The Legend of Heroes Partie 1 : De Dragon Slayer à Dragon Quest   PAR Haganeren 





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Legend of Heroes II : Des dragons à la science-fiction

Legend of Heroes II : Des dragons à la science-fiction




Dragon Slayer : The Legend of Heroes II


Support : PC-88, PC-98, FM-Towns, DOS, PC-Engine CD, SNES, Megadrive, PSX, Saturn
Développeur : Falcom
Date de sortie : 1992
Genre :J-RPG


The Legend of Heroes II est la suite directe du premier opus et sans doute l’épisode le moins connu de la saga puisqu’il est resté au Japon… Du coup, en exclusivité, je l’ai fait en Japonais sur PC-98 ! Les affiches promotionnelles vantent un jeu avec des personnages attachants, un système de magie original, un bestiaire intéressant et même un mode auto permettant de ne pas trop être ennuyé par les combats ! Nous y reviendrons… De manière générale, ce Legend of Heroes ne semble pas vouloir prendre trop de risques ce qui s’explique clairement par l’état d la société à ce stade… Les graphismes sur la version originelle sont par exemple extrêmement similaires au premier avec le même type de map et le même type de graphismes sans beaucoup plus de diversité ce qui est plutôt décevant après 3 ans…


La plupart des screenshots de cette review viendront de la version PC-98 en réalité assez mis en avant dans le marketing de l'époque.
Mais sur PC-88, ça ressemblait plutôt à ça... Très similaire au premier jeu donc... Mais avec des éléments sci-fi intriguants.


Mais à leurs décharges, le PC-88 était vraiment déserté en 1992 et il était difficile de faire de plus beaucoup mieux que ça artistiquement sur la machine… D’ailleurs je prends un peu d’avance sur les portages mais j’ai moi même finie la version PC-98 qui a des graphismes très différent du modèle précédent. Ça a l’air de rien mais rappelons que pour le premier épisode, le PC-88 et 98 étaient plus similaires à ce niveau ! Du coup je me dis que Falcom voulait davantage mettre en avant le PC-98 qui commençait à être vraiment plus populaire ( au grand dam du président qui voulait toujours développer pour le modèle d’en dessous… ) et il s’agira d’ailleurs du dernier jeu Falcom dont le PC-88 est présenté comme la version principale ! Une sorte de chant d’adieu pour cette machine qui a soutenu l’âge d’or de la compagnie en somme…

Le fils de son père

Dans Legend of Heroes II, on incarne Atlas, prince héritier du couple de héros précédents auquel il ressemble fortement d’ailleurs ! Comme son papounet, il s’échappera par l’arrière de sa baraque pour tabasser des slimes mais contrairement à lui, le château ne se retrouve pas à feu et à sang lorsqu’il revient.. Non, malgré un opening très prometteur montrant de mystérieux hommes en tenue spatiale qui débarquent près de la capitale et dont la rencontre avec les habitants du coin s’est terminée dans le sang, tout semble vraiment ultra tranquille dans le prologue du jeu… Pas le moindre ennemis en vue à part quelques slimes ne rapportant aucun XP alors que l’on manie l’arme pété de notre paternel… Et encore moins de grand-oncle régent maléfique convoitant encore le trône ! Pourtant, des tremblements de terre s’abattent sur le royaume fréquemment, comme pour prévenir d’un danger à venir….


Le jeu commence là où le premier commence, toute l'introduction nous refait suivre les pas du paternels.
Atlas est comme son père, il tue des slimes mais cette fois, dans un monde en paix qu'il faudra redécouvrir dans l'introduction.


C’est assez unique en vrai parce que si on aime présenter Legend of Heroes III comme étant celui qui donnera une vraie dimension “récit fleuve” à la série, il faut admettre qu’un prologue globalement sans combat pose immédiatement le jeu comme un RPG beaucoup plus narratif que ses contemporains ! Et en vrai, si la trame paraît moins “dure” que le premier opus, les héros sont plus intéressants qu’auparavant ! Pas forcément en termes de personnalité notez mais plutôt dans les dialogues plus punchy… Genre le héros est certes encore un jeune prince naïf mais du coup il est vraiment ULTRA naïf…. Il se retrouve à se faire voler son pognon par les premiers voleurs venus et vend TOUTES les armes et armures familiales ultra fortes pour s’acheter à peine de quoi se payer un billet de bateau. Je vous jure, je l’aurais étranglé !

Rando ( Lando ? ) est lui un mage très musclé qui saura donner moults réparties au lieu des révérences des compagnons d’antant et Flora est certes une gentille fille douce mais aura un père très protecteur un peu rigolo. Quant à Sanji, il est plus mystérieux et parle assez peu dans des phrases un peu cassées. Tout comme le premier épisode, le jeu aime jouer avec ses codes et la raison qui fait que le héros partira en voyage est qu’il faut avoir visité une ville une première fois pour que l’aile de téléportation puisse nous y amener à nouveau ! Les monstres slimes qui sont les seuls à exister durant le prologue sont précisément caractérisés par le fait qu’ils ne lâchent pas d’argent ce qui rend bien service au scénario pour éviter que le joueur récolte la somme nécessaire par lui-même sans revendre ses armures de départ !


Nos héros sont très motivés ! Comme le premier opus il faudra destituer des dictateurs méchants et injustes.. Avec un twist !
Mais plus encore que le premier jeu l'intérêt se trouve dans les nombreux dialogues du jeu, encore plus remplis de personnalité !



Changement de genre

D’un coup, lorsque de vrais monstres apparaissent enfin, ça fait paniquer le monde entier ! On voit même l’endroit d’où sont censé venir les monstres scénaristiquement car ils spawnent vraiment de là de façon systémique ! Après quelques aller retours, le jeu rassure enfin son joueur, non, on ne passera pas notre temps à reparcourir ( certes a plutôt grande vitesse ) le même monde que dans Legend of Heroes 1 puisque l’enquête sur les monstres amènent nos héros à atteindre les profondeurs de la terre dans lequel se trouve tout un peuple n’ayant jamais entendu parler de la surface ! Ce monde tout nouveau est l’occasion de mettre en scène un univers plus futuriste et même une classique oppression accompagnée de sa résistance avec laquelle il faudra faire équipe !.. Encore !

Des choses très simples mais qui marchent toujours bien d’autant que l’autorité locale cache des secrets plus mystiques qui touchent même jusqu’à la surface ! D’ailleurs le jeu parle ainsi pas mal de religion et c’est une thématique intéressante car beaucoup de RPGs Japonais l’abordent de façon différente. Dragon Quest étant inspiré d’Ultima, c’est une force de bien absolu. Dans Final Fantasy, on en parle pas tant que ça sauf dans certains épisodes comme le X ou le XIII-3 dans lequel elle est carrément présenté comme un obstacle culturel que les héros doivent dépasser.. Le plus connu à ce sujet reste Shin Megami Tensei dans lequel la religion est le vecteur le plus évident de pouvoir… Legend of Heroes, de son côté, et pas seulement dans ce second opus, aura toujours cet entre les deux typiquement japonais. Ainsi, on apprendra que des vérités pas toujours jolies se cachent derrière les dieux purs que l’on a priés mais pourtant, il reste un certain respect envers la foi en général et ce qu’apporte cette religion “à bas échelle” reste très respectable dans l’univers du jeu. Flora ici apprendra que la déesse auquel elle a cru toute sa vie est peut-être plus artificielle qu’elle ne l’aurait cru, pourtant, cela ne changera en rien son admiration et sa foi pour elle puisque dans tous les cas, elle œuvre pour le bien de l’humanité !


Un jeu avec des révélations un peu plus intéressantes que dans le premier épisode !
Et l'ajout de cinématiques entre les chapitres rend ça d'autant plus cool à regarder !



Bref, pour résumer, l’histoire est clairement mieux narré qu’au premier opus avec des personnages plus définis, une envie narrative très forte et des images cinématiques pour raconter l’histoire non pas seulement à l’intro et à la fin mais également entre chaque chapitre ( oui c’est encore découpé par chapitre ) ce qui présente le tout de façon bien plus cool ! J’ai vu un article wikipedia expliquer cela par l'arrivée d’un personnage qui deviendra assez important dans l’histoire de Falcom : Tadashi Hayakawa, scénariste du futur Legend of Heroes III qui sauvera la franchise… Malheureusement, il n’est pas officiellement crédité dans le jeu et je ne sais pas d’où ça sort. Du coup, je pense que nous n’y sommes pas encore !

Complexité Automatisé

Legend of Heroes II offre bien sûr de nombreux combats au fil de l’aventure dans la même veine que le premier et on sera au premier abord assez déçu de voir que ces derniers n’ont toujours aucun décor de background et on ne peut pas choisir quel ennemi attaquer lorsqu’il y en a plusieurs d’un même type. Des trucs qui commencent à être franchement la honte en 1992 ! Les ennemis, eux, ont un monster design assez quelconque bien loin de ce que pouvait produire Toriyama, Amano ou Kaneko lors de la même période. Pour compenser, les ennemis peuvent avoir des attaques un peu plus folkloriques ! Certains s’envoleront en l’air, d’autres disparaîtront sous terre et certains boss auront de mignonnes animations d’attaques spécifiques à eux ! C’est fort sympathique !...


Toujours aucun background dans les combats c'est franchement un peu la honte...
Par contre les ennemis ont parfois des spécificités étonnantes comme lui qui vole ou ce boss qui fait un FIREPUNCH animé.


Le système de magie a par ailleurs été complètement remplacé pour quelque chose d’un peu plus original. Chaque personnage a 7 “slots” de magie dans lequel il peut placer n’importe quoi un peu comme les limites du premier opus… Là où ça change, c’est qu’il n’y a plus de jauge de MP ! A la place, utiliser une magie consiste à vider son slot qui se mettra à se recharger au fil du temps soit en temps réel sur la carte, soit tour par tour en combat jusqu’à ce qu’on puisse à nouveau l’utiliser. Il n’y a plus “différentes versions d’un même sort de soin” mais à la place une puissance de sort qui se scale drastiquement en fonction de la stat de magie de l’utilisateur. Cela a pour effet de donner une petite stratégie sur quelle magie on décide de donner à qui vu que tout le monde peut avoir de la magie ! Ainsi peut être que la magie de ressurection est bonne à donner à votre personnage qui a le moins de pouvoir magie puisque l’effet recherché ( le retour à la vie ) s’effectuera bien, c’est juste que le soigné aura moins de vie… Il s’y fera ! Après, on pourra parfois être ennuyé de voir que seul un sort en particulier à de grands effets sur votre boss alors qu’on en a que 4 disponible dans toute l’équipe… Et là où ça devient agaçant c’est que l’inventaire est toujours limité façon Dragon Quest et que les magies sont apprises par des livres que n’importe qui peut lire ! Dans l’idéal, on transporterait tous les livres tout le temps pour s’adapter à chaque situation ! Mais non, il faudra faire un petit jeu de chaise musicale entre votre sac et le coffre du château qui conserve ce que vous ne pouvez pas transporter… C’est très vieillot comme type de gestion et ça parait franchement pas nécessaire pour un jeu qui est pas vraiment tourné gameplay… Mais bon en 1992 ça pouvait encore être acceptable… J’imagine…

Le truc le plus bizarre cependant, c’est que le jeu dispose d’un mode “automatique” qui fait le combat à la place du joueur et il est franchement très très puissant ! Franchement le machin il fait tout pour toi et mieux que toi ! Il optimise qui attaque ( quand possible ), se soigne au bon moment, attaque les ennemis avec leur faiblesse ( ce qui m’a souvent permis de les apprendre d'ailleurs… ) si on lui autorise les magies et je l’ai même vu utiliser des debuffs ! Les développeurs se sont donc ennuyé à faire des ennemis avec des comportements un peu rigolo mais en même temps ils te filent OpenIA pour être sûr que le joueur ne puisse jamais le voir ! Heureusement, le jeu peut parfois demander au joueur de grinder un peu longtemps donc en vrai ce mode automatique est d’avantage bienvenue que le comportement qui fait qu’un ennemi random disparaît sous terre pendant deux tours ! Bon par contre, c’est plus par volonté d’être un peu dans le mood de l’histoire que je désactivais le mode automatique pour les boss car je suis persuadé que l’IA les aurait défoncé pour moi !


On apprend la magie via des tomes remplissant un "slot"( les 7 pastilles sous le nom des persos ). C'est vite le bazar avec l'inventaire limité !
Il faudra, façon Ys, trouver un endroit tranquille pour laisser ces slots se recharger avec le temps, difficile quand il y a trop de monstre !


RPG de l’underground

Si l’histoire dans l’underground est plus intéressante qu’à la surface, elle est plus éreintante à découvrir à cause d’une décision assez curieuse : Il n’y a pas de map général de l’underground. Vous savez, ce qu’on appelle traditionnellement “l’overworld”. Ce concept vieux comme Ultima dans lequel on se ballade sur une map où le monde est représenté à échelle réduite et où les villes comme les personnages font une case en taille ! Legend of Heroes 1 avait ça, ainsi que la surface du 2… Mais dans l’underground introduit dans cet épisode cependant, toutes les villes sont reliées par un système de tunnel assez confusant à naviguer ! Pensez à de longs couloirs avec des embranchements de temps en temps, l’un menant “au vrai chemin”, l’autre à un coffre auquel on ne dit jamais non. Faire une map mentale pour garder en tête tous les embranchements non visités pourrait être un exercice de QI intéressant ! Heureusement, l’objet "l'œil de Joshua” permet d’avoir une mini map des environs immédiat du joueur ce qui permet, parfois, de voir quel chemin s’arrête vite et lequel continue… Parfois hein… Parce que d’autres fois le faux chemin continue et a ses propres embranchements menant à différents trésors pour bien nous rendre la tâche difficile ! Heureusement aussi qu’après, le joueur pourra se téléporter dans tous les lieux trouvés sans jamais avoir besoin de repasser dans cette partie du tunnel… Et Heureusement que la musique de cet endroit défonce aussi….

Au final le truc le plus étonnant dans ces séquences de spéléologie assez lamentable c’est qu’elles resteront techniquement dans la série ! N’importe quel fan de Legend of Heroes actuel reconnaîtra que l’une des grandes caractéristiques du jeu est d’avoir justement des routes reliant les différentes villes au lieu d’un overworld plus abstrait. Cela participe d’ailleurs grandement à la tangibilité du monde ! Et bien cette caractéristique si appréciée aujourd’hui elle commence là, dans Legend of Heroes 2, dans une exécution plutôt imparfaite…


Dans l'underground, il n'y a pas d'overworld mais un labyrinthe de tunnel horrible reliant les villes entre elles. Regardez ce LD de fou !
Heureusement que la musique est bien !.. Et qu'on peut se téléporter entre les villes une fois atteinte une première fois...


En vrai et malgré ces sessions de gameplay traumatisantes, je trouve Legend of Heroes II bien meilleur que le I ! Il a de meilleurs dialogues, une intrigue plus intéressante et même certaines musiques franchement cool ! Style la musique de boss, Stopper qui est un excellent exemple vu qu’il fut utilisé dans les concerts Falcom et même dans Ys vs Legend of Heroes sorti sur PSP des années après que quiconque ait entendu parler de Dragon Slayer ! C’est vous dire comme elle est trop bien !

Le jeu a également d’avantage de séquence “cinématique” avec des images tout en pixel qui montrent, l’action et les personnages entre chacun des chapitres ! On l'a souvent dit mais c'est fou comme c’est un peu la grande attraction quand on fait un RPG sur ordinateur avec une mise en scène très proche de l’anime que permet la résolution et la plus grande mémoire des supports de ces machines ! C’est une façon de mettre en scène un scénario beaucoup plus “intuitif” pour les développeurs de l’époque puisqu’ils pouvaient emprunter la grammaire des animes ou des mangas. En comparaison, sur console, faute de cet outil, il fallut inventer une nouvelle grammaire de mise en scène en utilisant les sprites des personnages eux même, Square était le grand spécialiste de cela !


Dans un monde de fantasy, des monstres semblent sortir de structures étonnamment futuristes !
Ce mélange entre château fort et gros laser fait le charme d'une bonne partie du jeu.



Falcom au bord du gouffre

On l’a dit mais le truc malheureusement pour Falcom c’est qu’en 1992, il ne suffit pas d’être “juste mieux que le 1” pour réussir. Final Fantasy IV est sorti sur Super Nintendo avec bien plus de dynamisme l’année précédente et en 1992, Shin Megami Tensei sort avec un type de scénario jamais vu, Dragon Quest V raconte une histoire touchante avec son gameplay et Tengai Makyo II sur PC Engine CD montrait des cinématiques de bien meilleurs qualité que ce pauvre PC-88… D’ailleurs, ironiquement, à ce stade Falcom était globalement passé sur PC-98 et les portages PC Engine CD de leurs jeux marchent si bien à commencer par Ys I & II en 1990 qu’ils feront eux même des jeux dessus quelques années plus tard ! Une décision qui aurait pu faire conserver son équipe à la boite si elle avait été prise quelques années plus tôt…

Hélas, le mal est fait, et même Kirya cité en générique comme étant le grand superviseur du jeu n'aurait en réalité pas vraiment participé au développement... On l'a dit, lui il était occupé à tenter de révolutionner le RTS. On peut pas être partout ! Mais il fallait le mettre en crédit pour rassurer les actionnaires ! C'est comme si Falcom, pris au piège, n'avait pas vraiment le temps d'inventer de nouveaux jeux et avait choisi la facilité en prenant un genre qui avait globalement bien progressé chez la concurrence pour aller plus vite. C'est vrai qu'en y repensant, c'est la première fois que Falcom fait une suite aussi directe à son travail si on excepte Ys qui a été séparé en deux d’avantage à cause de contraintes de production !

Non, malgré la qualité du titre que j'aime sincèrement, Legend of Heroes II représente Falcom à son plus bas, améliorant une recette connue tout en se faisant dépasser par la concurrence et essayant désespérément de cacher qu’à ce stade quasi tout le monde était partie de l’entreprise ! Cela aurait pu être la fin de l’entreprise si elle ne fut pas sauvé par un titre… Mais cela sera pour la prochaine partie quand elle sera retravaillée !


Malgré ses successeurs plus mémorables, c'est peut être la dernière fois que Legend of Heroes dessinera des décors spatiaux aussi majestueux...
Après attention hein, le jeu c'est pas Phantasy Star non plus... Mais il ne mérite pas d'être oublié pour autant...


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A propos de Dragon Slayer : The Legend of Heroes II (RPG) sortis en 1995 sur Mega Drive / Sega Genesis

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