Nintendo 3DS   Paper Mario : Sticker Star   RPG   2012  PAR Weldar 




Paper Mario : Sticker Star




Célèbre sous-série issue de la licence Mario, les Paper Mario est l’une des saga RPG du plombier moustachu au style graphique si particulier qui en fait son identité. Après un tout premier épisode sur Nintendo 64 qui posait les bases d’un univers et d’un système de combat bien à lui, sa suite reprenait le flambeau sur la Nintendo Game Cube, mais l’opus Wii proposa un autre style de gameplay pour une aventure bien atypique.
Cette nouvelle aventure sur la portable 3DS semblait reprendre les grandes lignes des deux premiers épisodes, à savoir la touche RPG dans des combats au tour par tour, pourtant cet opus se démarquera autant que l’opus Wii.


"Il était une fois, Bowser qui enleva Peach, mais Mario parvint à la sauver à la fin de son aventure".... MER, j'ai spoilé tout le jeu.

Comme chaque année, c’est l’euphorie à Décalbourg dans le royaume Champignon lors de la fête du Sticker Star, une comète mystique qui apparaît dans la ville et qui aurait le pouvoir d’exaucer n’importe quel vœu rien qu’en la touchant…
Mario n’ayant probablement pas grand-chose à faire, décide de se rendre à ce festival annuel, histoire de retrouver la princesse Peach qui préside la fête. Tout semble se dérouler pour le mieux jusqu’à l’arrivée du Sticker Star qui se pose sur la scène du festival, malheureusement, mais cela, on s’y attendait, Bowser débarque sans crier gare sur le plateau. Au grand désespoir des Toad qui le retiennent en lui tirant la queue (sans jeu de mot), Bowser plonge en direction de Peach pour lui avouer son amour éternel, mais il chutera sur le Sticker Star…


Et là, c'est le drame... Signé Bowser. ////// Les Toad ont été réduits à du papier perdu par Bowser. Ils sont dispersés aux quatre coins de Décalbourg.


Un événement étrange apparaît : un sticker en forme de couronne atterrit sur le crâne de Bowser le rendant tout brillant. Bowser semble devenir plus fort, mais Mario, héros improvisé comme toujours, arrive sur la scène pour stopper Bowser. L’assaut est lancé et là… scène suivante, le lendemain probablement, on retrouve Mario en boule et les lieux du festival sont saccagés. Une fois déplié (au sens propre), Mario aide une personne lui réclamant de l’aide, c’est Colette, une émissaire autoritaire venue du monde des Stickers qui a la forme d'une simple couronne brillante.
Elle accuse au départ Mario d’avoir réduit le Sticker Star en six morceaux qui ont été dispersé aux quatre coins du monde, mais elle comprendra que c’est un certain Bowser qui a provoqué la catastrophe, malgré tout, Mario devra aider Colette à rassembler les six Stickers royaux pour reformer le Sticker Star… et accessoirement délivrer Peach qui a été enlevée dans la foulée par Bowser. C’est ainsi que commence l’aventure de Mario…

Le synopsis est très simple, d’autant plus que cette introduction se fait sans dialogues jusqu’au combat entre Mario et Bowser, si on excepte le contexte, cette introduction rappelle un peu les New Super Mario Bros. En effet, cet opus nagera son histoire dans un minimaliste très profond qui semble reprendre la règle de base qui définit Mario selon Shigeru Miyamoto : Peach enlevée par Bowser, Mario doit la délivrer, point. On sent dès le départ que ce scénario servira juste le prétexte à l’aventure et qui ne se montrera pas plus inventif qu’un Super Paper Mario, ou même Paper Mario : The Thousand Year Door.
Une chose est sûre, ceux qui pensent voir dans ce nouvel opus des Paper Mario comme une succession de rencontres de personnages originaux, des petites intrigues savoureuses et d’une histoire rocambolesque, détrompez-vous. Paper Mario : Sticker Star a un scénario totalement absent, les PNJ se résument à une série de Toad de toutes les couleurs (et encore) et l’univers est d’un classique avec sa plaine, désert, forêt, volcan, montagnes de neige… ouh la, on fait un bond en arrière depuis le monde du Game Over, le château de Francis ou l’espace de Super Paper Mario!


New Paper Mario : Stickers's Island

Amusant qu’on pourrait présenter ce Paper Mario comme un New Paper Mario, à l’image de cette série de plate-former de Mario qui joue dans un traditionnel "complètement" fermé. Heureusement, ce Paper Mario a quelque chose de vraiment New dont on y reviendra tout à l’heure…


Kamek vous cherchera souvent des noises. Dommage que les rencontres avec des PNJs soient si peu nombreuses, car elles ne manquent pas d'humour. ////// Décalbourg est une ville vraiment décevante au titre d'un Paper Mario.


Il est vrai qu’on pourrait s’arrêter sur cette critique de la narration. Elle est absente, les différents mondes ne sont pas encombrés d’une intrigue qui aurait pu tourner autour du Sticker Royal et il y a très peu peu de cinématiques/dialogues.
Pourtant, on n’oublie pas l’humour qui reste mine de rien présent, mais léger, faute à la réduction des rencontres de PNJs durant l’aventure de Mario, malheureusement. Comme les précédents opus, ce nouveau Paper Mario a son lot de dialogues assez jubilatoires, doués de jeux de mots ou d’autodérisions. Certains personnages se montreront même très amusants (je pense beaucoup au troisième grand boss qui pourrait devenir culte) même si on regrettera qu’ils n’auront pas un chara-design très personnel, car oui, je le rappelle, le background ne fait que de piocher dans le paysage habituel de Mario sans tenter le nouveau, hormis Colette, mais vu son chara-design, on n'osera rien ajouter.
La traduction est très soignée et on peut aussi faire une remarque sur l’univers qui est réussi. Oui, on disait tout à l’heure que les décors nageaient dans un classicisme impressionnant, pourtant de toute la série des Paper Mario, c’est l’opus 3DS qui met le plus en avant l’aspect papier. Une partie de l’humour tourne d’ailleurs sur ce monde véritablement fait en carton et en papier, entre les Toads qui racontent qu’ils ont été collés sur le mur par Bowser, un crime terrible selon eux, ou un autre Toad qui s’est fait passer un savon par les sbires du roi Koopa et on verra que le haut de son couvre-chef est plié comme une feuille…

Pour revenir à nos moutons, cette absence de narration aura servi tout de même à élaborer une progression moins linéaire de Mario, pas forcément une bonne chose peut-être et on pourra toujours crier notre haine à Miyamoto d’avoir imposé une simplification de l’histoire, car Miyamoto et histoire dans un Mario font deux.
Une progression qui est moins linéaire. En effet, si la quête de Mario est de retrouver les six stickers Royaux, dont l’un détenu par Bowser, sa quête aura vraiment des apparences d’une simple recherche en parcourant le monde. Mario ne suivra aucun fil directeur pour arriver au prochain Sticker Royal, si ce n’est de traverser les différents niveaux du monde en débusquant l’étoile de sortie, ou les étoiles de sorties, pour arriver au niveau suivant.
On parle de niveaux ?
En effet, contrairement aux autres épisodes, ici, la progression de Mario se fera à travers une World Map découpée en plusieurs niveaux comme dans un plate-former à la Super Mario World. Les niveaux à explorer resteront dans le ton d’un Paper Mario classique et ils sont très diversifiés, chaque niveau a sa petite idée.


Mario est un être immoral, il défonce la nature à coup de marteau pour voler le butin secret d'autrui. /////// Les noms des niveaux semblent sortir d'un Donkey Kong Country... La World Map se présente ainsi avec sa progression très "plate-former" à l'ancienne.


Par ailleurs, partant du point central qu’est la ville de Décalbourg, Mario sera libre du choix de son avancée dans la recherche des Stickers Royaux. Le seul élément qui influencera sa progression sera les Stickers qui seront en sa possession.
Ah, car Mario il trimballe des Stickers maintenant ?


Mario est un vieux psychopathe barbu qui collectionne les Stickers représentant ses objets de désirs.

Les Stickers, les Stickers, aussi dérisoire que cela puisse paraître cet objet si quelconque à la base (oh pardon, je demande au fans des collections Panini de poser leurs flingues sdc1), les Stickers seront la force, l’originalité et la personnalité de ce jeu. Si on met de côté notre sympathique attachement au scénario de cette aventure, les Stickers sont le point central dans ce jeu, l’univers tourne autour des Stickers et le gameplay en fait partie intégrante.

Si l’exploration se fera comme les autres opus, à savoir un Mario qui se gambade partout dans les différentes zones, il frappe avec son marteau et saute pour toucher un bloc, discute avec les PNJs… mais tout cela n’est que secondaire (bon, pas tant que ça) face aux Stickers qui suivront le gameplay de Mario tout le long du jeu. Partout où Mario va, il y a des Stickers collés sur les murs, cachés dans un bloc ou dans un élément du décor. Tel un "Point and Click" (couché Haga), Mario doit fouiller chaque recoin des lieux et de maintenir le bouton A quand il est devant un Sticker pour le décoller. Le Sticker récolté ira droit dans son livre à Stickers, sorte de livre fourre-tout des autocollants obtenus.


Mario est un enquêteur. Il doit fouiller chaque recoin des décors pour récolter des Stickers. On se croirait dans un "Point and Click"! ///// Bien que la progression ne soit pas linéaire, il faudra pourtant revenir plus tard dans certains lieux avec un Sticker particulier. La progression garde une certaine logique, bien qu'elle ne soit pas animée d'un fil dirigiste.


Mario ramassera toutes sortes de Stickers, des Stickers de Marteau, des Stickers de Saut, de Fleur de Feu, de Bloc POW, des Carapaces ou de Champignons…etc. Ces Stickers serviront en majeure partie pour les combats.
On disait tout à l’heure que les combats se rapprochaient des premiers épisodes pour sa touche RPG et ses combats au tour par tout. C’est vrai que sur ce point, à première vue, le joueur habitué ne sera pas dépaysé. Pour provoquer un combat, il faut toucher les ennemis qui se promènent sur les lieux. Comme d’habitude, il est vivement conseillé de provoquer notre initiative au combat en sautant/frappant l’ennemi, après c’est vous qui voyez. Cuvée win 2011

Le combat commence. On reste dans du tour par tour, sauf que là, Mario sera le seul combattant tout le long du jeu. Oui, grand malheur, Mario ne rencontrera pas de nouveaux compagnons qui se joindront à sa quête. Oui c’est dommage en termes de renouvellement dans le système du jeu, cependant si on ne rentrera pas encore dans la critique du scénario, la diversité dans le combat gardera son effet… bon, un petit peu... En effet, c’est à ce moment-là que les Stickers qu’on a décelé au préalable serviront pour venir à bout de nos adversaires.
Lors du tour de Mario, il n’aura que deux actions au choix, la première sera de parcourir son livre à Stickers et de choisir le Sticker à utiliser contre son adversaire. Attention, petite subtilité dans le gameplay, le Sticker utilisé disparaîtra aussitôt après son utilisation. Il serait donc préférable de ne pas user ses Stickers en mode osef avec le risque de se retrouver avec un livre d’autocollants vide, ce qui serait un petit peu déconcertant. Heureusement, on ne peut pas rester bloquer dans un combat, on peut les fuir, même ceux des boss, mais ce n’est pas très glorieux faut l'avouer. moai1


Le délire d'un monde fait de papier est à son paroxysme. Bowser Jr. est découpé en petits morceaux, façon puzzle. Horrible... ////// L'interface du carnet des Stickers se présente de cette façon, la navigation est très simple, rapide et immédiate.


Une fois le Sticker sélectionné, le joueur devra appuyer sur le bouton A au bon moment pour parfaire l’attaque pour qu’elle occasionne plus de dégât ou simplement pour que l’attaque fonctionne. Inversement quand Mario reçoit une attaque ennemie, il doit appuyer sur le bouton A au bon moment pour diminuer l’effet de l’attaque. On reste ainsi dans l’optique des Paper Mario avec cet aspect QTE en combat, malheureusement ces QTE ne sont pas aussi diversifiés que les opus N64 et NGC, ici on se contente d’appuyer sur le bouton A au bon moment. C’est un peu dommage dans l’esprit, on perd un peu dans la variété des expériences de jeu. Malgré tout, on garde le côté tactique des combats où, par exemple, il faut sauter, avec le Sticker Saut, sur un ennemi qui vole ou frapper avec le Sticker Marteau, un ennemi qui porte un casque à pointes, et plus simple, manger un Sticker Champignon pour regagne des points de vie. De plus, on s’amusera à utiliser la plupart des Stickers tout le long du jeu, la plupart se montrent utiles sur le long terme, même si on arrivera à se focaliser sur certains autocollants au bout d’un moment. Au final, l’absence de compagnons ne pèse pas tant que ça sur la diversité des armes de Mario, mais la richesse de jeu sera loin d’être au niveau des deux premiers Paper Mario.

Enfin, le second choix possible lors du tour de Mario c’est de déclencher une sorte de Bandit Manchot en payant quelques pièces. Si le joueur tombe sur une paire d’images ou fait jackpot, il aura respectivement la possibilité de lancer deux Stickers à suivre, ou trois plus un cadeau. C’est un certain compromis permettant de camoufler l’absence de compagnons sur le nombre d’actions possibles à lancer dans un tour, car sur la base, lancer qu’une action par tour, ça rend le combat longuet…
Les combats resteront toujours très dynamiques et très rapides à envoyer au tapis, même si Mario est seul, avec un bon choix des Stickers, on finit les combats en peu de temps.


"The Legend of Peach : Mask of Sticker"... Oui ok, j'arrête les parodies stupides.

Voilà qu’on ressort vainqueur du combat après avoir grillé quelques Stickers, mais, mais que voyons-nous, on a ne récolte pas de points d’expériences ?! Où l’évolution de Mario se passe, comment peut-il devenir plus fort et la difficulté évolue-t-elle?
Calmez-vous, l’évolution de Mario existe mine de rien, mais elle ne passera pas par la simple accumulation de points d’expériences.
D’une chose, on peut faire grandir le nombre de points de vie de Mario en récoltant un Cœur de 5 points supplémentaires. Ce sont des artefacts qui sont bien cachés dans les niveaux, cet aspect rappelle un The Legend of Zelda d’une certaine manière. C’est un choix sympathique qui nous force ainsi à découvrir les moindres recoins des niveaux. Accessoirement, on peut aussi se lancer des handicaps si on trouve le jeu trop facile en évitant de récupérer ces points de vie supplémentaires, hoho.
Le nombre de pages du catalogue de Stickers augmente après la défaite de chaque boss final d’un monde, c’est d’ailleurs cet élément du jeu qui présente une véritable évolution chez Mario.


J'espère que vous n'avez pas horreur des Toad. Ah si? Dommage ce sont les seuls PNJs du jeu avec quelques exceptions qui sont loin d'être originales... ////// Le carnet de Sticker commence à être plein, il va falloir trier. Les détails dans les décors se montrent drôles.


De plus, l’évolution de la force de Mario se fait de manière plus subtile, vu que toutes ses techniques de combats se basent sur des Stickers. D’une certaine façon, les ennemis sont "égaux" pendant la première partie du jeu, ce n’est que plus tard qu’on aura affaire à des ennemis plus résistants et forts, mais d’ici là, on aura une barre de vie allongée (si on explore un minimum) et on récoltera des Stickers d’un autre grade : des Stickers brillants, une version plus puissante du Sticker normal, et bien d’autres encore. Dans tous les cas, l’évolution de la difficulté se joue plus sur le contenu de notre catalogue de Stickers et la stratégie employée qu’un simple niveau d’expérience. Un procédé qui se montre plutôt original et addictif et qui nous évite d’enchaîner des combats pour faire évoluer Mario.

Mais l’effet pervers, me diriez-vous, quel est l’intérêt de faire des combats dans Paper Mario : Sticker Star?
Grosso modo, le seul intérêt serait qu’on gagne de l’argent à la fin des combats et bien plus si on fait un "Parfait", c’est-à-dire sans dommages. Cet argent servira, entre autre, à acheter des Stickers dans les différentes boutiques du jeu, et cet argent sera bien précieux pour remettre à neuf votre petit livret. Cela dit, ce n’est pas comme si on avait besoin d’enchainer tous les ennemis qu’on rencontre sur notre chemin pour gagner de l’argent pour acheter ensuite nos précieux outils, on peut aussi remplir notre stock de Stickers en fouillant simplement les niveaux.
Au final, l’intérêt de faire des combats reste moyen et plutôt frustrant, mais les ennemis sont souvent positionnés de manière "rusée" pour forcer le contact.
On regrettera tout de même que cette simplification du système de combat contraste avec la richesse et le renouvellement des mécaniques des opus N64 et NGC vu la volonté des développeurs d’avoir tout misé sur l’utilisation des Stickers. Néanmoins, on ne dira pas que les Stickers sont peu utilisés durant le jeu. Mes cousins sont che


Le "TRUC" ou le OLPSTNII : Objet Les Pieds Sur Terre Non Identifié Interdimensionnel.

Il y a un autre élément qui rentre dans le gameplay des Stickers. Au cours de sa quête, Mario découvrira des étranges objets non identifiés venus d’une autre dimension, probablement, qui sont baptisés les "Trucs". Ces "Trucs" sont en fait des objets normaux, de notre vie de tous les jours, et qui ne sont pas en papiers, à savoir que ce sont des objets extraterrestres dans le monde de Paper Mario. moai1
Ces objets sont uniques et il en existe plus d’une soixantaine à récolter, souvent caché sans être trop retors. Une fois l’objet en la possession de Mario, il devra se rendre dans une boutique spéciale pour le transformer en Sticker. Le Sticker du "Truc" aura une fonction spéciale. C’est une sorte de "Super Attaque de la Mort", mais aussi une attaque stratégique, souvent destinée à renverser un combat. Je prends l’exemple d’un boss très coriace qui le deviendra moins si on utilise le Sticker "Truc" de la paire de ciseau!
Par contre, ce qui se montrera gênant, c’est que récupérer le "Truc", après l’utilisation de son autocollant se dévoile plus redondante que le simple autocollant de base. En effet, pour obtenir de nouveau le "Truc", il faudra soit revenir à l’endroit où il était, soit le racheter chez un vendeur mystérieux au prix fort!


Mario récolte cet étrange ventilateur qui servira, une fois transformé en Sticker, à résoudre une énigme. ///// Ce genre de scène rend cet épisode très décalé mine de rien. "WIIIIINNNNNND !!!!" les rs vont rser


Enfin, la dernière particularité à aborder dans le gameplay, c’est un pouvoir qu’obtiendra Mario auprès de Colette : la papiérisation (avec jeu de mot). Cette étrange technique permet à Mario d’incruster des Stickers à certains endroits du décor (symbolisé par un rectangle blanc), ou inversement, de retirer un élément du décor. Voilà encore une idée qui renforce l'aspect "Point and Click" du jeu!
Ce pouvoir est au cœur même de la résolution type des énigmes de l’aventure. C’est un élément très intéressant, mais des casse-têtes se montreront très frustrants.

En effet, il n’est pas toujours évident de deviner quel Sticker il faut utiliser, où faut-il l’utiliser et aussi est-ce qu’on l’a en sa possession ? Cette idée rejoint aussi le combat contre les boss. Plusieurs boss doivent être affaiblis avec un Sticker en particulier et très souvent, par malchance, on sera obligé de fuir le boss pour retrouver l’autocollant en question et par moment, manque d’intuition ou pas, on tournera en rond pour savoir quel est le Sticker à prendre. C’est un choix du jeu de ne pas prendre toujours la main du joueur, mais dommage qu’on soit parfois obligé de faire des allers et retours pour récupérer le fameux autocollant. Heureusement, les Stickers ou "Trucs" ne sont très durs à débusquer, souvent sur notre route.


La "Papiérisation" servira à déceler les éléments du décors interactifs ou les Stickers à coller. ///// Chaque niveau aura une porte secrète, encore faut-il trouver le Sticker de la porte...


Le jeu en lui-même n’est pas spécialement dur, bien que gérer notre stock de Stickers peut se montrer parfois galère. En effet, les Stickers ont un poids plus ou moins important dans les quelques pages du livre selon la puissance et souvent on devra se débarrasser de certains Stickers pour obtenir de la place. Heureusement, il existe une manipulation qui optimisera les places du catalogue automatiquement, gniark gniark.
Au final, la grosse difficulté concernera surtout les boss, ou du moins pour trouver leur point faible, et la résolution des énigmes qui ne se montre pas toujours très claire.


Titre : Les autres aspects du jeu à aborder, @+.

Quant à la durée de vie, elle est plutôt correcte. J’ai passé une vingtaine d’heures, mais on peut retirer quelques heures avec mes allers retours et mes "je tourne en rond". Le jeu souffre tout de même d’un contenu évidemment trop modeste par rapport aux autres opus. On n’a pas 7 mondes/chapitres à traverser avant le donjon final, mais 5, et le dernier niveau est décevant (hormis le gameplay du boss final).
Les mondes ont une durées équivalente, sauf le troisième qui est un poil trop long à mon goût. Malgré l’absence de narration et de vie au profit d’une tournure de jeu d’exploration solitaire, bien que les niveaux soient souvent linéaires et qu’on navigue sur une World Map (pourtant, qui évite bien de longs allers retours et une facilité de déplacement, faut le reconnaître), le jeu surprend parfois avec des séquences très amusantes, dynamiques et vraiment bien trouvées (plate-forme, chasse, quizz, mini-jeu) qui coupent le rythme très tranquille du jeu. A titre personnel, une fois les deux premiers mondes traversés, le jeu devient plus intéressant, que ce soit en termes de séquences de jeu que de la gestion des Stickers qui se dévoilera très addictive.


L'aventure réussit à se diversifier avec quelques séquences très sympathiques comme cette phase en radeau ou sur un siège téléphérique.


Par contre, le jeu se montre aussi avare en terme de quêtes annexes et celles présentes ne sont pas très intéressantes entre récolter tous les cœurs supplémentaires, compléter un musée de Stickers et… euh, c’est tout. Il y a seulement un travail de recherche, nous obligeant donc à explorer de fond en comble tous les niveaux du jeu. C'est pauvre en comparaison des autres épisodes.
De plus, Décalbourg est une ville anecdotique par rapport aux autres villes principales des autres opus. Elle joue dans le minimaliste en termes de grandeur et elle n’a aucuns secrets, à part celui de débloquer le musée des Stickers. On ne découvrira pas d’autres villes au cours de l’aventure, hormis des boutiques qui sont dissimulées un peu partout dans l’univers. C’est dommage que le contenu se joue dans le strict minimum au point de vouloir refouler l’aspect RPG, pourtant cette aventure semble garder des liens avec le premier opus sur Nintendo 64 en pensant aux décors, le synopsis, par exemple.

Avec le recul, Paper Mario : Sticker Star nous laisse un certain goût amer dans la bouche, on reste sur notre faim dans ce jeu moins ambitieux en terme de richesse. On peut toujours dire que c’est une bonne chose de changer la recette, mais si la nouvelle recette se montre trop légère, est-ce que le regret d’avoir un jeu pauvre nous envahit ?

Graphiquement, le jeu est très réussi. On est pratiquement du même niveau que l’opus Game Cube et j’ose faire une autre piqure de rappel sur la dimension papier qui est poussée dans cet épisode. C’est loufoque de voir que les montagnes sont véritablement faites en carton et malgré, encore, des décors simples, cet épisode a une certaine dimension qui fait qu’il se distingue des autres.
L’effet 3D donne un bon relief grâce ces graphismes mélangeant personnages en 2D sur un environnement en 3D.


Les décors sont classiques, mais certains ne manquent pas d'humour. ///// Le volcan après la jungle, ça rappelle Paper Mario sur N64...


Du bon boulot aussi pour la bande-sonore, réalisée par Masanobu Matsunaga qui opte un air de jazz dans ses compositions. Un style bien particulier qui colle bien au ton très tranquille de cet épisode.





Finalement, ce nouvel opus de Paper Mario est un étrange mélange de "Point and Click", de "Plate-former" et de "RPG". On sent que cet opus souhaite apporter de nouvelles idées très fraiches. L’idée que le gameplay tourne qu’avec l’utilisation des Stickers en combat qu’en explorant est bonne, mais cette simplification du système du jeu manque de renouvellement durant l'aventure, faute à un contenu trop minime et une narration quasi absente et sans vie.
Au final, on se dit que c’est un jeu simple qui se montre dynamique et vraiment prenant à jouer, mais on se dit aussi pourquoi cette régression dans le fond ? Il ne faut donc pas s’attendre à un Paper Mario comme avant, ce serait une erreur, mais ce serait aussi une erreur de passer à côté si on aime la série en mettant de côté notre nostalgie de la richesse des jeux précédents.
C’est un jeu imparfait, qui manque peut-être une personnalité dans son emballage, mais qui pose un nouveau style. On peut toujours espérer une future aventure qui saura se placer entre les deux caps, c’est ce qu’on souhaite.


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