Nintendo 3DS   Bravely Default   RPG   2012  PAR Kurida 





On peut dire que le dernier bébé de Square-Enix a mit du temps à pointer le bout de son nez chez nous. Il faut dire que cela fait tout juste plus d’un an que le jeu est sorti au japon, avant d’être miraculeusement annoncé au reste du monde lors d’un Nintendo Direct, dans une version améliorée ainsi qu’une édition collector, rien que ça ! Alors, est ce que Bravely Default sera-t-il à la hauteur de son engouement ? Sera-t-il  le digne représentant d’un J-RPG assez peu présent durant cette gen ?


L’histoire se déroule sur le continent de Luxandra, où une petite fée nous accueillera personnellement en nous demandant de l’aider, suivi d’une petite séquence spéciale utilisant la réalité augmenté. Après cela, 4 cinématiques mettront en scène les protagonistes du jeu, la plus intéressante étant celle de Tiz Arrior, jeune berger de 18 ans, voyant son quotidien chamboulé suite à la disparition de son village et de son frère, non pas par une bande de malfaisant chevalier, mais plutôt par un gouffre. Recueilli par l’aubergiste de la ville voisine, Tiz fera la rencontre de Agnés Oblige, la vestale du vent, et accessoirement poursuivit par le duché d’Eternia  ainsi que la Fée Airy, apportant son aide à Agnès dans sa quête de restauration des 4 cristaux qui se sont fait corrompre par les ténèbres. En chemin, ils croiseront très rapidement Ringabel, un coureur de jupons âgé de  20 ans, amnésique et possédant un mystérieux livre, ainsi que Edéa Lee, ancienne ennemi qui se joindra à la cause d’Agnès.


Un amnésique, un boss trop puissant pour vous qui s’enfuit du combat et vous laisse en vie pour X raisons … Mon détecteur de Clichés s’affole très rapidement !


L’histoire n’est pas sans rappeler d’anciens Final Fantasy, et pour cause, Bravely Default se vante d’être ‘’ un bon J-RPG à l’ancienne ‘’, Notamment par la personnalisation de l’équipe via un système de job issu d’un FF III ou encore FF V : Tout au début du jeu, vous débuterez uniquement avec la classe ‘’Free-Lancer’’. Par la suite, que ce soit durant l’histoire ou via des quêtes annexes, vous aurez d’autres jobs sous la main, tels que ‘’Mage Blanc’’, ‘’Voleur’’ ou encore ‘’Chevalier’’. Ces classes peuvent monter en niveau via des ‘’PC’’ obtenu après chaque combat, gagnant des compétences ou des techniques, et dont on peut combiner le job principal d’un perso avec les techniques d’un autre. Du rôdeur pouvant enchanter son arc via le job ‘’ Lamesorts’’ et profiter au maximum des faiblesses de l’ennemi, en passant par le Mage blanc pouvant non seulement soigner, mais aussi profiter de puissantes compétences de soutien grâce au job ‘’Artiste’’, vous aurez l’embarra du choix !


Si à première vue Bravely Default à l’air d’être un J-RPG des plus classique qui soit, le jeu possède plus d’un tour dans son sac pour se démarquer, à commencer par son système de combat original et très tactique : Outre les attaques classiques, les sorts et PM, la base quoi, on retrouve un système nommé ‘’Point Brave ’’, basé sur 2 actions : Brave et Default. Brave permet d’effectuer plusieurs actions durant un tour en puisant dans les PB, Tandis que la commande Default est une commande de défense permettant de stocker des PB pour un maximum de 3 PB (4 avec une compétence.), à l’inverse, abuser de PB engendrera un stock négatif de PB, et donc il vous sera impossible de faire une action jusqu'à ce que le ce stock arrive à 0. Ainsi, de nouvelles possibilités s’ouvrent à vous, comme par exemple utiliser une attaque réduisant vos PV à 1, enchainer par une attaque qui devient plus puissante si vos PV sont bas, et conclure le tout par un sort de soin, ou encore utiliser 2 PB afin de faire revivre un personnage et le soigner, quitte à tomber dans un stock négatif de PB.



Certains boss de Bravely Default seront assez infâmes à combattre et peuvent très facilement changer le cour d’un combat bien parti en un misérable massacre dont vous vous accrocheriez lamentablement. Votre Serviteur à eu toute les peines au monde à vaincre le 1er combat du boss de fin.



Et ce n’est pas tout, puisque une autre option similaire à Brave, mais plus discutable fait aussi son apparition : Les points de sommeil (PS). En appuyant sur Start, il est possible en plein milieu d’un combat d’arrêter le temps afin d’attaquer l’ennemi ou encore de se soigner, le tout consommant des PS et pouvant enchainer les actions comme pour les PB. Seulement, les PS ne se régénérant pas au fil des tours, La seule façon d’en gagner est soit de mettre sa console en veille pendant  8H, soit via un système de micro-transaction. Fort heureusement, cette option reste anecdotique, même si il s’agit de la seule façon de dépasser la limite de dégâts possible. (9999)


Notons aussi la présence de coups spéciaux, qui se débloquent au cours des combats selon certaines conditions(Les Katanas demanderont d’utiliser un certain nombre d’utilisation de Default tandis que ceux des Bâtons exigeront l’utilisation de soin avant de pouvoir être déclenché.) Une fois un coup spécial lancé, une musique propre au personnage qui lancera l’attaque apparaitra, suivi d’un boost de stat selon l’arme, et qui durera jusqu'à ce que la musique s’arrête. On peut donc enchainer les coups spéciaux des autres personnages afin de prolonger le boost du moment que la musique ne s’arrête pas, ce qui requiert un certain timing. Coups spéciaux qui peuvent d’ailleurs être personnalisable, que ce soit par l’ajout  de bonus tels que la régénération de PM ou encore de petites phrases que vos personnages diront après avoir porté un coup spécial. Pourquoi faire vous allez me dire ?


La personnalisation des coups, en voilà une belle façon pour vous parler du village et de l’assistance. Durant l’aventure, vous aurez l’occasion de reconstruire le village de Norende en construisant diverses boutiques  telles qu’un magasin d’armes ou d’accessoires, et dont les objets pouvant être acheté chez le marchand ambulant du jeu. Il est justement possible d’obtenir de nouveaux coups spéciaux et des bonus pour ces coups en reconstruisant certains magasins. Ces magasins ne se construisant pas en 2 temps 3 mouvements, il faudra déployer des villageois (s’obtenant  par Streetpass ou Internet.) en sachant que plus vous aller envoyer de villageois construire un magasin, plus le temps de construction sera réduit.



Divers boss nommé Colosses feront leurs apparitions dans le village via Streetpass ou internet,  du simple boss de niveau 10 au mac du village niveau 99, le tout avec leurs propres thèmes. Certains se permettent d’être complètement bizarre, tel que celui de droite.


Et enfin pour conclure sur le système de combat, parlons d’une option plus ‘’social ‘’ qu’est l’assistance. Il s’agit ici d’un système ‘’d’entraide ‘’ qui permet d’invoquer le personnage d’un ami possédant Bravely Default  afin qu’il puisse lancer une attaque ou encore un sort de soutien pour vous aider en cas de coups dur, à condition que l’ami en question ait bien sur envoyé l’action au préalable. Cette fonction permet aussi d’obtenir un ‘’ tuteur ‘’pour un de vos personnages afin qu’il puisse bénéficier des compétences acquises par celui de votre ami. Et pour couronner le tout, ce système d’ami prend un certain sens à la fin du jeu pour ne pas trop spoiler, et ça, c’est franchement une bonne idée !


Si le système de combat est une belle surprise en soit, Bravely Default n’a pas finit de nous surprendre, à commencer pas sa beauté. On retrouve notamment Yoshida (connu notamment pour son travail sur Vagrant story, Final Fantasy Tactics, mais aussi Final Fantasy the 4 heroes of light.) dans le rôle de Lead Artist qui non seulement nous offre un Chara Design très réussi sortant de l’ordinaire, mais en plus nous offre des décors assez magnifiques façon crayonné/pastel, s’accordant parfaitement avec les petits personnages en 3D. L’ost du jeu n’est pas à se plaindre puisque Revo, leader du groupe Sound Horizon a fait du bon boulot avec des musiques telles que That person's name is, Love's Vagrant ou encore Conflict's chime.

 

Point de cinématique ou de gros plan sur la tête des personnages lors des moments fort du jeu, Bravely Default se contente juste de simple mimiques afin de faire passer l’émotion, qui ne seront pas sans rappeler les FF sur Snes ou encore FFVII.


Malheureusement, la perfection n’existe pas et Bravely Default nous le prouve une fois encore à commencé par un scénario qui est au final ‘’trop classique’’. Certes, Bravely Default se vante d’être un J-RPG des plus classiques qui soit, cela n’est pas pour autant que le scénario doit l’être aussi. La qualité des chapitres étant assez inégales, allant du naïf à l’extrême au très décevant, certaines quêtes annexes quant à elles, se contentent d’être de simples combat qu’on expédie en moins de temps qu’il faut le dire (Le pirate pour ne citer que lui.). Le jeu ne nous surprendra trop rarement. En effet, avec un zeste de recherche et de jugeote, il est assez facile de deviner les twists plow du jeu, quand ce ne sont pas des PNJ qui vous le disent très clairement. Outre le scénario du jeu qui est une petite déception, l’autre gros point noir du jeu se situe vers le chapitre 5. A partir de ce moment, le rythme du jeu se retrouvera complètement chamboulé, et une certaine répétitivité fera son apparition durant 4 chapitres, ce qui nous forcera à les enchainer très rapidement par ennui, la difficulté montant subitement d’un cran aussi à partir du chapitre 5, qui entrainera des séances d’xp particulièrement longue si on ne possède pas le bon objet, ainsi que le niveau conseillé pour espérer battre le boss de fin. Alors que la 1er partie du jeu reste tout de même sympathique, la 2éme quand à elle est relativement bâclé, à ce demander comment les développeurs du jeu ont pu choisir cette ‘’idée’’. Serait ce par pure fainéantise ou une idée très mal exploitée ?



Par contre, les donjons sont assez nazes, 3 étages minimum avec une série de couloirs menant parfois à un coffre.



Un petit paragraphe pour comparer les deux versions du jeu. Nous autres occidentaux, avons eux la chance d’obtenir une version améliorée du jeu (Bon, ok, les japonais y ont eu droit aussi…) apportant des modifications non négligeable. La vitesse des combats à était augmenté, de nombreux dialogues ont était rajoutés, le jeu est plus paramétrable, on peut par exemple augmenter ou baisser le taux de combats, afin de faciliter les séances d’xp ou tout simplement l’exploration des diverses zones. Un ‘’Auto-Battle’’ fait son apparition ainsi que 2 slots de sauvegarde. C’est aussi dans cette version que la micro-transaction (PS) fait son apparition.


Conclusion

Alors que la plupart des RPG s’orientent vers un côté plus ‘’action’’ et  devenant de plus en plus des Open-World, Bravely Default (qui au départ, devait être lui aussi un Action-Rpg.) choisit tout simplement de prendre à contrepied cette tendance en faisant un retour aux sources, Bravely Default est tout simplement incontournable, probablement un des meilleurs RPG de l’année. Avec son système de combat original et réussi, une DA et bande-son réussi et son aventure  sympathique  qui réserve tout de même quelques surprise, Bravely Default est un jeu qui séduit très rapidement, très additif  et possède un très gros potentiel en tant que licence, D’autant plus que Square Enix souhaite en faire une grosse licence et sortir un épisode par an, à condition que le prochain épisode, Bravely Second, se vend bien. Ce que nous espérons de tout cœur afin de voir ce grand jeu qu’est Bravely Default devenir une très grande licence.




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