Touhou Part 1 : PC-98 et la genèse   PAR Haganeren 





Touhou 2 - Balbutiement shmupique





Touhou 2 : the Story of Eastern Wonderland
~15 aout 1997~

6 mois plus tard et sous la pression inouïe de sa bière de ses fans, ZUN sort Touhou 2 : Story of Eastern WonderLand avec un scénario faisant jouer de ses mécaniques bien rodés : Le temple Harukei est envahi de monstre en tous genres, Reimu va devoir faire le ménage et voir d'où cela peut bien provenir. Le joueur sera ici amener à visiter la célèbre « Forest of Magic ». (Enfin, c'est ce que dit le manuel... Parce je n'ai pas une seule fois durant le jeu cru me trouver dans une forêt...)

Parce que le shmup, c'est bien.

Ca y est, au bout du second épisode, Touhou prend la structure qui restera sur la plupart des épisodes suivants... A savoir un shmup vertical avec 4 ou 5 niveaux ainsi qu'un final avec un dernier boss méchant aux patterns d'attaque peu enclins à l'amour et à l'amitié.

La série adopte dès le début le choix d'une « hitbox » très réduite.
Quoi? Qu'est-ce qu'une hitbox?
Dans Touhou 2, il est là :


Là... A peu près... Enfin je crois

Cela signifie que si un tir touche cette partie du personnage il meurt, si en revanche, il touche la tête (qui en dehors du carré rouge), le personnage reste en vie. Dans les vieux shmups tels Gradius ou R Type, la hit box, c'est carrément le vaisseau entier! Y'a pas intérêt à laisser le moindre petit bout de tir sur le moindre petit bout de vaisseau car sinon, c'est l'explosion. Ce sont les classic shooters. Les manic shooter, eux, en plus de d'autres caractéristiques, ont une hit box plus réduite pour laisser plus de chances au joueur. En contrepartie bien sûr, ils se payent le luxe de foutre des tonnes de projectiles (« bullets » dans le jargon) sur tout l'écran pour en foutre globalement plein la vue ! Protégez donc votre hit box et ne vous occupez pas du reste !

Bref, en plus de se protéger, notre personnage peut tirer avec le bouton « tir » ce qui se trouve tout de même être le summum de l'originalité arcade. A noter, trois types de tir que l'on peut choisir avant de commencer la partie allant « de très étendu et faible » à « peu étendu mais fort ». Dans les faits, j'ai vraiment pas rencontré de grandes différences entre les types de tir 2 et 3 à part à la rigueur lorsqu'ils sont augmenté au maximum. N'oublions pas bien sûr les bombes, qui vous permettent de vous en sortir en cas de pépin.

Ça passe ou ça casse!

Voilà pour les contrôles. Le joueur devra avec cela traverser les 5 niveaux du jeu et détruire ennemi sur ennemi. A la mort de la plupart des adversaires, des bonus tomberont. Il y'en a de deux sortes :
-Les bonus de puissance (rouge) : Tout les 15 bonus de puissance (à peu près) votre puissance de feu augmentera.
-Les bonus de points (bleus) : A ne pas sous estimer! Les points sont TRÈS important puisqu'ils permettent d'obtenir des vies. (Tout les 1, 2, 3, 5 et 8 millions de points, 3/4 vies supplémentaires, c'est pas de trop pour finir le jeu avec la bonne fin!)
Un petit truc vicieux qui sera présent dans tous les Touhou cependant : Plus le bonus de point est pris alors qu'il est haut placé sur l'écran, plus il vaudra de point.
Un bonus de point pris tout en haut de l'écran vaudra près de 51 000 points, au milieu, je suppose (oui, j'ai pas les chiffres après) que ça vaudra dans les 20 000 points et tout en bas, nous sommes dans les 1 000 points.
Autant dire que le jeu est basé sur le fait que le joueur ne reste pas planqué tout en bas de son écran et prenne des risques pour aller prendre des bonus haut placé.


Souvenez vous, les bonus doivent être pris haut!

Le système de scoring des Touhou change à chaque épisode et il est assez important de le connaître pour obtenir des vies supplémentaires et avoir une chance de finir le jeu. Là, nous sommes dans le premier Touhou shmup, le système de score est des plus simples :
Tu choppes les bonus de points haut sur l'écran => Tu augmentes ton score => Tu choppes des vies.

Le score dépend aussi beaucoup du mode de difficulté choisi par le joueur : En mode normal, le maximum des bonus de point est 51 000 (on l'a dit), en mode lunatic (le super hard), il est à 409 600! Et oui, le risque ça paye.

Un shmup qui se cherche.

Première expérience de ZUN dans le milieu du shmup (à priori... En tout cas, dans cette série), Touhou 2 est un shmup plutôt pauvre et assez simpliste. L'ambiance n'a déjà plus grand chose à voir avec l'étonnant Touhou premier du nom qui, lui, conservera sa marginalité jusqu'à nos jours.

On retrouve encore des traces de cette « drôle d'ambiance » sur divers décors surréalistes et dont on se demande le lien précis avec le scénario! Par rapport à l'épisode précédent, on notera aussi que Reimu n'est pas seule et ne sait pas voler, ce qui est naturel bien sûr, les gens ne savent pas voler comme ça. Touhou 2 semble plus logique par rapport aux suivants. Comment fait-elle pour voler alors? Dans un shmup qui n'est pas pédestre, on est obligé de voler! Et bien avec l'explication la plus rationnelle du monde : Elle est assise sur Genji, sa tortue volante. Voilà voilà voilà...
Genji sachant parler, comme toute tortue volante qui se respecte, Touhou 2 sera le premier de la série à avoir des dialogues. Une composante de la série qui sera essentielle par la suite.

Les dialogues de Touhou sont toujours à mi-chemin entre la détente absurde et les fions envoyés les uns aux autres pour stimuler la bataille. Tout prend son essence ici puisque Touhou 2... Semble vraiment être plus proche de la parodie que du vrai scénario qui est vraiment plus prétexte à sourire devant le caractère comique des dialogues échangés.
Par la suite, la série adorera intellectualiser toute sorte de phénomènes et de concepts comme les saisons, l'immortalité, les rumeurs, la nature des démons pour en tirer des conclusions un peu absurde... Mais cela n'arrivera qu'au fur et à mesure des épisodes. Rien de tout cela pour le moment !


Les Touhous PC 98 ont eu récemment des patchs anglais... Enfin, il faut remplacer des fichiers à l'intérieur en fait.
Ça marche la plupart du temps sauf Touhou 4 qui a planté pour moi deux fois de suite juste avant le boss de fin avec sa traduction.
Utilisez les à vos risques et périls donc...

Du coup, ce second Touhou paraît bien moins « sérieux » que son prédécesseur (même si les rares passages scénaristiques (la fin) étaient plutôt du genre comique pour ce dernier). Nous noterons tout de même la réapparition de Mima, le premier personnage récurrent de la série qui apparaitra dans la saga durant toute sa période PC-98. (Oui oui, y'avait Mima dans le 1... Heureusement que le Wiki nous le dit parce que sinon...) Et bien sûr, cet épisode marque l'apparition de Marisa. Rassurez-vous, je ne vais pas vous balancer tous les nouveaux personnages à chaque Touhou. Mais Marisa est un peu à Reimu ce que Luigi est à Mario sans les liens de parenté et le fait que Touhou se joue tout seul. Après cet épisode, le joueur aura toujours le choix entre prendre Reimu ou Marisa qui auront chacune des caractéristiques différentes.

Il est également amusant de voir pour les habitués de la nouvelle série que la personnalité des filles de cet épisode n'a pas grand chose en rapport avec celle que l'on peut observer aujourd'hui. Reimu est beaucoup moins sûr d'elle et Marisa n'a que peu de rapport avec celle qu'on connait.


Marisa n'a pas la même couleur de cheveux, a un "maitre" et ne possède pas du tout la même personnalité.
... Autant dire que c'est pas du tout le même personnage mais hey...

Je veux des bullets!

Touhou, c'est la série des bullets dans tous les sens. Bien sûr, ce n'est pas encore le cas ici, même si nous avons quelques patterns déjà plutôt intéressants et pas moins dangereux.... Genre ce boss qui balancent trois balles rebondissant sur l'écran de jeu. Simple mais très efficace !
Bon, il y'a tout de même plus de projectiles que dans le premier épisode, et ces derniers ne clignotent même pas quand ils sont en grand nombre mais globalement, on peut à peine parler de manic shooter.

A noter aussi que cet épisode est bien le seul Touhou hors 1 (et un autre mais no spoil) à offrir au joueur autre chose qu'un autre personnage humanoïde en tant que boss. C'est une diversité bienvenue mais assez anecdotique hélas.


Ce boss est un piège!... Au moins ça change un peu des filles...

En dépit de ce manque de bullet et des curiosités bossiques du jeu. Nous avons à peine parlé des différents modes de difficulté pourtant déjà disponibles dans le premier. Il y'a Facile, Normal, Difficile et Lunatic. Le joueur dispose de 3 continues pour terminer le jeu. Si il en gaspille un seul, le dernier boss lui dira gentiment qu'il n'a aucune chance de la battre et qu'il ferait mieux de se retirer pour ne pas se blesser. (C'est d'un frustrant!!) Et le pire, c'est que vous le faites! Reimu se retire et hop, mauvaise fin, ça donne pas l'impression d'avoir fini le jeu! Idem si vous finissez le jeu, même sans perdre un continue en mode Easy.
Pour voir une bonne fin et débloquer l'Extra Game (un niveau secret avec un boss particulièrement délicat à combattre), vous devez finir le jeu sans perdre de continue en Normal. (ou plus si vous êtes maso)

Cette configuration sera reprise dans quasiment tout les Touhou par la suite.

La PC 98 crache ses tripes!!!! … Ou pas

Le jeu est d'un plat graphique irréprochable. Les sprites sont... euh... c'est des sprites quoi. Les décors sont... euh... C'est des décors quoi. Les portraits des personnages n'ont pas de style particulièrement défini. En gros, ça fait un peu du shmup NES en un peu plus beau et avec beaucoup plus de sprites affichables. L'ambiance un peu « space/étrange » sauve (légèrement) la mise même si on est loin de l'incongru du premier opus.


En réalité beaucoup des éléments graphiques s'inspirent de Shin Megami Tensei, si si !

Niveau musique, j'avoue avoir été un peu déçu du changement drastique d'orientation dans cet épisode qui sonnait un peu moins mystérieux... Cependant, avec le recul, c'est surtout que cela ressemble d'avantage à ce que deviendra la série par la suite et il faut bien reconnaitre une grande solidité dans cette OST. C'est la première apparition du célèbre thème de Marisa "Love-coloured Magic" par exemple, mais on peut aussi voir une évolution dans les tracks de stage qui essayeront d'avantage d'avoir un début et une fin plutôt qu'être une boucle un peu cool; un changement sans doute dû au fait que les niveaux sont à présent minutés par ZUN lui même. Ainsi la plutôt atmosphérique "End of Daylight" commence très calme pour devenir progressivement plus épique au fur et à mesure que le stage se dévoile... C'est très réussi !
Plus bizarre, l'un des premiers stages proposent une repompe du boss theme de Final Fantasy VI avec "Himorogi, Burn in Violet".... Oui... Parce qu'il est comme ça ZUN, c'est un fou, il pompe ce qu'il veut, quand il veut !
Petite mention sur le seul détail graphique intéressant  du jeu d'un point de vue technique avec l'arrière plan du dernier boss, animé et avec une volonté certaine d'être classe... Tellement que ça fait complètement ramer le jeu et que le dernier boss devient super simple! Qu'est-ce qu'on se marre!

Y'a un début à tout !

Touhou 2 est un simple shmup... Je ne vais choquer personne avec cette affirmation. Il reste intéressant, amusant à jouer, musicalement bon, graphiquement propre, peu original et à mon sens plutôt banal. Ceci dit, Touhou n'est pas une série ordinaire, la barre est haute ce qui fait de Touhou 2 l'épisode que j'ai sans doute le moins aimé... Malgré cela le jeu reste de qualité et est loin d'être un navet ce qui est à mon sens un exploit pour un ZUN qui s'essaye au genre ! (Enfin, en doujin en tout cas)

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A propos de Story of Eastern Wonderland (Shoot 'em up) sortis en 1997 sur NEC PC-9801

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