PlayStation Portable   Tales of Eternia   RPG   2005  PAR Haganeren 




Tales of Eternia


Support : PSX/PSP
Version : Anglaise
Développeur : Namco
Genre : RPG survitaminé


Je me souviens de Tales of Phantasia sur SNES. A l'époque, Symphonia n'était pas encore sortis, et j'étais bien loin de me douter que cette série allait devenir l'une des séries de J-RPG les plus connus du monde ! Ce premier épisode m'avait impressionné pour ses graphismes, pour le fait d'avoir des voix (même si c'était mal compressé moai1), son ambiance l'air de rien assez sombre et bien sûr pour son système de combat pêchu qui sortait vraiment de nulle part !

Ce dût être un succès, car la série continua son petit bonhomme de chemin sur la console de Sony... Comme un peu tout le monde à l'époque. Après Tales of Destiny en 1997, il fallut 3 ans à Namco pour sortir Tales of Eternia, à l'aube de la nouvelle génération de console : en 2000. Les deux sortirent aux Etats Unis, Namco ayant rapidement flairé le fait qu'un RPG plus « action » pouvait plus intéresser les Occidentaux qu'un RPG tour par tour. (Et puis bon, Final Fantasy VII a su au moins montrer que l'Occident aimait les RPGs Japonais) Il y sortit alors sous le nom de « Tales of Destiny 2 », à ne pas confondre avec le VRAI Tales of Destiny 2 qui ne sortit, lui, qu'au Japon. L'Europe, elle, dût attendre jusqu'au remake PSP en 2009 pour pouvoir y toucher « normalement ». Cette version présente des graphismes un poil upscalé par rapport à la version PSX, enlève la possibilité d'avoir des bonus sur la popstation (oui oui, ce truc) qui était de toute façon Japan-only et évidemment, enlève la possibilité de jouer à plusieurs vu que l'on est sur portable. C'est cette version qui fut testé en particulier, que nous attends cette troisième itération des Tales of ?

Techniquement éternel?

Après une courte intro, le joueur est attendu à l'écran titre par un paysage beau, mais où toute vie semble avoir disparu. Mais là, si il est patient (et qu'il ne bourrine pas « croix » comme une brute), la verdure commence à apparaître, le ruisseau à se remplir de façon certes un peu saccadé, mais avec une très belle 2D. Le nom du jeu apparaît alors et annonce la couleur « Tales of Eternia ». Oh, rien de sensationnelle non plus. Mais cela donne le ton ! La première chose qui choque qui dans le jeu, c'est le fait que les graphismes ne risquent pas d'avoir vieilli comme nombre de RPGs 3D de l'époque : ils sont magnifiques !


Tales of Eternia n'a pas à rougir de ses graphismes!


Namco a en effet opté pour faire son jeu intégralement en 2D, ne réservant la 3D que pour quelques effets de magies dévastateurs. Il ne devait pas s'agir d'une décision facile ! La 2D était en effet vu comme assez ringarde (et pas vraiment aimé par Sony qui souhaitait baser sa campagne publicitaire autour de la 3D) mais le jeu en valait la chandelle. Les différentes personnages évoluent dans des mondes certes classiques mais très travaillés et de toute beauté !

Tales of Destiny n'exploitait en effet pas réellement les capacités de la Playstation avec sa vue du haut typé SNES. On peut dire que Namco rattrape bien le coup avec cet épisode, certes sortis de manière tardive (La PS2 est sortis cette même année...).

Ces nouveaux graphismes ont quelques légers défauts cependant. Comme par exemple quelques petites incohérence, tel un monde qui s'étend en profondeur et des personnages qui ne rétrécissent pas pour autant. (L'axe Z n'est pas vraiment géré).


Ce genre de plan allant en profondeur me poser quelque difficulté... Mais pas grave c'est joli!


Ou encore le fait de ne plus avoir les petits détails qui rendaient un Tales of Phantasia si beau : Les pas dans le sable, les éclaboussures dans l'eau, le fait d'avoir très souvent des miroirs ou des lacs pour se voir dedans, pas mal de chose posé en foreground... Mais bon, cela n'est rien à coté des nombreuses interactions et petite saynète dans le monde que vous allez devoir sauver. Il faut reconnaître que quelques de donjon peuvent s'avérer assez répétitif et peu intéressants graphiquement mais les villes sont en général remplis de détail et de chose à regarder et à inspecter.

On peut bien sûr moins être élogieux sur la worldmap, tout en 3D. Il est cependant loin de s'agir de la pire worldmap de la console, et peut même rivaliser avec des worldmap de Tales of plus récent qui était plus décevant à ce niveau là. (Genre Tales of the Abyss... ) Au final, elle est plutôt agréable graphiquement. Namco a dû se dire que quitte à faire un jeu où on sauve une énième fois le monde, autant que ce dernier soit joli !


On sent bien la worldmap typique PSX! Cette console a vu pire.


… et beau à écouter ? C'est un peu le point noir de Eternia.
Je suis habituellement un grand défenseur des voix en VA mais là, franchement, y'a un vrai manque de motivation dans le casting de ceux qui s'en sont chargé. Ils ont l'air de s'en foutre à moitié ! Franchement, pour le coup, si il y'a moyen de trouver une dub quelque part, je la conseillerais.

Si les personnages sont loin d'être impérissable, ils sont suffisamment sympathique pour ne PAS mériter ça.

L'OST du jeu quant à elle est... Assez oubliable au final. Les mélodies sont plus épiques à la fin du jeu qu'au début. On peut pas dire que ce soit mauvais mais il est clair que cela aurait pu être mieux à mon humble avis. Enfin, on peut aussi considérer qu'après tout, les musiques sont toujours dans le ton et remplissent leur tâche sans rechigner. Et c'est bien tout ce qu'on leur demande.

Héros pantouflard et Héroïne superactive

Un autre défaut du jeu est qu'il n'y a rien de bien extraordinaire au niveau du scénario du début à la fin. Nos deux héros Reid et Farah ont toujours vécu ensemble, dans leur village perdu au fin fond d' Inferia. Lorsque soudain, mon dieu, ciel, bon sang, horreur, saperlipopette une fille dans une cabine spatiale tombe du ciel ! Et même qu'elle vient de Celestia, le légendaire royaume d'au dessus !.. Tout du moins c'est ce qu'ils supposent assez vite. La pauvre enfant parle un dialecte incompréhensible ! Ayant bonne âme, Farah décide de prendre la petite sous son aile et d'essayer de l'aider malgré la barrière de la langue. Reid, un peu forcé, se veut bien les suivre et en route pour de nouvelles aventures !


Ne vous inquiétez pas, j'ai jamais vu personne mourir d'une chute dans un RPG Japonais!


Comme souvent dans les Tales of, une intrigue simple emmènera des héros sympathiques à partir aux quatre coins du monde pour une quête assez linéaire. On peut éventuellement reprocher au scénario d'user de trop grosse ficelle et d'avoir assez mal vieilli à ce niveau là. Les personnages sont loin d'être particulièrement originaux et sont même finalement assez plats puisque l'on sait assez souvent d'avance quel sera leur évolution. Tempérons cependant cela avec les différentes scènes où ils s'exprimeront qui restent assez amusantes pour les rendre attachant.

De plus, le rythme du jeu est très bien géré (La fréquence des combats est bien plus acceptable que dans les deux précédents volets et il n'y a pas de pic de difficulté monstrueux. De plus, le joueur sait très généralement toujours où il doit aller) et on reste emporté dans cette aventure qui dure dans les 25 heures en grande ligne droite. Le joueur n'a jamais le temps de s'ennuyer ! Mais cela reste relativement peu comparé aux autres opus de la série allant généralement jusqu'aux 40 heures toujours en ligne droite.


Le jeu possède beaucoup de moments burlesques.


A world of possibility

Pour compenser cela, Tales of Eternia est doté d'une finition exemplaire. Le jeu est, sur la fin, remplis de quête secondaire avec des boss bien costauds à abattre, mais aussi des clin d'oeil aux deux premiers épisodes de la série. Cela booste la durée de vie grandement pour atteindre quelque chose de très satisfaisant. Un New Game + existe mais il ne permet absolument pas de récupérer quoique ce soit de son ancienne partie. A la place, il permet l'accès à loisir de nombreuses scènes vu dans le jeu, une modification pour un combat plus hardcore dans l'arêne qui fera sourire ceux qui ont joué aux prochains opus (si le joueur prend la difficulté maximum) ainsi que l'ouverture d'un donjon facultatif : le Nereid's Labyrinth ultra hardcore.
J'ai néanmoins été un peu déçu, je pensais réellement que le New Game + allait permettre de pouvoir lire le fameux dialecte de la fille du ciel, particulièrement utilisé au début du jeu.


Quel dommage!


Tales of Eternia possède également un très grand nombre de mini-jeu allant de l'évitement d'obstacle sur radeau à la bataille magique de ballon géant en passant par un jeu de carte assez cool rappelant le Uno. Ces mini-jeux vont du « très amusant » au « amusant 5 minutes » (ce qui est leur durée de toute façon)
Il est limite dommage de ne pas pouvoir avoir à sa disposition un menu permettant de jouer à loisir à tous ces jeux ! On sent que Namco s'est donné la peine de faire quelque chose de sympathique.


Un mini-jeu parmis tant d'autre. Bien sympathique!


BASTON

Il est évident que j'ai gardé le meilleurs pour la fin. La plus grande carte des Tales of restera celle de son système de combat. Il se présente comme une arêne sur un plan 2D vue de coté, le joueur d'un coté, les monstres de l'autre. En appuyant une première fois sur le bouton d'action, votre personnage cpirra vers l'ennemi. Une seconde fois permettant de faire une attaque. En fonction de la course ou de la direction enfoncé, le personnage fera une attaque différente. Il est aussi possible de manoeuvrer son personnage avec les flèches de direction même si cela le rend assez pataud.


Un bon gros boss battle comme on les aime.
Classique? Mais tellement bon!


Comme pour la plupart des épisodes, le début est toujours un peu triste avec un personnage possédant seulement ces coups. Cela s'arrangera rapidement grâce à l'arrivée des « Artes », c'est à dire des attaques bien plus puissantes et jouissives que le joueur peut associer soit à « rond », « rond + bas », « rond + haut » et « rond + coté ». Équipé de ces quatre attaques, le joueur finira par débloquer des « mix » entre les Artes à force de les utiliser soit des attaques encore plus puissantes.

Les magiciens, eux, ont des sorts magiques prenant un certain temps avant d'être lancé. La nouveauté de Eternia dans la série est que les sorts sont lancé en temps réel et que le joueur peut toujours se déplacer en plein milieu d'eux for massive damage. Les combats n'en sont que plus dynamique !


Tous sur lui!


Bref, le jeu finira par devenir extrêmement jouissif dans lequel vous vous amuserez à bourriner pour vous débarrasser de vos adversaires. Les boss plus puissant, eux, demanderont plus de calcul et des ordres précis donné à l'IA des alliés.

J'ai été très étonné par la difficulté de départ du jeu qui est très présente. Disons que si on fait pas gaffe on peut bien se faire détruire aussi. Cela s'équilibre cependant au fil des événements et on peut décemment dire que la difficulté est tout à fait convenable avec quelques boss bien hardcores ce qui permet de marquer la progression de temps à autre.

Eternium Game

Tales of Eternia réussit dans ce qu'il entreprend : Nous donner un RPG classique mais extrêmement agréable à jouer. Et même si il ne sort pas du lot scénaristiquement et musicalement ; ses donjons, son graphisme, sa finition, ses minis-jeux et bien sûr son système de combat le rattrape largement pour donner une très bonne expérience de jeu. Le RPG n'est pas vraiment un indispensable mais est un excellent représentant de ce qu'était un RPG à l'époque de la PSX.

Un bon cru Tales offien donc et la team saura s'améliorer au fur et à mesure des épisodes.


DANS LE MÊME GENRE

SORTI LA MÊME ANNÉE

SORTI SUR LA MÊME CONSOLE

SD Snatcher

The White Chamber

Danganronpa 2 : Goodbye Despair