arrive parfois qu'il faut user de la magie qui affecte plus tel monstre...etc.


Dans certains donjons, on peut alterner entre le Gears et les phases à pied dans la résolution de certains casses têtes. /////// Hum.... snif... snif... cela sent le méchant du coin. Hum.


Après avoir traité des combats que j'estime être la seconde caractéristique du jeu. En dehors de ça, le gameplay lors des phases de déplacements n'ont rien de particulier. Le jeu s'enchaîne comme un J-RPG classique. On traverse des villes qui ont leurs propres mini cartes regroupant plusieurs secteurs de la ville, c'est d'ailleurs un aspect assez original. On visite des donjons... D'ailleurs, parlons-en... Si on a des donjons qui sont attribués pour les Gears et d'autres à pattes, il y a certains donjons qui nous permettent d'alterner entre Gears et « à pied ». Cependant, je conseils de ne pas trop rester à pied. Généralement, on tombe sur des ennemis destinés aux Gears et là, on a affaire un sacré challenger. En tout cas, c'est une autre caractéristique que j'ai trouvé original. De plus, on doit de temps en temps quitter le Gears pour entrer dans un passage étroit dont seul l'humain peut y accéder.
Autrement, rien de particulier... On peut faire pivoter la caméra sur 360 degré, les personnages peuvent sauter de manières assez hasardeuses et d'ailleurs on a droit à certains donjons usant de cette aptitude (tiens tiens, comme la Tour de Babel.... koi ? Elle est très bien cette tour, je ne vois pas en quoi on lui reproche moai1). Il faut tout de même avouer que les sauts sont l'une des bêtes noires du jeu, certains passages pourront tout de même vous faire passer la crise de nerf si on ne maîtrise pas la manipulation sprint + saut...
Enfin, les occasions d'être sur la world map ne sont pas si nombreuses que ça. Comme je l'ai dit précédemment, on enchaîne souvent des séquences pour les besoins du scénario.

Les autres points du jeu sont classiques, il n'y a pas vraiment d'intérêts de trainer dessus. Je pourrais seulement signaler que les Gears évoluent que par l'achat de nouvelles pièces d'équipements. Quant à la difficulté du jeu, je l'ai mentionné indirectement en parlant des combats, le jeu en lui-même n'est pas bien dur. Je dirais qu'il faut d'un comprendre les combats et normalement le reste ira pour le mieux vu qu'on peut abuser de certaines techniques de combats ce qui fait perdre un peu le challenge... Ceci dit, les sauts, en ajoutant les combats aléatoires (c'est un défaut et un facteur de difficulté de jeu?) et quelques boss plus vicieux montent un peu la difficulté du jeu. Je tiens aussi à préciser que la notion de level up est loin d'être indispensable. Pour le bien de tout le monde ?


Dans certains lieux, on est très très petit... tellement petit qu'on dirait que ce sont des bouillis de pixels perdus dans un hangar de Gears. /////// J'adore ce système de mini-map qui regroupe les différents secteurs d'une ville. De plus, l'esthétique est généralement soignée.


Au final, le gameplay part sur des idées sympathiques, mais il est tâché par quelques aspects gênants ou superflus. Personnellement, ça ne m'a pas gâché le plaisir du jeu. J'étais seulement surpris par le peu d'occasion d'être sur la map.
Je peux toucher quelques mots sur les graphismes. Cela peut sauter aux yeux, le moteur du jeu a mal vieilli. S'il a le mérite d'être en full 3D et non en 3D pré-calculés, on a quelques bouillis de pixel et surtout quand on a vilain zoom sur un sprite de personnage qui le rendra vraiment méconnaissable. C'est peut être malhonnête de dire tout ça, mais l'esthétique du jeu a tout de même beaucoup de charme et même le moteur du jeu. Les combats sont dynamiques, on a des plans de caméras bien vu lors de certaines cinématiques, les effets visuels sont assez jolis et la posture des sprites est assez classe lors des combats (j'adore les enchaînements de Citan et Fei).
Kunihiko Tanaka à qui on lui doit le character design très soigné. Je rappelle encore une fois la présence de cinématiques sous formes d'anime (quelques-unes dans un mélange 3D) sont bien foutues, malheureusement elles sont peu nombreuses. On doit avoir une vingtaine de minutes au total je pense, ce qui reste pas mal malgré tout.

Je ne suis pas fana des méchas, mais j'aimais bien la tronche des Gears, notamment ceux de Fei, Citan et Emeralda (mon équipe principale entre autre). J'ai bien aimé un certain passage qui faisait une certaine référence à des séries de sentai.
Enfin, les compositions musicales sont signées par le célèbre Mitsuda. On a de très bons morceaux comme Omen, Bonds of Sea and Fire, Tears of Star, Singing of the Gentle Wind, Awakening ou la musique de l'ending Small Two of Piece. Comme d'habitudes, d'autres musiques sont malheureusement anecdotiques voir même redondantes : elles sont trop souvent utilisées, du coup elles donnent l'impression d'un manque de variété dans l'OST.


Ah, une énigme dans un donjon, dans un C-RPG ? Cela fait vachement plaisirs ! Hahaha !! ////// Il y a même quelques passages marrants dans certains donjons... pour des raisons de sécurités, je n'ai pas montré d'images de la Tour de Babel.



"Xenogears, c'est pas un jeu, c'est un roman." "T'es mignon toi. dad1 "

Pour terminer, j'aimerais parler ou plutôt mettre en garde sur le fameux second CD. Oui, il est fameux. Je précise qu'il y a du spoils, non pas d'ordre scénaristique, mais technique.

La légende veut que le méchant Squaresoft par manque de patience, ait coupé le budget de la petite équipe de développement. Les développeurs ont du quelque peu avancer sur le développement du second CD et on le voit. C'est bâclé ? Non, je n'irais pas jusque là, mais l'ambiance du second CD est vachement déconcertante, originale, étrange... Le joueur est soumis à l'enchaînement des séquences et ne peut en aucun cas, avant l'arrivée du donjon final, se balader sur la map (en guise de pause). On enchaîne dialogue sur dialogue, combats sur combats, on a quelques donjons qui coupent un peu le rythme et ils sont d'ailleurs très intéressants (ils ont même des énigmes!)... Dit comme ça, je donne peut-être l'impression que ce sera d'une extrême lourdeur, mais non. C'est surtout dans le second CD que les révélations se font, que les terribles événements se déclenchent. Si on installe confortablement, on se laissera guider par l'histoire qui nous est contée. L'expérience du second CD m'a bien marqué d'une certaine manière.

Ceci dit, on voit tout de même que des séquences auraient pu figurer dans le jeu, mais par manque de temps pour les développeurs, elles sont tout simplement racontées par l'un des personnages du jeu. (généralement Fei ou Elly)
On a pratiquement en face de nous un roman vidéoludique... Peut-être que la précédente comparaison du jeu à un roman se tiendrait involontairement pour ce second CD ?
Donc, cette seconde partie plaira ou ne plaira pas. Ceci dit, si le joueur est arrivé jusqu'ici, c'est qu'il a accroché au scénario. Xenogears se vit pour ça.


L'ambiance du second CD est spéciale. Plusieurs événements qui auraient sans doute fait l'objet de séquences de jeu sont tout simplement racontés par un protagoniste. C'est tout de même original. /////// Et dans ce même second CD, on enchaîne de nombreux événements forts.


Au final, Xenogears on peut parler de livre vidéo-ludique. Encore une fois, on le joue pour son scénario comme le diront les défenseurs du jeu. Ce qui est tant mieux, le scénario, il est passionnant et développé. Il se mélange dans des réflexions psychologiques, il retranscrit une vision de l'Évangile (NGE tu sors) comme il reflète certaines visions de la société (le prestige social dans la société de Solaris). Sous une direction artistique de bon goût, les nombreux personnages sont très intéressants et attachants. On verra que ce sont surtout Fei et Elly qui sont mis en avant, comme leur profond travail au niveau de la personnalité et de leur histoire plus que surprenante. Les autres personnages de l'équipe principale ne sont pas en reste non plus, je note l'incroyable Citan et Bart qui sont eux aussi bien mis en avant. Le personnage d'Emeralda m'a bien marqué d'une certaine façon (elle est cute moai1 ). Cependant, j'ai trouvé Rico assez discret une fois que ses heures de gloire sont passées et Chu-Chu.... euh, elle est hors concours. Les antagonistes sont eux aussi intéressants et ils ont des motivations plutôt bien recherchées. Je mets en tête Krelian, Ramsus ou le sinistre Grahf.

Retenez donc, si vous passez outre les graphismes vieillots, mais qui ont du charme. Un gameplay qui manque de quelque chose, mais qui reste dynamique. Une bonne direction artistique et musicale qui accompagnent un scénario fantastique. Bref, au diable les arguments de linéarités et le manque d'actions, Xenogears est une expérience pour son histoire au risque de me répéter. Une expérience à faire une fois dans sa vie. Une expérience qui plaira ou qui n'attirera pas.




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